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Afrique : les processus électoraux de plusieurs pays menacés par le Covid-19

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Le chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Mohamed Ibn Chambas a alerté sur les menaces qui pèsent sur les processus électoraux, à forts enjeux, notamment les élections présidentielles, prévues d’ici la fin de l’année 2020 dans plusieurs pays de l’Afrique, principalement de l’Ouest, à cause de la pandémie du Coronavirus.

La Guinée a organisé son référendum, couplé aux élections législatives, le 22 mars 2020, malgré l’absence des observateurs de l’Union Européenne, de l’Union Africaine ou encore de la CEDEAO, alors que la pandémie du Covid-19 avait déjà gagné l’Afrique. Le Mali a également organisé ses élections législatives le 19 avril dernier, au grand dam de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des coups de force qui pourraient ne plus s’opérer pour les prochaines échéances électorales, à forts enjeux, prévues d’ici la fin de l’année 2020 sur le continent, notamment en Afrique de l’Ouest, en raison de la propagation importante du coronavirus.

Les présidentielles en Guinée, au Niger, au Ghana, au Burkina Faso…menacées

C’est en tout cas tout le sens de l’alerte lancée par Mohamed Ibn Chambas. Le Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, qui a fait cette annonce lors d’une récente réunion virtuelle de haut niveau dont l’objectif était de discuter sur l’impact du COVID-19 en Afrique de l’Ouest et les moyens à mettre en œuvre pour soutenir les efforts nationaux et régionaux visant à combler les déficits de financement critiques dus à la pandémie.

« Il est nécessaire de déployer des efforts concertés pour garantir un consensus sur les effets du COVID-19 sur le processus électoral », a, en effet, averti M. Chambas, lors de son intervention.

Le diplomate a précisé que « la continuité des activités des gouvernements de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel est un domaine clé que nous devons soutenir, tout comme celui concernant la santé et les autres domaines qui aident à renforcer la paix et la stabilité ».

Des menaces qui pourraient concerner les élections présidentielles en Guinée, prévues en octobre prochain, après que le pays s’est doté d’une nouvelle constitution qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat, après le dernier référendum.

Cela concerne également le Burkina Faso dont les élections présidentielles et législatives sont programmées en novembre prochain, et la Côte d’Ivoire où le scrutin présidentiel est calé pour le mois de novembre de cette année.

Idem au Ghana où les électeurs devraient se rendre aux urnes le 7 décembre prochain pour les joutes présidentielles et législatives, et au Niger où les élections présidentielles et législatives sont fixées au 27 décembre 2020.

Un calendrier électoral qui pourrait être fortement perturbé si la pandémie du Covid-19 continue sa progression rapide sur le continent.

En effet, même si l’Afrique est l’une des parties du monde encore les moins touchées par le Coronavirus, elle compte au 2 mai 2020 un total de 40 575 cas confirmés au Covid-19, pour 1 692 décès et 13 391guérisons. Au total, 25 492 malades sont internés dans 53 pays africains touchés par la pandémie du Covid-19.

South African Airways va disparaître

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Le gouvernement sud-africain a annoncé vendredi qu’il allait recréer une nouvelle compagnie aérienne nationale sur les ruines de South African Airways (SAA). Cette dernière a été ruinée financièrement par les répercussions de la pandémie de coronavirus.

Lourdement endettée et récemment placée en redressement, SAA n’a enregistré aucun bénéfice depuis 2011 et ne survit depuis des années que sous perfusion permanente d’argent public. L’arrêt quasi-total du trafic aérien mondial, causé par la crise sanitaire actuelle, a rendu encore plus aléatoire la survie de SAA, qui emploie 5.200 salariés.

Le mois dernier, le gouvernement a refusé de verser une énième aide d’urgence de 10 milliards de rands (500 millions d’euros) à la compagnie, la condamnant à mort à courte échéance, selon l’AFP.

« Les parties prenantes se sont mises d’accord sur une vision et une stratégie à long terme » en vue de « la création d’une nouvelle compagnie aérienne dynamique », a annoncé vendredi le ministère des Entreprises publiques.

« Ce ne sera pas l’ancienne SAA mais le début d’un nouveau voyage vers la constitution d’une nouvelle compagnie restructurée qui sera le nouvel étendard de l’Afrique du Sud », a ajouté le ministère dans un communiqué.

« La transition vers la nouvelle compagnie pourrait exiger des sacrifices », a-t-il ajouté, indiquant qu’une partie des salariés de l’actuelle SAA « pourraient être déplacés ». Qualifiée de « symbole de la mauvaise gestion des entreprises publiques qui a caractérisé le règne de l’ex-président de l’Afrique du Sud Jacob Zuma (2009-2018) », SAA a été contrainte de supprimer de nombreuses liaisons ces derniers mois.

Rappelons que la pandémie de Covid-19 devrait causer un recul de -5,8% de la croissance de l’Afrique du Sud en 2020, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI). Selon le dernier bilan, plus de 5.600 cas d’infection, dont 103 mortels, ont été répertoriés en Afrique du Sud.

Quelle place pour l’Afrique dans le Nouvel Ordre mondial d’après Covid-19 ?

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Dans une réflexion prospective, l’ancien secrétaire d’État américain, Henry Kissinger est formel :  » La pandémie du Coronavirus modifiera à jamais l’Ordre mondial ». Dans une lettre ouverte, signée par une centaine d’éminents intellectuels africains dont le Prix Nobel de littérature, l’écrivain nigérian Wole Soyinka, adressée aux dirigeants du continent, il est affirmé que : « L’Afrique doit reprendre son destin en main » !

Cette assertion ne pourrait avoir de sens que dans un contexte où ces mêmes intellectuels donneraient l’exemple de croire en l’Afrique. Or, la plupart des signataires de cette lettre ouverte, monnayent aujourd’hui leurs talents en dehors du continent, c’est-à-dire, dans des pays qui n’ont jamais payé un centime pour la prise en charge de leurs frais d’études. De la même manière, le continent est vidé de ses sportifs les plus performants et de ses jeunes les plus valides. Je me demande, s’il ne s’agirait pas d’une néo-traite négrière ? Dans le nouvel ordre mondial qui se profile à l’horizon, l’Afrique n’occupera que la place que ses filles et fils lui feront occuper.

Au moment où les analystes discutent de l’inéluctabilité de l’avènement d’un nouvel ordre mondial, l’Europe se concentre sur les fissures, créées en son sein par le Coronavirus. Juste après la validation du Brexit, le Virus, parti de Chine est venu confiner l’Italie dans un isolement quasi total. Seules, la Chine, la Russie et la Turquie ont apporté à l’Italie la solidarité qu’elle était sensée atteindre de ses voisins de l’Union européenne. Ceci, fait craindre à certains l’éclatement de l’UE après la pandémie.

Pour ma part, je pense que l’Union européenne surpassera cet impair pour renforcer son unité et développer sa résilience pour mieux conforter sa place dans le concert des Nations.

La Chine et les États-unis ont certes encaissé des coups durs pendant cette crise sanitaire, mais, ces deux géants ont suffisamment de ressources pour se relever du KO. D’ailleurs, la Chine a réussi en un laps de temps, à convertir ses faiblesses en force, en parvenant à contenir la pandémie dans l’épicentre de la province de Hubéi, et à devenir immédiatement après coup, l’exportatrice numéro-1 des masques, thermoflashs et autres gels hydroalcooliques.

Au Moyen-Orient, un pays comme l’Iran, durement touché par la pandémie, tente de relever la tête, en dépit de l’embargo, imposé par les États-unis depuis leur différend sur le nucléaire. En assurant son autonomie en matière de production de médicaments et de produits pharmaceutiques, le pays des Ayatollahs, pourrait retrouver un certain leadership dans la région voire dans le monde, compte tenu de son engagement pour la conquête d’une indépendance réelle.

Un autre pays qui tire son épingle du jeu, est la Turquie. Avec plus 3 mille morts, le pays de Recep Tayyip Erdogan est un exemple de résilience et de solidarité humanitaire. En pleine crise de Coronavirus, la Turquie a envoyé des aides d’urgence en matériels médicaux et en produits pharmaceutiques à plusieurs pays dont les États-unis d’Amérique et l’État d’Israël.

Ces deux pays du monde islamique, vont tirer un grand profit diplomatique de l’après Coronavirus. Il ne faut pas non plus négliger, le Soft power des Émirats arabes unis et de l’Arabie Saoudite, qui ont également soutenu, financièrement beaucoup de pays notamment africains pour faire face au Covid-19 et mis en marche, un plan de riposte efficace, pour endiguer la pandémie.

Pour ce qui concerne l’Afrique, un pays comme le Maroc à approché certains pays du continent pour envisager une riposte commune contre le Coronavirus. Auparavant, le président de la république du Sénégal M. Macky Sall avait très tôt lancé un appel à ses pairs africains, pour une riposte commune face au Covid-19, mais acceptons, que la réaction est à la fois, tardive et timide.

Cependant, il urge pour l’Afrique, d’élaborer des stratégies pour des solutions durables et adaptées aux réalités et spécificités du continent et d’inventer une nouvelle démarche qui mènerait rapidement vers l’intégration et l’autosuffisance. Ce sera un redoutable challenge, car dans le prochain nouvel Ordre mondial, beaucoup d’acteurs pensent que c’est l’Afrique qui constituera la proie désignée dans ce combat de gros poissons.

Origine du Coronavirus : l’OMS Souhaite une enquête internationale en Chine

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S’adressant aux médias, un porte parole de l’OMS (organisation mondiale de la santé), Tarik Jarevic a souhaité obtenir une « invitation » pour participer à une enquête « sur les origines animales du cornavirus en Chine ». La déclaration de Jarevic est bien mesurée pour éviter toute interprétation tendancieuse. Pourtant elle vient mettre de l’eau au moulin du débat relancé par le président Donald Trump qui a affirmé que le coronavirus « a été fabriqué dans un laboratoire de Wuhan, en Chine ». Il a ajouté avoir vu des documents qui confirment cela.

Mais les services de renseignement américains ont rendu public un communiqué pour préciser qu’ils n’avaient aucune information qui permettait de confirmer l’origine « artificielle » du coronavirus. Ils ont ajouté cependant que les investigations se poursuivaient. Trump lui affirme qu’il va « punir » la Chine sur le plan économique, en augmentant des droits de douane sur certains produits d’importation, par exemple.

Il est vent debout contre la Chine pour plaire à son électorat d’extrême droite, tout en sachant parfaitement qu’il y a des limites qu’il ne peut franchir car l’économie américaine est trop dépendante de la Chine. Et la crise sanitaire actuelle le démontre absolument. Il en est de même pour tous les pays occidentaux qui ont maintenant conscience de s’être donnés à la Chine, pieds et poings liés, en délocalisant, plus que de raison, la fabrication de produits essentiels. Comme les masques chirurgicaux, les respirateurs artificiels, pour ne citer que ceux là. Mais, n’est-ce pas cela le prix à payer en vue d’optimiser les profits, en payant la main d’œuvre le moins cher possible en Chine et non chez eux en Occident.

Pour en revenir à l’enquête sur l’origine du coronavirus, elle est impérative et doit être internationale pour que toutes les garanties de transparence soient réunies. Dans la crise actuelle, le manque de transparence de Pékin, au début est avéré et le reste du monde n’a pas été informé de la gravité de la menace.

Pire, la Chine a aussi camouflé le nombre exact de morts liés au coronavirus et ce n’est que récemment que les chiffres ont été revus à la hausse. Le problème de fond est que la Chine n’est pas une démocratie et les Occidentaux font semblant de ne pas le savoir, réalisme politique oblige.

La Chine est devenue la deuxième puissance économique mondiale et dispose d’une manne financière exceptionnelle qui en impose. Seuls les Américains qui peuvent user et abuser de la planche à billets (du dollars) peuvent la bousculer.

L’Europe aurait pu, si elle était unie politiquement, mais ce n’est pas le cas et cela permet à la chine de jouer des rivalités multiples (notamment fiscales) à l’intérieur de la communauté européenne. Le débat sur l’enquête concernant l’origine du coronavirus est complexe, mais c’est la Chine, elle même qui a le plus besoin d’éclairer l’opinion publique mondiale sur l’origine animale du virus. La logique élémentaire plaiderait pour l’origine animale. Mais la science c’est la vérification.

La Chine, n’ayant rien à cacher, sur cette affaire, devrait ouvrir les portes du laboratoire de Wuhan à l’OMS et à des experts internationaux choisis dans tous les continents. Pour que les soupçons et les infox soient battus en brèche, une fois pour toute.

Etat d’urgence au Sénégal : de la prison ferme et de lourdes amendes pour les contrevenants

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La bonne prise en charge de la pandémie du Covid-19 au Sénégal a été saluée par plusieurs pays dans le monde, notamment la France, qui a souligné l’important taux de guérison noté dans le pays.  

Interrogé par plusieurs médias occidentaux à ce sujet, le président Macky Sall avait affirmé que le Sénégal avait, très tôt, adopté le traitement à l’hydroxichloroquine pour les malades, instauré le couvre-feu (20h-6h) et le l’état d’urgence. Ainsi, le transport interurbain et les rassemblements dans les lieux publics, sont interdits depuis le 14 mars dernier. Les écoles et les lieux de culte (mosquées et églises), sont également fermés.

Toutefois, malgré ces mesures et la fermeture des frontières aériennes et terrestres, à l’instar de presque tous les pays du monde, la propagation du virus s’accentue dans le pays. Et les malades issus de la transmission communautaire (109 cas à la date du vendredi 1er mai 2020), c’est-à-dire, pas suivis par les services sanitaires, se multiplient à un rythme exponentiel.

Une difficulté majeure pour les autorités sanitaires sénégalaises dans le suivi et le traçage des sujets ayant été en contact avec des malades du Covid-19.

Ces insaisissables ‘’Motos-Jakarta’’

Mais le constat est que plusieurs transporteurs, notamment des camionneurs et des conducteurs de motocyclettes, communément appelées ‘’motos-Jakarta’’, continuent à enfreindre les règles, transportant des voyageurs de région en région. Et même en provenance de pays limitrophes comme la Guinée Conakry et la Guinée-Bissau. D’ailleurs, une femme d’une cinquantaine d’années, a réussi à rentrer au Sénégal récemment, en provenance de la Guinée Conakry, à bord de ces motocyclettes. Après avoir traversé plusieurs régions, elle a été interpellée à Vélingara, dans la région de Kolda (Sud du Sénégal) avant d’être testée positive au coronavirus

Le président Macky Sall exige un durcissement des mesures

Une situation qui a d’ailleurs poussé le chef de l’Etat sénégalais a demandé, en réunion du Conseil des ministres, le mercredi 29 avril 2020, des mesures plus coercitives dans le secteur des transports, les lieux de commerce et espaces publics pour freiner la propagation du virus au Sénégal.

‘’Le président de la République, face à la multiplication des comportements à risque, a requis l’application de nouvelles mesures plus coercitives au niveau des transports interurbains, des lieux de commerce et espaces publics’’, rapportait, en effet, le communiqué du Conseil des ministres.

A sa suite, le ministre sénégalais en charge des Transports terrestres, Me Oumar Youm, a annoncé, jeudi 30 avril 2020, des mesures drastiques pour dissuader tout comportement tendant à violer l’état d’urgence. S’exprimant sur la Radio Futurs Médias (privée), il a indiqué qu’en rapport avec le ministre de l’Intérieur, des mesures radicales seront prises pour faire respecter les directives déjà éditées.

1 à 5 ans de prison ferme pour les contrevenants

Il a ainsi annoncé que les chauffeurs et les conducteurs de motos-Jakarta  qui seront arrêtés, risquent désormais 1 à 5 ans de prison ferme, ainsi qu’une amende d’un million de francs CFA. Par ailleurs, les véhicules arrêtés seront mis en fourrière, les cartes grises des véhicules annulées et les permis des chauffeurs suspendus.

Autant dire des mesures draconiennes qui pourraient bien avoir les effets escomptés, si elles sont mises en application.

Le vendredi 1er mai 2020, le Sénégal a compté 1024  cas positifs au coronavirus, pour 356 patients guéris, alors que 9 personnes sont décédées et une autre a été évacuée en France. Au total, 658 malades sont encore sous traitement dans les hôpitaux sénégalais, dont 2 dans un état grave.

Législatives Mali : Majorité absolue pour la coalition présidentielle

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Les résultats validés par la Cour constitutionnelle des législatives maliennes

Les résultats validés par la Cour constitutionnelle des législatives maliennes placent le RPM (rassemblement pour le Mali) largement en tête avec 51 sièges suivi de son alliée, ADEMA (alliance pour la démocratie au Mali) qui obtient 24 sièges.

L’URD (union pour la république et la démocratie) du chef de l’opposition Soumaila Cissé (toujours entre les mains de ses ravisseurs) s’adjuge 19 sièges. Le MPM conquiert 10 postes de députés, l’ADP 6, CODEM 5, ASMA et UDD 4 chacun.

De nombreux petits partis réussissent à gagner des circonscriptions et s’invitent à l’Assemblée nationale qui sera vraiment plurielle. Mais, avec sa majorité absolue, la coalition présidentielle sauve l’essentiel et pourra permettre au président IBK de gouverner sereinement.

Toutefois le RPM a perdu des voix et des sièges et cela est imputable aux « primaires » qui ont été très disputées entre camarades de la formation présidentielle. Cette lutte âpre a laissé des séquelles que le RPM devrait œuvrer à réduire, en organisant un dialogue inclusif, maintenant que la passion est retombée et que la majorité parlementaire demeure entre les mêmes mains.

Dans le contexte difficile du Mali où la crise sécuritaire se conjugue, si on peut dire avec celle de la pandémie du coronavirus, reconquérir une majorité électorale est un exploit politique qui doit être appréciée à sa juste valeur.

Covid-19 : Le Premier ministre russe testé positif

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Le Premier ministre russe, Mikhail Mishustin, a annoncé jeudi avoir été testé positif au coronavirus, proposant au président russe, Vladimir Poutine, que son premier adjoint, Andrei Belousov, assure l’intérim.

« Les tests de dépistage de coronavirus que j’ai effectué sont positifs » a indiqué le Premier ministre russe lors d’une vidéoconférence avec le président russe diffusée à la télévision, ajoutant qu’il a décidé de proposer son premier adjoint pour assurer l’intérim afin de « protéger ses collègues » .

Il a, par ailleurs, assuré que le gouvernement continuera à travailler comme à l’accoutumée, ajoutant qu’il sera en contact régulier avec les membres de l’exécutif sur toutes les questions essentielles.

Le président russe a accepté la nomination de M. Belousov au poste de Premier ministre par intérim, souhaitant au chef du gouvernement un prompt rétablissement, notant la qualité du travail effectué par M. Michustin et les membres du gouvernement dans cette circonstance difficile de lutte contre la pandémie.

M. Poutine a, par ailleurs, exprimé l’espoir que M. Michustin conservera la même dynamique de travail et participera activement à l’élaboration des décisions visant à soutenir les citoyens et l’économie dans son ensemble face à la pandémie de coronavirus.

Le nombre des contaminations au coronavirus en Russie a franchi jeudi la barre des 100.000 en atteignant 106.498, tandis que les cas des patients qui se sont rétablis s’élèvent à 11619, selon les données du Centre opérationnel pour la prévention et le contrôle des nouvelles infections au coronavirus.

Reprise des cours le 2 juin pour les classes d’examen

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La décision de reprise des cours dans les classes d’examen à partir du 2 juin a été prise ce jour par le gouvernement sénégalais. Ce fut à l’issue d’un conseil des ministres tenu en visioconférence. Les académies de l’enseignement supérieur sont invitées à réfléchir à une reprise des cours entre le 2 et le 14 juin.

Ainsi, le Sénégal, si tout se passe comme prévu, va éviter l’année blanche grosse de complications difficiles à circonscrire. Mais les élèves et étudiants vont devoir patienter encore un bon mois (tout le mois de mai) avant de retourner en classe.

Les écoles privées vont, quant à elles, se serrer encore davantage la ceinture, faute de rentrées d’argent conséquentes, avec l’arrêt des enseignements qui va, finalement durer tout un trimestre.

La pandémie du coronavirus est un cas de force majeure et l’Etat sénégalais a raison de prendre toutes les précautions nécessaires pour rouvrir les lieux d’enseignement en toute sécurité sanitaire.

En vérité le Sénégal réussit, jusqu’ici à bien gérer la situation en augmentant, de manière significative, le nombre de tests de dépistage journaliers (aujourd’hui 800 ont été réalisés et 59 personnes ont été positives).

Cette montée en puissance des tests est un excellent moyen pour combattre la pandémie, en découvrant les contaminations et en traitant les personnes porteuses du virus. Cette identification permet aussi de remonter les cas contacts et de les mettre en quarantaine.

Cette stratégie est efficace et fait du Sénégal l’un des pays qui s’illustre dans sa lutte contre le coronavirus.

C’est pour préserver cette dynamique remarquable que le gouvernement sénégalais a décidé d’agir rigoureusement pour mener à bien la phase délicate de la « réouverture ». « La méfiance est mère de la sureté » dit le fabuliste.

Avis du Conseil scientifique: les effets de la transmission communautaire de la maladie à COVID 19 en Guinée

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Conakry, le 30 avril 2020 –  Le Conseil scientifique s’est réuni les 21 et 27 Avril 2020 pour examiner les effets de la transmission communautaire de la maladie à COVID 19 en Guinée et les mesures additionnelles à prendre pour freiner son expansion.

Le Conseil constate :

Une progression rapide du COVID-19 en Guinée qui est désormais de nature communautaire ; en effet depuis la notification du premier cas le 12 mars 2020, la Guinée a enregistré 622 cas confirmés, 495 cas hospitalisés, 05 décès, 122 patients guéris et 3 387 personnes testées[1].

Un système sanitaire fragile avec des capacités d’accueil et d’hospitalisation limitées et des infrastructures sous équipées;

Une insuffisance en équipement de protection individuelle (EPI) au niveau des structures sanitaires représentant un risque majeur de contamination hospitalière;

Un niveau de dépistage faible, entraînant une longue attente pour rendre les résultats. Cette situation ne permet pas d’identifier tous les cas de COVID-19 à temps et représente des risques de contamination dans la communauté;

Des cas de décès de COVID-19 dont l’analyse montre une mortalité vraisemblablement élevée chez les patients suivis principalement à domicile. Il y a lieu de rappeler que le contexte social de confinement à domicile est un facteur de risque de contamination communautaire, compte tenu de nos habitudes culturelles, des modes d’habitation et de relations de promiscuité ;

Une insuffisance des services essentiels de base pour les patients hospitalisés qui demeure un facteur de réticence pour l’hospitalisation des malades. Ce qui justifie en partie que la famille et d’autres bénévoles rendent visite, apportent de la nourriture ou restent aux côtés des malades. Cette situation est inquiétante car elle met à risque toute cette frange de la population et entraine des risques élevés de contamination hospitalière et communautaire ;

Une non hospitalisation de certains malades (dérogation) représentant un facteur de risque important de propagation de la pandémie et amenant la population à ne pas percevoir l’importance et la nécessité d’être isolé à l’hôpital ; En effet, malgré la déclaration du nombre de patients hospitalisés par le Sitrep, le constat est que tous ne sont pas admis dans des structures hospitalières.

Un risque élevé de propagation du virus lié à un commun regroupement des cas suspects et des malades diagnostiqués positifs au COVID-19 ;

Un faible respect des précautions requises à l’occasion des cérémonies funéraires ;

Au regard de ces faits, le conseil scientifique recommande :

1eme : L’hospitalisation/isolement de tous les cas COVID-19, avec des moyens adéquats au profit de tous les patients, pour une prise en charge adaptée et multidisciplinaire en milieu hospitalier ou tout autre lieu dédié.; l’identification de nouvelles structures d’accueil des malades auxquelles on adapterait les critères requis pour un centre/pavillon d’hospitalisation hautement infectieux ; la disponibilité d’un nombre de personnel de santé suffisant, capable de s’occuper des malades 24h/24 est indispensable dans toutes les structures sanitaires et autres lieux dédiés ; o Isolement des cas Suspects :

-Réquisition des hôtels ;
-Installation des tentes avec des compartiments individuels et un minimum de commodités dans les stades, à l’hôpital Sino-Guinéen, dans les universités ;
-Renforcement des CTPI dans les régions pour préparer la réception des cas éventuels ;
§ Autres.

Hospitalisation des cas sans ou avec peu de symptômes et sans comorbidité :

§ Hôpital de Gbessia ;

§ CTPI de Nongo ;

§ Camp Alpha Yaya ;

§ Installation des tentes avec un minimum de commodités dans les stades, à l’hôpital Sino-Guinéen, dans les universités ;

§ Renforcement des CTPI dans les régions pour préparer la réception des cas éventuels

§ Autres. o Hospitalisation des cas symptomatiques avec complications, avec ou sans comorbidité :
§ Hôpital National Donka

2ème : La réorganisation de la prise en charge thérapeutique des cas de Covid-19 en mettant en place un système de triage pour assurer la séparation des cas d’infections sévères, des cas positifs symptomatiques ou asymptomatiques et des cas suspects ;

3ème : La gestion avec toutes les précautions requises des unités hautement infectieuses que sont les pavillons/centres de traitement /d’hospitalisation de COVID-19. N’ont le droit d’y accéder que le personnel soignant y travaillant et protégé selon les normes ; o Rappeler tous les médecins de l’Hôpital Donka ; des structures sanitaires de Conakry ayant des effectifs pléthoriques ; des étudiants en médecine en dernière année de formation et des stagiaires qui travaillaient déjà dans ces structures sanitaires ;  o Mettre en place des équipes 24h/24, les former, les sensibiliser et les superviser ; o Mettre en place un circuit du malade et du personnel évitant la contamination ; o Interdire strictement les visites des familles ; o Assurer la désinfection des véhicules qui entrent et sortent de ces structures en responsabilisant la Croix Rouge par exemple ; o Recourir aux forces de l’ordre au besoins.

4ème La disponibilité, sans rupture de stock pour les soignants, des équipements de protection individuelle et des solutions hydro-alcooliques ; o Commander en quantité suffisante les EPI pour protéger le personnel tant dans les centres de PEC que dans les structures sanitaires pour la continuité des services.

5ème : Le fonctionnement correct de tous les services essentiels de base pour les malades hospitalisés (eau, nourritureliterie, toilettes, support psychologique etc…) ;  o Contractualiser éventuellement avec des sociétés privées pour assurer ces services ; o Tenir compte des nutritionnistes pour le choix des menus surtout pour ceux qui présentent des comorbidités telles que le diabète et l’hypertension.

6ème : La sensibilisation de la population sur l’importance de l’hospitalisation/l’isolement des cas suspects et positifs pour contribuer à contenir la contamination communautaire ; o Intégrer cet aspect dans les messages de sensibilisation de la population afin d’avoir leur adhésion pour l’isolement des cas suspects et positifs.

7ème Le renforcement des capacités de dépistage et du rendu des résultats au regard de la progression de la maladie ; o Eviter le dépistage de masse à ce stade, tenant compte de la capacité des laboratoires disponibles ; o Améliorer la communication entre la surveillance qui centralise les résultats et la PEC qui reçoit les cas positifs, afin de permettre une meilleure planification et orientation des cas vers les structures appropriées.

8ème : Le renforcement des mesures de distanciation, du lavage des mains et du port du masque ; o Utiliser les médias, pour renforcer les messages surtout sur l’importance de l’utilisation des masques ;

9ème : L’impérieuse nécessité d’attirer l’attention des familles et des acteurs de la riposte sur les précautions particulières nécessaires en matière de prise en charge des corps des défunts COVID19, pour une gestion appropriée de ces corps afin de réduire tout risque de contamination communautaire.

-Recourir a ceux qui ont assuré la gestion des corps des défunts COVID-19 avec satisfaction lors de l’épidémie d’Ebola telle que la Croix Rouge.

-Eduquer la population afin de les amener à adhérer à ces dispositions de gestion des corps des défunts COVID-19.

A noter que ce premier avis porte essentiellement sur la chaine de propagation communautaire et des travaux sont en cours sur les protocoles thérapeutiques et la valorisation des résultats de recherche.

Professeur Yolande HYJAZI

La Présidente du Conseil Scientifique de Riposte

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

Communication du gouvernement: rôles de l’ANIES dans la lutte contre le COVID-19

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Conakry, le 30 avril 2020 – Dans le cadre de la lutte contre le Covid-19 en Guinée, l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES) a lancé le jeudi 9 avril dernier, un slogan de campagne : « Vous pouvez compter sur nous ! ». Et depuis, les équipes de l’Agence sillonnent tout le pays, pour informer et sensibiliser les populations, notamment les plus vulnérables, sur les symptômes et les gestes à adopter pour assurer une barrière efficace de protection contre la propagation de la maladie.

Mille trois cent neuf (1309) districts, dans dix (10) préfectures à travers le pays (Mandiana, Beyla, Lola Siguiri, Dinguiraye, Guéckédou, Forécariah, Kindia, Gaoual et Koundara), et les cinq communes de la zone spéciale de Conakry, sont couverts par les équipes de l’ANIES, appuyées par des missions d’éducateurs.

La distribution de kits touchera près de 130 900 ménages, soit plus de 850 000 personnes qui seront sensibilisées par les missionnaires.

Cette campagne est l’un des deux volets à caractère social du Plan de riposte économique national au Covid-19, présenté par le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana. « La composante sociale du Plan vise à apporter une aide appropriée aux populations, en particulier les plus démunies ; elle comporte le plan de l’ANIES, et des mesures sociales complémentaires », précisait le chef du gouvernement, maître d’œuvre du dispositif qui se décline en 30 mesures phares.

                                                                                                                                                                                                               

Ces actions entrent dans le cadre d’une riposte globale et coordonnée, initiée par le gouvernement, approuvée par le Président de la République, et comportant trois axes : sanitaire, social et économique.

« J’ai la ferme conviction que les trente (30) mesures retenues permettront de mieux protéger la société, de prendre en charge nos malades, d’assister les plus démunis et d’éviter l’effondrement de notre système économique », indiquait le Premier ministre lors de la présentation des actions de riposte au Covid-19.

Le chef du gouvernement d’ajouter : « L’ANIES, fer de lance de la politique sociale du Gouvernement, mènera une campagne de sensibilisation, procédera à la distribution de kits de protection, et à la réalisation de travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO), qui assainiront le cadre de vie à Conakry, ainsi que des transferts monétaires. »

L’ANIES est soutenue par la Banque mondiale, à hauteur de 70 millions de dollars. Ses activités contre les effets de la pandémie se dérouleront d’avril à décembre 2020, en trois temps : la Phase 1, en cours de réalisation, porte sur la sensibilisation et la mise à disposition de kits sanitaires. Ces actions seront renforcées durant la Phase 2, au cours de laquelle l’ANIES distribuera des vivres aux ménages les plus vulnérables, inscrits dans sa base de données.

                                                                                                                                                                                                                           

Les interventions de l’ANIES contre le Covid-19 pour l’année 2020 seront complétées durant la Phase 3, par la mise en place des transferts monétaires pour 240 000 ménages vulnérables (soit 1,6 millions de Guinéens) et construction de 30 forages, pour l’accès à l’eau potable en zone rurale.

                                                                                                                                                                                 

Il convient également de rappeler que sur le budget total de 439 milliards GNF, les transferts monétaires représentent à eux seuls 428 milliards GNF, soit 97% du budget total. Le Gouvernement confirme que, à compter du mois de juin 2020, 240 000 ménages (soit 1,6 million de Guinéens) toucheront 25 dollars par mois pour les ménages pilotes identifiées. Si davantage de ressources venaient à être mobilisées, des zones autres que celles actuellement identifiées seraient ajoutées aux nombres des bénéficiaires.

Comme indiqué dans le plan de riposte, le plan d’urgence de l’ANIES est financé par les économies réalisées par l’Agence sur son budget 2019, la réaffectation de 70% de son budget 2020 ainsi que par une partie du financement de la Banque mondiale, et un apport du Gouvernement des Émirats arabes unis. C’est donc à ressources constantes que l’ANIES assure le financement de la composante sociale du plan de riposte économique du Gouvernement.

                                                                                                                                                                                           

Pour ce qui concerne les transferts monétaires de l’ANIES, il est confirmé qu’ils concernent les zones pilotes (une préfecture par région administrative et la zone spéciale de Conakry). Le détail concernant les mécanismes de réalisation des transferts est en cours de finalisation, à la lumière de la collecte de données économiques et sociales déjà réalisée par l’Institut national de la statistique (INS) et de la procédure de digitalisation en cours auprès de la multinationale française IDEMIA.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement

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