2 octobre 1958 – 2 octobre 2026, 68 ans indépendance et de bataille politique, économique et sociale pour l’édification d’une Guinée nouvelle, prospère et où il fait bon vivre. Face à de telles ambitions, le pays d’Ahmed Sékou Touré devrait bomber tube pour relever les défis que lui ont imposé les affres de la colonisation, la mauvaise gouvernance et la conjoncture internationale.

Des 26 années de vie sous un régime révolutionnaire et socialiste avec ses grandes réalisations, aux 5 années de transition et du véritable décollage économique sous la direction du CNRD en passant par les 9 années de suspension constitutionnelle, la cacophonie au sommet de l’Etat et la valse des vrais-faux décrets des années 2000,  les 15 années  de libéralisme économique, de semblant de démocratie émaillées par des élections non fiables, de la corruption, de détournement des deniers publics, d’arrestations et d’exécutions sommaires, puis l’espoir suscité par la troisième République, la Guinée des villes et des campagnes fête pour la première fois l’anniversaire de la proclamation de son indépendance sous le régime de la cinquième république sous le signe de l’unité nationale, de la refondation de l’Etat et du développement sous la direction éclairée du général Mamadi Dounbouya.

En ce jour mémorable, l’un des plus illustres de l’histoire de la Guinée, un hommage mérité est rendu au feu  président Ahmed Sékou Touré, leader des artisans de l’accession de la Guinée à  l’indépendance.

Jamais un pays n’avait autant étonné le monde par la détermination de ses combattants pour la souveraineté  et par la particularité de son accession à l’indépendance. Autant dire que la République de Guinée sera proclamée sans pavoisements ni salves de canon, sans tambours ni tam-tam, sans délégations étrangères  ni manifestations. Bref par une procédure unique dans l’histoire de l’Afrique sous la conduite du responsable suprême de la révolution, le commandant en chef des forces armées populaires et révolutionnaires, le Camarade Ahmed Sékou Touré.

Ainsi, ce « non » historique du feu président Ahmed Sékou Touré au Général de Gaule, fait-il de la Guinée le seul territoire africain de l’ancienne communauté française à rejeter la constitution de la Vème République ouvrant  la voie aux autres colonies françaises. Pour cela, il aura fallu deux ans d’attente pour ces dernières pour oser  dire, comme la Guinée, non à l’ancien maître.

Une attente stratégique, car elle permit à ces pays de voir quelles pourront être les représailles de l’ancien colonisateur contre le jeune Etat. Effectivement les jours qui suivirent, la France ne manqua pas de prendre des mesures de rétorsions  qui constituèrent une entrave à son développement économique. Nul besoin d’être savant pour comprendre que l’histoire de la décolonisation n’a fait que peser de tout son poids sur l’orientation politique et économique de la jeune nation. Mais n’empêche, les avantages combien significatifs  enregistrés par  l’accession de la Guinée à   l’indépendance  ont été le facteur  stimulant des nouveaux candidats à la souveraineté. Tels que le Mali, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Congo,  le Togo, le Bénin etc.

Pour mémoire, louons ce combat du père de l’indépendance guinéenne et de ses compagnons qui ont payé un lourd tribut pour libérer notre pays du joug colonial lors du référendum du 28 septembre 1958. Ce jour,  les Guinéens sont les seuls à refuser, et ce dans une proportion de 95 % (1 136 324 oui, contre 56 981 non), de joindre la Communauté française. L’indépendance est proclamée le 2 octobre 1958, entraînant une rupture des liens administratifs et financiers entre la  Guinée et la France qui retire ses cadres et ses crédits. Les anciens colonisateurs emporteront tout ce qu’ils ont pu et détruiront le reste. Laissant ainsi derrière eux un jeune Etat qui devrait désormais voler de ses propres ailes.

Après soixante huit années de lutte pour relever les défis engendrés par l’hypocrisie du colonisateur, la mauvaise gouvernance de ces deux dernières décennies et la conjoncture internationale, l’espoir ne renait que le 5 septembre 2021 après la prise du pouvoir par le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).

Le président de la république Mamadi Doumbouya mettra en place un programme pour transformer la Guinée et faire des secteurs clés les moteurs d’une croissance économique rapide et insufflé une dynamique de développement  bâtit sur des reformes audacieuses essentiellement axées sur trois domaines : les  domaines  social,  économique et  politique.

Sur le plan social, dès le lendemain de la prise du pouvoir par le CNRD,  le général rendra visite successivement à la veuve  Hadja Andrée Touré et à la famille du général Lansana Conté. Il restituera la villa Belle vue à la famille Touré ensuite il rebaptisera l’aéroport Gbessia l’aéroport International Ahmed Sékou Touré. Aussi il favorisera le retour de Mohamed Touré en bercail et organisera des obsèques nationales pour feue Hadja Andrée Touré. Aussi le colosse au gabarit de déménageur sans peur ni crainte restituera les titres fonciers de plusieurs déguerpis des quartiers Kaporo rails, Kipé 2 et Dimesse et organisera le procès des massacres du 28 septembre 2009 pour rendre justice aux victimes.

Sur le plan juridique, la Guinée a enregistré plusieurs avancées notables ces dernières années, notamment le renforcement de l’indépendance de la magistrature, la modernisation à l’accès au droit et la redéfinition du cadre constitutionnel et institutionnel.

Dans le nouveau statut des magistrats la loi organique portant statut des magistrats garantit des aspects fondamentaux comme l’inamovibilité des juges, clarifie le régime disciplinaire, sécurise la gestion des carrières, revalorise les renumérotions et introduit des avantages sociaux et de protection pour les professionnels de la justice. Il y a eu une évolution constitutionnelle et institutionnelle de nouvelles dispositions visant à encadrer l’exercice du pouvoir exécutif, à consacrer une Cour constitutionnelle renforcée et à introduire des mécanismes comme le droit de pétition citoyenne. Dans le domaine de la modernité et la parité il y a eu la mise en place de réformes administratives sécurise l’identité juridique à travers un Registre National interconnecté et l’attribution d’un Numéro Personnel d’Identification (NPI). Mieux, les textes introduisent des quotas de représentation pour les femmes dans les institutions et renforcent la protection des libertés fondamentales et de l’interdiction des discriminations.

Sur le plan économique, l’homme fort de Conakry fera de la lutte contre la corruption son cheval de Troie pour arrêter la gabegie financière. Cette initiative, sans précédent dans l’histoire récente de la Guinée, témoigne d’une volonté politique affirmée de combattre la corruption et d’instaurer un climat de justice. Ainsi sous son impulsion, l’une des premières mesures emblématiques de la gouvernance fut  la création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) qui a constitué une avancée majeure. Car la lutte contre la corruption, nécessite des poursuites contre certains responsables publics qui participent à la reddition des comptes. C’est pourquoi les détournements de fonds publics ont diminué dans tous les secteurs économiques.

Les ambitions du général Doumbouya vont au delà de la simple lutte contre la corruption. Il entend également impulser une véritable transformation du pays. En s’attaquant aux défis économiques de manière globale en plaçant la Guinée sur une trajectoire de développement durable, en misant sur la modernisation des infrastructures, la valorisation des ressources naturelles et l’amélioration de l’environnement des affaires.

C’est pourquoi les infrastructures routières connaissent une grande vitalité.  Plus de 1000 km de routes butinées en 3 ans. Plusieurs localités sont désenclavées. Dans quelques mois seulement un pont moderne à  Tanene est sorti des terres, qui a remplacé les 4 vieux ponts construits depuis 1930.

Avant 2020 les travaux sur le fleuve Simba étaient arrêtés. Cependant ces travaux ont été relancés avec un rythme régulier et achevés  en 2023. Ce pont de Forécariah sur la rivière est un résultat dû à la détermination, à la vision  et au leadership du chef de l’Etat.

L’Echangeur baptisé Paul Kagamé a fluidifié la circulation dans la zone offrant une jonction rapide  entre la route nationale
No3 et celle No1. Les travaux sur la route nationale Conakry-Kankan sont en pleine progression. La centrale électrique interconnectée de Lissan à Mamou  est en fonction et elle  alimente plusieurs  zones minières. Le projet présidentiel de Camayenne plage offre déjà dans  la capitale  des aires de carte postale. La cité ministérielle de Donka autrefois  occupée par des taudis  a vu sortir des terres des belles habitations.

Des hôpitaux aux standards internationaux au camp Samory et au camp Alpha Yaya et la transformation du CHU Donka par la réhabilitation des bâtiments et l’acquisition d’équipements. Une véritable réforme du fonctionnement de cet hôpital.

Le gouvernement a déjà entamé la construction des hôpitaux modernes dans toutes les régions de la Guinée. La cardiologie inaugurée récemment à Kankan en est une illustration. La rénovation et d’agrandissement de l’Aéroport a fait de l’Aéroport International Ahmed Sékou Touré l’un des plus grands et plus beaux aéroports de la sous-région.

Pour la transformation structurelle de tous les secteurs de développement avec des stratégies durables et responsables de la Guinée pour les 15 prochaines années, le gouvernement a lancé le mégaprojet Simandou 2040 qui illustre bien cette volonté de faire émerger une vision de long terme pour le pays. Ce programme ambitieux s’inscrit dans une dynamique de diversification économique, en mettant en valeur les ressources naturelles tout en veillant à la préservation de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Aux bas mots, Simandou vise à transformer en profondeur les secteurs essentiels de l’économie guinéenne. Chaque secteur fera l’objet d’ambitions chiffrées et de programmes phares pour garantir une croissance inclusive, durable et responsable à l’horizon 2040.

Grâce à l’entrée en production progressive du gigantesque projet de minerai de fer de Simandou, la Guinée est projetée par les experts pour devenir la première locomotive économique d’Afrique de l’Ouest en 2026 avec une croissance attendue à 8,7 %, avant d’atteindre des performances à deux chiffres (plus de 10 %) d’ici 2027.

Déjà la signature en mars 2022 de l’Accord-cadre tripartite entre le gouvernement guinéen, Winning Consortium Simandou (WCS) et Rio Tinto Simfer à relancer le plus gros projet minier d’extraction de minerai de fer et d’infrastructures en Afrique d’une bagatelle de 15 milliards de dollars US. Une prouesse pour le CNRD  qui, en sept (7) mois de gouvernance avait réussi là où les régimes précédents ont échoué.

Un chemin de fer de plus de 600 km construit pour acheminer le minerai depuis Simandou jusqu’au port de Morebaya (Forécariah). Notons que ce chemin de fer pourra être utilisé par d’autres compagnies opérant dans la région, ainsi que pour le transport de marchandises et de personnes.
Le port à conteneur de Conakry a connu une extension  tellement rapide ces derniers temps qu’il occupe actuellement la 8e place  en Afrique et la première place en Afrique de l’ouest.

Tous ces progrès ont été réalisés grâce à une évolution politique bien encadrée. Cette évolution politique entre 2021 et 2026 a été marquée par le coup d’État du 5 septembre 2021 mené par le général Mamadi Doumbouya, qui a conduit à une transition militaire avant la mise en place de nouvelles institutions issues d’un cycle électoral achevé en 2026.

Ainsi le 5 septembre 2021, les Forces spéciales dirigées par le colonel (devenu ensuite général) Mamadi Doumbouya renversent le président Alpha Condé.

Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) prend le pouvoir, suspend la Constitution et dissout les institutions. Un accord sur la durée de la transition est conclu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Une nouvelle loi fondamentale est adoptée fin 2025, ouvrant la voie à la candidature de Mamadi Doumbouya.

D’abord en décembre 2025, Mamadi Doumbouya remporte l’élection présidentielle avec 86,72 % des voix et est investi chef de l’État en janvier 2026. Et ensuite le scrutin législatif du 31 mai 2026 voit la large victoire de la majorité présidentielle, marquant la fin de la transition. La nouvelle Assemblée nationale de 147 députés est installée en juillet 2026 sous la présidence de Dansa Kourouma. Et la Guinée retrouve sa place au sein de la CEDEAO.

Guidé par la fibre nationale patriotique et révolutionnaire amorcée en septembre 2021 pour la rectification institutionnelle et le développement économique, le général Mamadi Doumbouya a réussi à travers des reformes adéquates à relancer la Guinée dans le concert des grandes nations et à instaurer la paix et la sécurité dans le pays.

Désormais avec la Génération pour la modernité et le développement (GMD) l’espoir est permis. Tous les indicateurs sociaux, économiques et politiques sont au vert. Les investisseurs étrangers sont rassurés grâce au climat de paix et de sécurité instauré par la bonne gouvernance de la cinquième république.

Bangaly Condé « Malbanga »

 

 

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.