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Covid-19: le Président Alpha Condé invite le corps médical à plus d’engagement dans la lutte contre la pandémie  

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Sékhoutouréya, 28 avril 2020 – Le Président de la République, le Pr. Alpha Condé, a rencontré ce mardi 28 avril 2020 au Palais Sékhoutouréya, le corps médical de riposte contre le Coronavirus.

Au cours des entretiens en viséo-conférence, l’accent a été mis sur le renforcement des dispositifs à prendre dans la lutte contre la pandémie.

Dans une séance questions-réponses, le Président de la République a évoqué plusieurs sujets liés à la riposte contre cette maladie. Il s’agit notamment du renforcement de la surveillance, l’application des mesures barrières. Le Chef de l’Etat a sollicité que le nombre de surveillants (260) à la riposte  et des préleveurs qui sont de 65, soit revu à la hausse.

Pour la prise en charge des malades, les médecins épidémiologistes ont fait savoir au Chef de l’Etat que trois lieux sont déjà opérationnels. Il s’agit des centres de traitement et de prise en charge (CTPCM) de Donka avec 400 lits, du Camp Alpha Yaya Diallo (16) et de Nongo avec 152 places.

En même temps, le corps médical  a annoncé que deux autres centres seront disponibles dans les jours à venir. Ce sont les centres de Matam avec 240 lits et de Gbéssia avec 164 places.

A en croire les professionnels de la santé, ces deux autres centres seront respectivement opérationnels les 2 et 6 mai à venir.

Pour le cas des suspects, le corps médical a sollicité 400 lits dans les réceptifs hôteliers pour mieux contrôler la propagation de la maladie.

Le Président Alpha Condé a longuement échangé avec ces médecins pour s’assurer de la situation de tous les centres de traitement et de prise en charge des malades.

Un protocole à suivre dans le traitement de la maladie et qui va être bientôt validé, a été évoqué pendant cette rencontre.

Concernantl’alimentation des malades, le Président de la République a été informé par le corps médical que le recrutement de nouveaux traiteurs est en cours selon les différentes catégories.

Au regard de toutes ces annonces, le Président Alpha Condé a demandé au corps médical de faire, par écrit, tous les besoins en médicaments et en équipements ainsi que le matériel disponible.

Le Chef de l’Etat a enfin souhaité que l’épidémie soit sous contrôle le plus vite possible, surtout avec l’arrivée des grandes pluies.

 

Le Bureau de Presse de la Présidence

Et si le pouvoir public réquisitionnait les hôtels pour héberger les patients du Covid-19 ?

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« Sébastien Bazin m’a appelé mercredi soir pour savoir si j’étais d’accord pour rentrer dans le dispositif… Je n’ai pas hésité une seconde et bien évidemment accepté. Je ne sais pas combien (de patients du Covid-19) viendront (dans nos établissements hôteliers). Nos 213 chambres avec télévision et Wifi seront prêtes… C’est mon devoir d’entreprise familiale.», dixit Olivier Pelat, le principal franchisé du groupe d’Accor.

une progression effrayante, alarmante et dangereuse du Covid-19!

En dépit des efforts inlassables déployés par nos braves médecins à travers l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS) pour contrer la progression du Covid-19, force est de reconnaître que la maladie n’a connu aucun recul en Guinée. Pire, le Covid-19 est en train d’avancer de façon très préoccupante et même inquiétante.

Quarante-cinq (45) jours après la confirmation du premier cas, précisément le 12/3/2020, notre pays enregistre aujourd’hui plus de 1163 cas confirmés, soit plus de 26 cas environ par jour !!

Cette progression est à la fois effrayante, alarmante et grave!

Effrayante parce qu’elle est devenue communautaire, et personne n’est désormais à l’abri.

Alarmante par ce qu’elle est en train de progresser vers l’intérieur du pays qui ne dispose pas des infrastructures adéquates pour la prise en charge des patients du Covid-19.

Sûrement, dangereuse parce que notre système de santé a montré à suffisance son impuissance et son incapacité à freiner cette progression. Et pourtant tout portait à croire qu’il était bien possible de maîtriser la progression de la maladie n’eût été le retard accusé dans la prise des mesures conséquentes et la mise en place tardive des activités et des programmes concrets de riposte.

Oui, notre système de santé aurait affirmé sa fragilité incontestable due à la non installation des équipements de point tels que les respirateurs et les radioscopies d’une part et à l’absence inadmissible d’une gestion rigoureuse et efficace au niveau des structures en charge de la santé et des établissements sanitaires.

Par ailleurs, si le système de santé est actuellement impuissant devant une progression à un rythme relativement lent par rapport à la projection des experts régionaux et internationaux en épidémiologie, chacun devrait se demander quel serait le sort de notre pays lorsque le chiffre atteindra un seuil plus élevé. Que Dieu nous protège !!

Cette situation affolante devrait interpeller la conscience de tout citoyen particulièrement le pouvoir public par rapport à la gestion de la crise en général et aux dispositions appropriées devant être mises en place pour corriger les failles et les tares actuelles.

Il va falloir refondre l’actuel plan de riposte et repenser les propositions adéquates

Oui, cette situation confirme à suffisance la nécessité impérieuse de refondre le plan initial de riposte afin de lui conférer plus de dynamisme, plus de pragmatisme et partant, plus d’efficacité.

Elle prouve l’importance liée à l’implication patriotique et à la participation citoyenne de tous: les partis politiques, le mouvement social, les coordinations et les sages, en vue de repenser les propositions concrètes et les suggestions pratiques pour freiner la progression de la maladie.

Dans l’immédiat, le pouvoir public est appelé à continuer  d’accroître les efforts matériel, financier et logistique et à entreprendre des actions palpables et tangibles afin de corriger les défaillances et les insuffisances relatives à la communication, à la sensibilisation et particulièrement à la prise en charge de nombres  croissants des patients du Covid-19.

Certes, aujourd’hui, tout le monde est unanime que l’ANSS ne dispose pas à elle seule le moyen logistique et matériel requis pour une prise en charge responsable de cette pandémie.

Évidemment il va de soi de préciser que les médecins de la République ne relèvent point de l’ANSS mais du ministère en charge de la santé.

Aussi, les établissements sanitaires, hôpitaux et centres de santé, ne sont pas soumis aux instructions de l’ANSS mais au département de tutelle.

Conséquemment, il serait donc abusif de demander à l’ANSS d’assurer une prise en charge adéquate et dynamique alors qu’elle n’a aucun pouvoir ni sur les médecins ni sur les hôpitaux.

Il serait également injuste de mettre toutes les défaillances et les insuffisances actuelles sur le dos de l’ANSS alors le département tutelle brille par son absence inexplicable!  

La problématique de la prise en charge devrait être réglée incessamment!!

Oui, la prise en charge des patients étant le paramètre le plus critique et le plus complexe, elle connaît un élan catastrophique dû aux insuffisances relatives à la gestion des patients alités au centre. Elle pèse également un manquement cruel dû au fait que des dizaines de nouveaux patients du Covid-19 auraient passé des heures devant le centre hospitalier de Donka sans pouvoir y être admis.

Aussi, ledit centre serait complètement saturé et ne disposerait de ce fait plus d’espace pour accueillir de nouveaux patients.

Toute chose qui aurait amené certains des nouveaux cas confirmés à rebrousser chemin ou alors à se retrouver abandonnés devant le centre pendant des heures.

Devant une telle situation inédite, le pouvoir public devrait prendre ses responsabilités régaliennes, celles de mettre à disposition des sites d’hébergement adéquats et dignes de nom.

Vu l’état de dégradation très poussée des sites sanitaires disponibles à l’intérieur du pays, et compte tenu de l’impossibilité de construire des nouveaux sites dans le délai, le pouvoir public devrait s’inspirer des certaines expériences pratiques existantes telles que les expériences allemande et française.

Les établissements hôteliers dans ces deux pays ont volontairement offert leurs services aux pouvoirs publics pour leur permettre d’accueillir les patients du Covid-19 dans leurs locaux.

L’histoire retiendra la réaction positive citoyenne du principal franchisé du groupe d’Accor, Monsieur Olivier Pelat, à la demande de Monsieur Sébastien Bazin, PDG du groupe, je cite : 

« Sébastien Bazin m’a appelé mercredi soir pour savoir si j’étais d’accord pour rentrer dans le dispositif… Je n’ai pas hésité une seconde et bien évidemment accepté. Je ne sais pas combien (des patients du Covid-19) viendront (dans nos établissements hôteliers). Nos 213 chambres avec télévision et Wifi seront prêtes… C’est mon devoir d’entreprise familiale.»

Ce geste patriotique de Monsieur Olivier devrait inspirer les propriétaires des hôtels en Guinée afin de contribuer qualitativement à la lutte contre le Covid-19 dans notre pays.

Penser à nos mamans, nos papas, nos frères et sœurs à ce moment critique!!
Les difficultés auxquelles le pouvoir public est confrontée par rapport au manque des sites appropriés pour accueillir les nouveaux cas, devraient moralement réveiller les consciences des propriétaires des établissements hôteliers en Guinée !!

Ces propriétaires devraient humainement penser à nos mamans, nos papas, nos frères et sœurs qui ne sont autres que les nouveaux et les futurs patients du Covid-19.
Oui, ils ne devraient pas rester indifférents aux difficultés de toute une population impuissante.
Par ailleurs, c’est le lieu de préciser que la plupart de ces établissements hôteliers existent grâce à l’État guinéen qui leur a accordé des facilités pour leur implantation. Toute chose qui devrait leur rappeler la nécessité impérieuse liée à leur collaboration avec l’État guinéen pour régler cette épineuse problématique.

Le principe d’utilité publique oblige la réquisition des hôtels!

Vu que le temps passe très vite et que le besoin ne fait que s’accroître au jour le jour, il va falloir que le pouvoir public passe à l’application immédiate de la notion et du principe de l’utilité publique approuvée par les lois de la République. Ce principe devrait permettre à l’État de réquisitionner des établissements hôteliers mieux indiqués à être utilisés pour héberger les patients du Covid-19 qui n’auront pas de place dans les centres hospitaliers actuels.

Ce principe fondamental reconnu par notre constitution dans son code foncier et domanial, article 55 et suivants, permettrait au pouvoir public d’obliger les propriétaires des hôtels à lui céder leurs hôtels dans un but d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité.

Oui, la sauvegarde des vies humaines menacées par le Covid-19 est au-dessus de toute autre considération, tout autre intérêt et toute autre prétention.

Autrement dit, aucun établissement ne pourrait être plus important que la vie d’un seul guinéen voire les vies de toute la population guinéenne.

Certes, cette réquisition serait considérée comme une contribution de qualité attendue de la part de ces établissements hôteliers dans la lutte contre le Covid-19.

Par les temps qui courent, tout refus de la part des propriétaires desdits établissements devrait leur valoir des poursuites devant les juridictions compétentes du pays.

« La contamination pourrait être mieux maîtrisée »!!

L’hébergement des patients du Covid-19 dans les hôtels contribuerait à mettre fin à la fuite des cas confirmés. Il encouragerait également les citoyens de revenir vers l’ANSS pour se soigner en lieu et place de leur domicile. Toute chose qui contribuerait à limiter voire à contrer la contamination.

« Le financement de l’utilisation des sites hôteliers ne connaîtra aucune souffrance »!!

 Quant aux conséquences financières de la réquisition de ces hôtels, le pouvoir public pourrait valablement les intégrer dans son plan de riposte révisé. Aussi, les contributions citoyennes à travers les chaînes de solidarité devraient être utilisées pour indemniser les propriétaires.

Sûrement la population guinéenne resterait reconnaissante de ce geste si humain et si patriote de la part des établissements hôteliers qui mettront volontairement leurs installations au compte de l’ANSS pour servir de sites.

En tout état de cause, tous ensemble levons nous pour soutenir les patients du Covid-19 et sauver la Guinée! 

God bless la Guinée. 

Professeur Koutoubou Moustapha SANO 

PhD in Laws

 

Guerre civile : Les appels se multiplient pour une trêve à l’occasion du ramadan

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L’Allemagne, la France, l’Italie et le haut représentant de l’Union européenne appellent à une « trêve humanitaire » en Libye à l’occasion du mois sacré de Ramadan qui a débuté vendredi dans le pays.

« En ce début du mois de ramadan, nous souhaitons unir nos voix à celles du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et de sa représentante spéciale par intérim pour la Libye, Stéphanie Williams, dans leur appel à une trêve humanitaire en Libye », soulignent-ils dans un communiqué conjoint.

« Le conflit se poursuit avec la même intensité et les développements des dernières semaines suscitent des inquiétudes accrues, en particulier pour la population libyenne, qui souffre depuis trop longtemps », regrettent-ils.

« Nous appelons l’ensemble des acteurs libyens à s’inspirer de l’esprit du ramadan, à s’engager dans une reprise des discussions sur un véritable cessez-le-feu »et « à unir leurs efforts face à l’ennemi commun que représente le risque d’extension de la pandémie (de nouveau coronavirus, ndr), dans l’intérêt de l’ensemble du pays », concluent-ils.

Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée aujourd’hui par une lutte de pouvoir entre Khalifa Haftar, homme fort de l’Est libyen, et le GNA, basé à Tripoli et soutenu par l’ONU.

Le maréchal Haftar tente depuis un an de s’emparer de Tripoli, et le conflit a fait jusqu’ici des centaines de morts, dont des dizaines de civils, ainsi que plus de 200.000 déplacés.

La Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul) a récemment dénoncé une escalade dans les violences en Libye, dont des actes de représailles dans des villes de l’ouest du pays, conquises par les forces du Gouvernement d’union nationale (GNA).

 

Tibou Kamara démissionne de l’Assemblée nationale

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Le Ministre d’État, Ministre de l’Industrie, des PME et Conseiller Spécial du Chef de l’État,  démissionne de l’Assemblée nationale au regard du régime d’incompatibilité des deux fonctions.

Lisez sa lettre adressée au président de l’assemblée nationale

Habib

Coronavirus: la Guinée enregistre 77 nouveaux cas

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La Guinée a franchi dimanche la barre symbolique des 1.000 contaminations par le nouveau coronavirus. La maladie Covid-19 semble progresser rapidement en Guinée malgré l’instauration d’un couvre-feu et l’obligation du port du masque.

« Nous avons enregistré pour les seule journée d’aujourd’hui  77 nouveaux cas, qui font au total 1.240 cas positifs et malheureusement 7 décès », a déclaré le porte-parole de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), l’organe officiel de gestion de l’épidémie, Sory Keïra. L’information a été confirmée sur Twitter en fin de soirée par l’ANSS, qui précise que 269 personnes ont été déclarées guéries.

 

 

 

Guillaume Soro condamné à 20 ans de prison

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Guillaume Soro a été condamné à 20 ans de prison et 4,5 milliards de francs CFA d’amende pour « recel de détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux « par le tribunal correctionnel d’Abidjan.

Le tribunal a retenu le fait que Soro a acheté, en 2007, sa maison sise dans la capitale économique ivoirienne avec de l’argent public détourné. Celle-ci a, du reste été confisquée par la justice qui a assorti la condamnation d’une privation de ses droits civiques pour une durée de 5 ans.

Un nouveau mandat d’arrêt international contre Soro a été émis par la justice ivoirienne.
Le procès de Soro qui s’est déroulé pendant plusieurs heures a été marqué par le boycott de ses avocats. Ces derniers ont commis une erreur grossière car ils auraient pu atténuer la peine, même si les faits reprochés à Soro sont d’une extrême gravité. Ils pourraient se rattraper en appel, si jamais ils en interjetaient un.

Cette lourde condamnation met un coup d’arrêt brutal à la carrière politique d’un homme qui semblait si bien parti. Il a surestimé ses forces et a provoqué un bras de fer que le réalisme politique et/ou le simple bon sens lui aurait dicté d’éviter.

Assemblée nationale : Kondiano passe la main à son successeur Damaro

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La cérémonie de passation de service entre Dmaro et son prédécesseur, Claude Kory Kondiano, s’est  tenue  à huis clos dans la salle des actes du palais du peuple, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters sur place.

La cérémonie est présidée par Mohamed Lamine Fofana, ministre d’État de la justice et conseiller du président de la République chargé des relations avec les institutions républicaines. Elle connait la présence des hauts cadres de l’administration parlementaire.

Dans la salle, à côté des deux principaux concernés, on note également la présence des vice-présidents, de quelques secrétaires du bureau de l’Assemblée nationale. Au niveau de la questure, l’on note la présence du questeur sortant chargé des finances, Abdoulaye Bernard Sylla et celui entrant, Michel Kamano, ancien président de la commission économique, financière, du plan et de la coopération du parlement.

Également, Zeinabou Camara, qui occupe la questure chargée du matériel est présente à la cérémonie qui enregistre en outre, la présence du président de la majorité parlementaire, Aly Kaba, et son homologue du groupe parlementaire Rassemblement des républicains, Dr Ibrahima Deen Touré.

Discours de Koundiano

Permettez-moi, tout d’abord, de louer le Tout Puissant Dieu de m’avoir donné l’opportunité de diriger pendant les six dernières années l’Assemblée Nationale de la 8ème législature de la République de Guinée.

Je saisis l’occasion pour remercier, tout en lui signifiant ma profonde reconnaissance à Son Excellence Monsieur le Président de la République, pour la confiance qu’il a placée en ma modeste personne en proposant à l’époque à notre Parti, le RPG Arc-en-Ciel, qui l’a entérinée, ma candidature au poste très prestigieux de Président de l’Assemblée Nationale de la 8ème législature.

Grâce à son appui et son soutien, ainsi qu’à ceux des membres du Bureau Politique et des cadres du RPG Arc-en-Ciel, grâce aussi à la bonne coopération des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale auquel vous apparteniez, Monsieur le Président, j’ai pu accomplir aisément ma mission en dépit de nombreuses difficultés auxquelles j’ai été confronté.

En effet, l’Assemblée Nationale de la huitième législature n’était composée que de neuf (9) députés expérimentés sur les cent treize (113) qui avaient effectivement siégé. En second lieu, la mouvance ne disposait, avec 59 députés sur 113, que d’une faible majorité. Ceci ajouté à cela explique les comportements de bien de nos collègues qui n’avaient pour objectifs que d’empêcher le fonctionnement normal de l’Institution en privilégiant les attaques contre des personnes au détriment des débats d’idées sains et constructifs. Vous faites partie, Monsieur le Président, de ceux des collègues de l’époque qui les ont interpelés pour les ramener à des meilleurs sentiments et vous avez été entendu par certains.

En dépit de tout cela, la 8ème législature a pu fonctionner normalement. Cela à cause de l’organisation que nous avons adoptée dès notre installation et de l’accompagnement dont nous avons bénéficié de la part de nos partenaires techniques et financiers pour l’élaboration et l’exécution du plan stratégique quinquennal duquel nous nous étions dotés.

Je ne reviendrai pas aujourd’hui sur le bilan de ce que nous avons fait ensemble pendant la durée de notre mandat.

Je dois seulement rappeler, pour ce qui est du projet de construction du siège de l’Assemblée Nationale que le dossier est maintenant complètement ficelé dans la mesure où les études de faisabilité sont entièrement terminées et que pour le suivi de son exécution, c’est l’État guinéen, représenté par le Ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine, qui est désormais l’interlocuteur direct de l’État Chinois.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Monsieur le Ministre d’État,

Mesdames, Messieurs,

Les travaux de réforme réalisés au cours de notre législature nous ont permis de doter notre pays d’une Assemblée Nationale normale dans la mesure où elle dispose maintenant d’une administration structurée, de textes structurants au contenu clair, d’agents de l’administration parlementaire aux profils compatibles avec ceux des postes disponibles dans l’Institution.

Il est évident que la perfection n’est pas de ce monde et que vous aurez, Monsieur le Président, à apporter des améliorations à ce que vous héritez de la huitième législature tant en ce qui concerne l’organisation de cette Administration que la part qui concerne les textes structurants et bien d’autres domaines.

 Monsieur le Président,

Honorables Députés,

 Je vous félicite vivement pour votre choix par notre Parti, le RPG-Arc-en-Ciel et son Président le Professeur Alpha CONDÉ pour diriger l’Assemblée Nationale de notre pays. Félicitations aussi et bonne chance à chacun des nouveaux élus. Pour la part qui vous concerne, vous avez une très longue expérience dans l’exercice de la fonction de parlementaire ;  il n’y a donc aucun doute que vous réussirez la mission qui vous est confiée ; surtout que dans votre discours au cours de la cérémonie d’installation de l’Assemblée Nationale de la neuvième législature, vous avez récité, avec beaucoup de conviction, la prière de Saint François d’ASSISE à DIEU pour la paix, l’union, la vérité, la foi, l’espérance, la lumière et la joie, toutes choses qui font actuellement défaut à notre pays. C’est signe que vous êtes disposé à contribuer à favoriser un dialogue inclusif pour un changement positif de cette situation. Je vous y encourage.

Je veux aussi féliciter les anciens députés reconduits et ceux d’entre eux qui viennent d’arriver dans cette haute Institution Constitutionnelle. Je tiens à leur rappeler ce que j’ai dit à certains d’entre eux en d’autres lieux  et en d’autres circonstances. Je le rappelle en insistant sur le fait que la fonction de député exige de lui un important travail personnel pour être à même d’être efficace dans le but de servir efficacement le peuple dont il est le représentant.

Je me dois aussi de remercier tous les Conseillers ainsi que les membres du personnel de mon Cabinet, auxquels s’ajoutent l’ensemble des agents de l’Administration parlementaire avec, à leur tête, Monsieur le Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale qui n’ont ménagé aucun effort pour m’accompagner dans l’exercice de cette fonction pendant six ans.

Je présente aux uns et aux autres des excuses s’il m’est arrivé de leur faire du tort. Mais je tiens à ce qu’ils sachent que si cela a pu arriver, ce fut pour des raisons indépendantes de ma volonté parce que je tiens beaucoup au respect d’autrui, au respect de ses intérêts, à la sincérité et à la qualité des rapports avec chacun. C’est mon attachement à ces valeurs qui m’a conduit à m’investir aux côtés de mes collègues de la huitième Législature pour créer, au profit de tous les travailleurs de l’Assemblée Nationale, les meilleures conditions de travail que leur envient aujourd’hui beaucoup de travailleurs de notre pays. Cela, non seulement parce que ceux d’entre eux qui sont les moins payés aujourd’hui touchent des salaires d’un montant égal aux salaires les plus élevés des agents des sixième et septième Législatures. S’y ajoute le fait que c’est avec notre Législature qu’ils ont, avec leur affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, acquis la couverture sociale.

Enfin, je remercie Monsieur le Ministre FOFANA avec qui j’ai éprouvé beaucoup de plaisir à collaborer tout au long de cette période. Je lui souhaite une bonne continuation et garderai de lui un excellent souvenir. Il en va de même pour tous mes anciens collègues auxquels j’ai déjà exprimé les mêmes sentiments à maintes reprises au cours de notre ‘’être ensemble’’ pendant plus de six (6) ans.

Monsieur le Président,

Honorables Députés,

Monsieur le Ministre d’État,

Mesdames, Messieurs,

Fortement affecté par le COVID19, notre pays traverse actuellement une période difficile.

Des efforts sont déployés par le Gouvernement, la communauté nationale et internationale pour vaincre la pandémie.

Mais cet objectif ne pourra être vite atteint que si ces acteurs sont accompagnés par les populations grâce au respect par elle des consignes des autorités gouvernementales et médicales comme cela se passe dans les pays comme Singapour, Hong Kong, la Corée du Sud, le Rwanda etc., où ce virus n’a pas pu prospérer jusqu’ici.

Cela étant dit, je me dois de rendre hommage à tous ces agents de la santé et leurs Chefs respectifs parmi lesquels Dr Sakoba KEITA et Dr Fatou SIKÉ, qui se battent pour sauver les vies humaines dans notre pays tout en risquant leurs propres vies.

J’ai une pensée particulière pour tous ceux que ce virus a déjà arraché à notre affection, notamment Maître Salif KÉBÉ, ancien Président de la CENI, Commissaire Victor TRAORE, Sékou KOUROUMA, ancien Ministre Secrétaire Général du Gouvernement. Que leurs âmes reposent en Paix ! Amen !

Il faut aussi craindre les conséquences de cette pandémie sur la situation économique du pays.

En effet, elle va inévitablement affecter toutes les activités génératrices de ressources mobilisables par les régies financières et les constellations du Trésor Public, le rythme d’exécution des projets d’infrastructures et de développement ; elle va réduire la capacité d’investissement du pays sur ressources propres.

Ce sont là, entre autres, ces conséquences qui vont affecter négativement la croissance économique projetée du pays pour les temps à venir.

Tout doit donc être fait pour que chacun de nous comprenne que nous devons tous accompagner le Gouvernement dans cette guerre qu’il a déclenchée contre le COVID19 pour en limiter les dégâts sur le pays.

Tel est, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables députés, Monsieur le Ministre d’État, le message que je tenais à vous livrer à l’occasion de cette cérémonie.

Je vous remercie !

Sans être long dans son intervention, Amadou Damaro Camara, le président de l’Assemblée nationale entrant, a dit que le maître a passé la main à l’élève. Il ajoute en exprimant sa joie de travailler avec Claude Kory Kondiano. Une collaboration qui n’a pas commencé à l’hémicycle d’ailleurs, selon Damaro.

Sidya est-il devenu monsieur ‘’je n’ai pas lu le document’’ Lu sur mediaguinee

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Vous voulez éclairer la lanterne des citoyens sur un sujet sensible de la République ou qui toucherait directement le Premier ministre Kassory Fofana, alors n’interrogez pas Sidya Touré. Le leader de l’UFR n’est jamais la bonne personne pour éplucher les dossiers économiques de ce genre. Il évite soigneusement d’en parler. Sa réponse est connue d’avance : “je n’ai pas encore lu le document ou je n’ai pas eu accès à ce document ou encore je ne l’ai pas lu ».

Ce matin, sur les GG, la surprise était encore grande. Invité à commenter la note technique de la Banque mondiale adressée au Premier ministre à propos du Plan de Riposte économique au Covid-19, M. Touré a opposé la même ritournelle: ”je n’ai pas encore eu accès au document”. Pendant ce temps, son service de communication en faisait déjà ses choux gras du scandale sur la toile. Sidya n’a-t-il vraiment pas lu ce document ? Etonnant !

COVID-19: Kassory s’explique sur les « commentaires de la Banque mondiale sur la riposte en Guinée »

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Conakry, 26 avril 2020 – Le Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofanan confirme avoir reçu, en date du 21 avril 2020, des commentaires de la Banque mondiale (BM) sur le plan de riposte du gouvernement. Ces commentaires suscitent de très nombreuses réactions dans la presse.

Ainsi, pour éclairer l’opinion et garantir la transparence dans la gestion des affaires publiques économiques, la Primature tient à apporter des clarifications sur les points suivants :I. Sur la faiblesse de la projection anticipée de la croissance économique :

1. L’hypothèse retenue dans le plan de riposte économique du Gouvernement est une contraction (ou baisse) de « seulement » 0,7% du PIB. Nos partenaires de la Banque mondiale estiment, sans donner d’estimation quelconque, que cette projection est timide et de ce fait la pandémie devrait affecter plus négativement la croissance économique.

La Primature assume, et a déjà eu l’occasion de le dire, que le plan de riposte du Gouvernement repose sur des hypothèses conservatrices. Dans son discours du 6 avril, le Premier ministre a indiqué que le Gouvernement ne souhaitait pas faire des annonces fantaisistes. Il fallait de ce fait reposer le plan de riposte sur des hypothèses macroéconomiques réalistes et crédibles.

Ainsi cette première phase du plan de riposte couvre la période d’avril à décembre 2020, avec une sortie de crise projetée pour juin 2020. Le Premier ministre a par ailleurs fait remarquer que le plan de riposte st conçu dans une perspective dynamique, donc sujet à ajustement au fur et à mesure de l’évolution de la crise. La plupart des pays procèdent ainsi. L’Allemagne, par exemple, dont le premier plan date d’il y a plus d’un mois, vient de le compléter par des mesures additionnelles cette semaine.

Aucun Gouvernement, aucune institution (y compris la Banque mondiale), ne peut aujourd’hui prédire avec une marge d’erreur tolérable ce que devrait être la dimension de l’impact négatif de la crise sanitaire sur l’activité économique. Des projections macroéconomiques plus robustes provenant d’institutions aussi crédibles que le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) ont déjà été revues plusieurs fois en l’espace de quelques semaines, signe de la difficulté de l’exercice.

2. C’est à dessein que le détail opérationnel du fonctionnement du fonds spécial COVID19 n’a pas été indiqué dans le plan, parce que le plan de riposte n’est pas le lieu d’un tel exercice, lequel lesministères compétents, en l’occurrence l’économie, le budget et la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), sont en train de travailler.

3. Pour ce qui concerne le fonds destiné à appuyer les groupements d’intérêt économique (GIE), il reste clair qu’un travail d’évaluation est en cours. Une remontée d’informations est attendue des ministères et institutions en charge (finances, BCRG, APIP, notamment) pour arbitrage final du Premier ministre.

II. Sur la protection sociale, en particulier sur le plan d’urgence de l’ANIES :

La composante sociale du plan d’urgence du Gouvernement est portée par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES), qui est soutenue, et nous nous en réjouissons, par la Banque mondiale à hauteur de 70 millions de dollars américains.

1. Les observateurs noteront que la Banque est ainsi le principal bailleur de fonds de la composante sociale du plan de riposte à travers l’ANIES. C’est à ce titre que les délais des procédures ont été raccourcis par la banque mondiale en vue du passage du dossier dès le mois prochain au conseil d’administration.

2. Comme indiqué dans le plan de riposte, le plan d’urgence de l’ANIES est financé par les économies réalisées par l’Agence sur son budget 2019, la réaffectation de 70% de son budget 2020 ainsi que par une partie du financement de la Banque mondiale et un apport du Gouvernement des Émirats arabes unis. C’est donc à ressources constantes que l’ANIES assure le financement de la composante sociale du plan de riposte économique du Gouvernement.

3. Pour ce qui concerne les transferts monétaires de l’ANIES, il est confirmé que lesdits transferts concernent les zones pilotes (une préfecture par région administrative et la zone spéciale de Conakry). Le détail concernant les mécanismes de réalisation des transferts est en cours de finalisation, à la lumière de la collecte de données économiques et sociales déjà réalisée par l’Institut national de la statistique (INS) et de la procédure de digitalisation en cours auprès de la multinationale française IDEMIA.

Il convient également de rappeler que sur le budget total de 439 milliards GNF, les transferts monétaires représentent à eux seuls 428 milliards GNF, soit 97% du budget total. Le Gouvernement confirme que, à compter de ce mois de juin 2020, 240 000 ménages (soit 1,6 million de Guinéens) toucheront 25 dollars par mois et par ménage sur les ménages pilotes identifiées. Si davantage de ressources venaient à être mobilisées, des zones autres que celles actuellement identifiées seraient ajoutées au nombre des bénéficiaires.

III. Sur l’estimation du secteur de l’énergie :

Le plan de riposte accorde la gratuité de l’eau et de l’électricité aux abonnés au tarif social.

La Primature a constaté, avant même la réception des commentaires de la Banque mondiale, que les données fournies par le ministère chargé de l’Energie sont erronées. Dès la publication (nécessitée par l’urgence) du plan, le cabinet du Premier ministre a parallèlement demandé à EDG de revoir les données et de fournir des éléments précis sur le nombre d’abonnés au tarif social, les montants théoriques facturés et les montants effectivement recouvrés. Ce travail de reprofilage a permis, à la date du lundi 20 avril 2020, soit avant le courrier de la Banque mondiale, de situer le niveau de la prise en charge de la gratuité pour les abonnés au tarif social de l’électricité à 126 milliards GNF (et non 456 milliards GNF comme précédemment indiqué par le ministère de l’Energie) pour le trimestre couvert par le plan de riposte. Ce chiffre de 126 milliards GNF est maintenant confirmé dans le plan de riposte et met en cause l’estimation elle-même erronée contenue dans les commentaires de la Banque mondiale.

En conclusion, les insinuations suivant lesquelles la Banque mondiale aurait rejeté le plan de riposte économique du Gouvernement sont absolument fausses et infondées. Il y a lieu de rappeler que la composante sociale du plan de riposte est financée à hauteur de 30 millions de dollars (sur les 45 millions du plan d’urgence de l’ANIES) par la Banque mondiale.

Par ailleurs, en guise de soutien encore plus fort du plan, la Banque mondiale a demandé aux autres projets à capacité de décaissement faible d’orienter une partie de leurs ressources vers l’ANIES.

La Primature rappelle enfin qu’un plan de riposte économique a un caractère dynamique, et que ses hypothèses continueront d’être ajustées sur une base bimensuelle en fonction de l’évolution de la crise sanitaire et de la situation économique.

La Cellule de Communication du gouvernement

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