Covid-19 : 98 nouveaux cas confirmés selon l’ANSS
L’ANSS a annoncé ce dimanche 26 avril 2020 98 cas confirmés et 225 guéris

L’ANSS a annoncé ce dimanche 26 avril 2020 98 cas confirmés et 225 guéris

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu une visioconférence le 23 avril pour évoquer l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la sous-région. Ils ont notamment choisi le Nigérian Muhammadu Buhari pour coordonner les efforts de l’organisation.

C’était une première : un sommet de la CEDEAO par visioconférence, à l’initiative de Mahamadou Issoufou, président en exercice de l’organisation ouest-africaine. Le chef de l’État nigérien a échangé jeudi 23 avril derrière son écran avec ses homologues de la sous-région au sujet de l’évolution et des effets de la pandémie de Covid-19.
Étaient connectés les présidents béninois, Patrice Talon, burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, cap-verdien, Jorge Carlos Fonseca, ivoirien Alassane Ouattara, gambien, Adama Barrow, ghanéen, Nana Akufo-Addo, guinéen, Alpha Condé, bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló (officiellement reconnu lors de ce même sommet), libérien, George Weah, malien, Ibrahim Boubacar Keita, nigérian, Muhammadu Buhari, sénégalais Macky Sall, sierra-léonais Julius Maada Bio et togolais Faure Gnassingbè.
Avec J.A
Quoiqu’il en soit guineevision.info vous donne en exclusivité la lettre envoyée à l’UE et à la CPI:
Le 22 mars 2020 s’est tenu en République de Guinée un double scrutin aux fins, d’une part de renouveler le mandat de l’Assemblée nationale, venu à terme le 28 décembre 2019, d’autre part, d’adopter par voie référendaire une réforme constitutionnelle dans le seul but de permettre au Président Alpha CONDE de briguer un troisième mandat à l’élection présidentielle d’Octobre 2020, ce que la Constitution actuelle lui interdisait, en application au surplus, d’une règle commune adoptée par la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest – la CDEAO dont la Guinée est membre.
Elu dans des conditions controversées, pour la première fois le 7 novembre 2010, il sera réélu le 10 octobre 2015.
Dans un rapport rendu public le 13 novembre 2019, l’ONG Amnesty International a souligné qu’au cours de cette période, plus de 421 personnes ont été tuées et des milliers d’autres blessées lors de manifestations politiques ou sociales en Guinée.
La violence excessive des forces de l’ordre, forces armées, de gendarmerie et de polices confondues, exercée dans la plus totale impunité, et la répression y afférente se sont amplifiées depuis le mois d’octobre 2019, date de l’annonce de la tenue de ce double scrutin.
Malgré les avertissements unanimes de la communauté internationale dénonçant le fait que les conditions d’organisation de ce double scrutin constitueraient une violation grave des règles démocratiques d’un Etat de droit, les autorités guinéennes, contre toute raison, en maintenaient le principe et la tenue.
En effet, le droit de suffrage a pour corollaire, dans la conception de la démocratie pluraliste, la tenue d’un scrutin garant de la libre expression de l’opinion du peuple, ce qui implique que le fichier électoral, qui en est l’assise matérielle, reflète fidèlement le corps des citoyens en droit de voter et d’être consultés dans le cadre d’élections et/ou d’un suffrage.
L’Organisation Internationale de la Francophonie – OIF – a contrôlé la compatibilité du fichier électoral, géré par la CENI, avec l’intégrité et l’effectivité de la procédure électorale concernant le double scrutin.
Son rapport, accablant, critiquait très sévèrement le fichier électoral, dans sa constitution, son état et sa tenue et préconisait d’en éliminer près de 2.500.000 d’inscrits, soit quasiment un tiers du corps électoral !
L’Organisation relevait d’autres irrégularités tels que des doublons persistants, des électeurs avec plusieurs cartes, des mineurs inscrits sur les listes électorales et le fait que, après épuration du fichier, 2.000.000 d’électeurs inscrits sur les 5.000.000 restants auraient pour seul pièce justificative une attestation contresignée.
Le rapport observait également une concentration d’anomalies dans la région de Kankan en Haute Guinée, réputée favorable au pouvoir en raison de l’homogénéité ethnique de sa population, en mettant en parallèle l’augmentation de la population en 5 ans – + 54 % – avec le faible nombre de décès – 0,44 % – au cours de la même période.
Les conclusions de ce rapport ont été reprises par la communauté internationale et à la suite l’Union africaine, la CDEAO, l’OIF et l’Union européenne, ont refusé d’envoyer des observations pour suivre le processus électoral.
Pour échapper aux conséquences politiques et financières d’un isolement total, les autorités guinéennes ont été contraintes de reporter à une date ultérieure le scrutin du 1er mars 2020.
Ce report a permis à la CDEAO de dépêcher une mission d’experts dont le rapport reprendra les conclusions de l’OIF avec suppression du fichier électoral des 2.500.000 électeurs inscrits frauduleusement.
Le 22 mars 2020, contre toute raison – situation politique intérieure tendue à l’extrême, propagation du coronavirus, condamnations internationales – les autorités guinéennes organisaient le double scrutin.
Il se déroulera en milieu clos, hors la présence d’observateurs neutres aptes à contrôler que le fichier électoral avait été effectivement épuré.
Cette exigence d’un contrôle neutre et objectif de l’état réel du fichier électoral était d’autant plus nécessaire que l’OIF avait affirmé dans son rapport que « la CENI ne dispose pas d’une structure technique professionnelle indépendante des aléas politiques ».
Le bilan des violences électorales et post électorales du double scrutin est très lourd :
Ce bilan a pour cause l’usage d’une force excessive, indue et illégale par les unités de l’armée, de la gendarmerie et de la police qui n’hésiteront pas à tirer à balles réelles sur les opposants au double scrutin.
A l’origine de ce climat de guerre civile et de violences, on trouve les déclarations du chef de l’Etat et des représentants de la mouvance présidentielle qui ont multiplié depuis le mois d’Octobre les appels à la violence, aux divisions et aux confrontations ethniques comme à Nzérékore.
Dans un tel contexte, les résultats de ce double scrutin sont dénués de toute crédibilité.
Le manque total de sérieux de cette consultation, organisée selon des méthodes en vigueur en Union Soviétique et en Corée du Nord, a été dénoncé par la France et l’Allemagne dans une déclaration commune, l’Union européenne et les Etats Unis dont l’Ambassade en Guinée a souligné : « à la lumière de nos observations et au regard des rapports du gouvernement faisant état de la fermeture et de la destruction de bureaux de vote, le taux de participation – 61,18 % – et les résultats proclamés – 91,59 % de oui au projet de réforme constitutionnelle – suscitent des interrogations portant sur la crédibilité du scrutin ».
Il en résulte que depuis le mois d’Octobre 2019, les homicides commis à grande échelle dans le cadre d’une répression meurtrière, les disparitions forcées, les attaques systématiques et généralisées, sur la base de critères ethniques, contre la population civile sont autant de crimes contre l’humanité passibles de la Cour Pénale Internationale (CPI).
Les actes de violence et d’intimidation commis contre les journalistes, les professionnels des médias et les représentants de la société civile, les détentions arbitraires constituent également des violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme et il sera rappelé ici que la République de Guinée figure à la 101e place sur 180 pays au classement de la liberté de la presse de 2019.
Il n’est pas possible d’accepter la perpétuation de tels faits sauf à considérer que certaines autorités publiques peuvent impunément s’exonérer des obligations impératives tirées des règles et des principes de l’ordre public international.
Les responsables de la situation actuelle et des crimes commis au cours de la période considérée sont :
Dans les faits, il est de l’ordre de l’évidence que les autorités guinéennes se sont affranchies, avec un rare mépris, des conseils, recommandations et avertissements prodigués notamment par les Nations-Unies, l’Union européenne, les Ambassades des Etats-Unis et de la France, dans une déclaration commune du 5 novembre 2019, et la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, qui a relevé, de son côté, notamment que, dès les 14 et 15 octobre 2019, les forces de sécurité « n’ont pas respecté les normes et standards internationaux en matière d’usage de la force ».
Par voie de conséquence, il convient désormais pour prévenir les violations futures des droits de l’homme de punir les responsables de ces actes répréhensibles, aux fins de les contraindre à respecter les obligations qui leur incombent en vertu du droit international, y compris le droit international humanitaire, le droit des droits de l’homme et des instruments internationaux (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, Pacte international des droits civils et politiques, Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, Accords de Cotonou) qui en assurent la protection,
C’est pourquoi, il est demandé à la Commission de prononcer le gel des avoirs qui sont détenus ou contrôlés, directement ou indirectement par les personnes désignées ci-dessus ou par des personnes ou entités agissant pour leur compte ou sous leurs ordres, ou par des entités détenues ou contrôlées par eux et de leur interdire tous voyages et/ou déplacements, quel qu’en soit le motif ou la cause sur le territoire de l’Union.
Dans la soirée d’hier, la triste nouvelle du décès survenue des suites de maladies de l’illustre Hadja Kadé Diawara venait frapper de plein fouet le monde culturel guinéen.
Le Ministère des Sports, de la Culture et du Patrimoine Histoire, comme annoncé un peu plus tôt, a dans un communiqué donné le programme des obsèques de la défunte Hadja Kadé Diawara, qui sera le suivant :
« Dimanche 26 avril 2010 à 10 heures, levée du corps à la morgue de l’hôpital Ignace Deen, dans la stricte intimité en raison de l’urgence sanitaire en vigueur, suivie de l’inhumation au cimetière de Cameroun. »
« Les condoléances seront reçu aux 622 33 06 31 / 622 52 34 15 / 628 10 20 12. »
Ci-dessous l’intégralité de ce communiqué.

Aïs Bah
Hadja Kadé Diawara n’est plus. L’archange du Manding a replié ses ailes, pour citer Fodé Tass Sylla de la RTG. C’était hier vendredi à l’hôpital Ignace Deen de Conakry. L’autre grand nom de la Culture guinéenne Justin Morel Junior, ancien ministre qui a surnommé la défunte “l’Archange du Manding” dit être encore dans la douleur.
Dans un tweet, JMJ, comme l’appellent affectueusement ses fans, a dit que son “cœur saigne encore…La perte est énorme et ma douleur immense”
Après la disparition de l’une des icônes de la musique guinéenne et mandingue en particulier, Hadja Kadé Diawara, les réactions des artistes, journaliste et personnalité publique fusent partout. Une parmi elles a retenu notre attention, c’est celle de Justin Morel Junior.
Celui qui avait baptisée la voix d’or KD « l’archange du Mandingue« , JMJ a dans un tweet exprimé sa douleur d’apprendre son décès, survenu ce vendredi 24 avril 2020.
Dans le même registre, l’ancien ministre n’a pas manqué de qualificatifs à l’endroit de cette diva. …l’inoxydable Kade Diawara. Voix cristalline et registre puissant, reine des arpèges, Kade avait convaincu les plus exigeants » a-t-il mentionné.
Pour finir, le journaliste et écrivain Guinéen, J. Morel Junior, promet une réponse aux curieux qui veulent savoir pourquoi il l’a nommé « Archange du Mandingue », mais pour l’heure son cœur saigne.
« Beaucoup d’internautes m’écrivent pour savoir pourquoi j’ai nommé #KadéDiawara, « L’Archange du Manding, celle dont les initiales(KD), nous ramène phonétiquement à son prénom: Kadé ! Demain, je vous l’expliquerai. Mon #cœur saigne encore…La perte est énorme et ma douleur immense »
Justin MOREL Junior@justinmoreljrBeaucoup d’internautes m’écrivent pour savoir pourquoi j’ai nommé #KadéDiawara, « L’Archange du Manding, celle dont les initiales(KD), nous ramène phonétiquement à son prénom: Kadé ! Demain, je vous l’expliquerai. Mon #cœur saigne encore…La perte est énorme et ma douleur immense
Ibrahima Sory Diallo
Près de quatre mois après les résultats contestés de la présidentielle bissau-guinéenne du 29 décembre 2019, dont Umaro Sissoco Embaló avait été proclamé vainqueur par la commission nationale électorale (CNE), la CEDEAO a annoncé mercredi qu’elle reconnaissait sa victoire, tout en demandant la nomination d’un nouveau Premier ministre.
« Face à la persistance de ce blocage et après analyse approfondie de la situation politique du pays, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont décidé de reconnaître la victoire de Monsieur Umaro Sissoco Embaló», dit, dans un communiqué publié mercredi 22 avril, l’organisation régionale, médiatrice dans les crises chroniques qui secouent la Guinée-Bissau.
Le président de la conférence des chefs d’État de la CEDEAO, le président nigérien Mahamadou Issoufou, a « salué la présence parmi nous du président Umaro Sissoco Embaló » lors d’une visio-conférence sur le Covid-19 jeudi, selon le texte de son discours.
La proclamation de la victoire d’Umaro Sissoco Embaló, début janvier par la CNE avec 53,55% des voix, avait été vivement contestée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), vainqueur des dernières législatives. Son président et candidat, Domingos Simões Pereira, dit DSP, avait saisi la Cour suprême pour demander un recomptage des voix du second tour. L’instance avait à plusieurs reprises demandé à la CNE de procéder à la vérification des procès-verbaux, donnant lieu à un bras de fer entre les deux organisations.
Fin février, après une tournée dans plusieurs pays du continent où il dispose de nombreux soutiens, Umaro Sissoco Embaló avait organisé son investiture pour succéder à José Mário Vaz. Il s’était dans la foulée installé au palais présidentiel de la place des Héros de la Nation, faisant fi de l’absence de décision définitive de la Cour suprême sur les recours introduits par DSP, qui dénonce toujours des fraudes électorales.
Avec J.A
Le conseil d’administration du FMI a approuvé le décaissement de 886,2 millions de dollars pour aider la Côte d’Ivoire à faire face aux besoins urgents de financement engendrés par la pandémie de Covid-19.
Alors que le FMI avait délivré, en décembre 2019, un satisfecit global à la Côte d’Ivoire, dont les perspectives économiques étaient favorables, avec une croissance attendue de 7,5 % pour 2020 et un renforcement de la discipline budgétaire, la pandémie de coronavirus a bouleversé la dynamique.
Son impact sera considérable, et les perspectives à court terme se détériorent rapidement, prévient l’institution qui estime cependant que « les autorités ivoiriennes ont riposté promptement à la pandémie en s’appuyant sur un plan médical d’urgence et un plan ambitieux de politiques économiques visant à apporter un soutien ciblé aux populations vulnérables et entreprises touchées par la pandémie ».
Des aides plus importantes que le plan initial
Dans le cadre de son plan de riposte, l’institution a approuvé, le 17 avril, un décaissement de 295,4 millions de dollars au titre de la Facilité rapide de crédit, c’est-à-dire sous forme de prêt à taux 0 remboursable en dix ans, et un décaissement de 590,8 millions de dollars au titre de l’instrument de financement rapide (IFR), un crédit qui doit être remboursé entre trois et cinq ans.
Avec J.A
Le remède d’une maladie particulièrement une pandémie a des composantes interdépendantes et interconnectées. Il s’agit entre autres des composantes matérielle et physique, de la composante psychologique et psychique et de la composante spirituelle et religieuse. Les scientifiques accentuent les recherches et développent les techniques afin de trouver un remède matériel devant soigner la composante physique de la pandémie, alors que les psychiatriques ponctuent leur démarche sur la composante psychologique.
Quant aux religieux, ils se tournent vers le Ciel pour implorer Son aide à éliminer la composante spirituelle.
Ils se prosternent également devant Le Maître de l’univers pour demander Son pardon, Sa pitié et Son intervention afin de sauver Ses sujets souffrant d’une pandémie causée par l’une de Ses créatures.
Aussi, ils s’inclinent devant Le Guérisseur en vue d’insuffler aux scientifiques la capacité de découvrir le remède.
Au même moment, ils implorent la grâce divine afin de permettre aux psychiatres de dorloter le déséquilibre mental et psychologique causé par la pandémie.
Ceci étant, il va de soi que ces démarches responsables physique, psychologique et spirituelle devraient se compléter et se renforcer.
La synergie entre ces trois paramètres est indispensable et obligatoire dans la mesure où aucune d’entre d’entre-deux ne pourrait à lui seul éradiquer cette pandémie.
En effet, tous ces paramètres sont des victimes de la pandémie.
À l’évidence, les victimes de cette maladie ne sont pas seulement les êtres humains mais aussi les lieux de culte notamment, les synagogues, les églises et les mosquées.
Et pour cause, ces lieux de culte, sans exception, ont tous, pour la première fois, formé leur porte devant les fidèles. Elles ne fonctionnent plus comme avant.
Oui, des mois durant, les scientifiques du monde continuent à intensifier les recherches et à mener les enquêtes devant aboutir à la découverte à la fois d’un remède et d’un vaccin.
Aussi, les hommes de Dieu de toutes les confessions confondues sont debout pour implorer l’assistance divine absolue aux scientifiques et aux chercheurs dans leur démarche visant à éradiquer définitivement cette maladie.
Il faut s’en convaincre, la lutte scientifique et spirituelle ne prendra pas fin tant qu’il y aura un seul patient du Covid-19 dans le monde.
À cet effet, il va de soi d’interpeller davantage tout un chacun notamment les politiques responsables et conscients afin de privilégier la protection des vies humaines menacées à chaque seconde par cette pandémie.
Conséquemment, aucune priorité de la vie ne devrait primer sur cette priorité indiscutable et incomparable.
D’où la nécessité d’accroître le soutien morale, financier, matériel et logistique aux efforts scientifiques et techniques.
Oui, si le respect strict des gestes barrières exigent la fermeture des lieux de culte notamment les mosquées, il importe, cependant, d’insister auprès des fidèles musulmans sur l’importance et la nécessité de faire les prières de nafilah à domicile tout en observant la distanciation sociale et en multipliant les invocations pendant ce mois saint de Ramadan.
En réalité, les écritures saintes nous enseignent que notre Créateur aurait promis d’exaucer incessamment les prières et les supplications de Ses sujets pendant des moments spécifiques où ils deviennent plus proches de Lui et plus soumis à Ses ordres.
L’un de ces moments particuliers est le jeûne du mois de Ramadan.
Oui, le jeûne du Ramadan représente la sommité de la soumission et de l’obéissance de l’être humain à Son Créateur. Cela est dû au fait que seuls celles et ceux qui ont atteint certains niveaux de croyance et de conviction pourraient décider de s’abstenir librement de manger, de boire et de commettre des péchés.
Pour récompenser cette abnégation et obédience, Le Seigneur a fermement promis d’exaucer les prières de Son sujet lorsqu’il s’apprête à couper son jeûne. Autrement dit, toutes les invocations au moment de la rupture du jeûne sont susceptibles d’être exaucées et agréées.
À cet effet, le moment ne peut être mieux indiqué qu’à présent pour mettre à profit le jeûne musulman en priant à la fois pour le repos de l’âme de toutes les victimes du Covid-19 à travers le monde, le rétablissement des patients alités dans les centres hospitaliers et dans les maisons ainsi que la protection de toute l’humanité.
Aussi, le moment est opportun pour plus de deux milliards de fidèles musulmans sur la planète de maudire à chaque rupture du jeûne ce microbe si ravageur et si cruel.
Oui, les fidèles musulmans devraient mettre à profit les 30 jours de jeûne du Ramadan pour prier avec dévotion et conviction pour l’élimination de ce germe si violent et si brutal.
Oui, l’espoir est permis que d’ici la fin de ce mois béni du Ramadan notre Seigneur, Le Clément, aidera Ses sujets à s’en débarrasser.
Puisse L’Éternel exaucer toutes les prières, les supplications et les invocations de Ses Esclaves que nous sommes.
Puisse Le Souverain des souverains accepter notre jeûne.
Je vous souhaite à toutes et tous Ramadan Moubarak!!
Koutoubou Moustapha SANO
PhD in Laws
L’encyclopédie musicale guinéenne, la voix limpide pure et inoxydable Hadja Kadé Diawara a consacré sa vie entière à porter haut et fort le répertoire musical guinéen. « L’archange du Manding » comme l’appelle affectueusement Justin Morel Junior, a donné son corps et âme pendant 53 ans pour la défense du riche patrimoine culturel guinéen à travers la musique. Aujourd’hui, âgée de plus de 79 ans, et malgré ses problèmes de santé récurrents, la vieille dame se dit toujours prête pour la valorisation de la culture guinéenne et africaine.

Pour ainsi donner le ton musical à la recherche de solution pour une réconciliation nationale, la Mama Africa Kadé Diawara a sorti un dernier opus le 28 septembre 2011 et c’est le Palais du Peuple qui a abrité la sortie de l’album de 10 titres intitulé « La Guinée Alou Barka » ou « Merci la Guinée » en guise d’au revoir et de remerciement de la vieille mère Kadé.
La maman nationale de la musique guinéenne, Kadé Diawara a choisi par coïncidence la nuit du 2 octobre 2011, date anniversaire de notre indépendance pour fêter le jubilé de celle qui, 53 ans durant au service de la culture, a bercé plusieurs générations et continue à le faire à travers sa voix légendaire, la qualité de ses messages et surtout avec des titres « Bo, Fadakoudou, Djinamoudou, Paya-paya, Nanibaly » et tant d’autres.
Cette sortie d’album concocté par le label Ninibou productions, a été l’occasion une fois encore pour la maman nationale, Kadé Diawara, de dire merci à cette Guinée qui l’a vue naître, 53 ans de carrière, de vie, de service rendu à la culture. Kadé Diawara ressort le riche répertoire du Manding accompagné d’une mélodie purement traditionnelle. Avec des textes qui n’ont aucune ambiguïté de compréhension, elle s’engage sans nul doute via la musique à contribuer au renforcement de l’unité nationale, à magnifier le travail, à louer les vertus du dialogue social et de la paix. Et surtout, à semer l’amour dans le cœur des hommes et femmes. Un idéal qui selon elle, est gage certain d’une meilleure cohabitation entre les filles et fils de la Guinée.
Pour la petite histoire, née vers 1940 à Sangbarala, situé dans le Hamana profond précisément à Kouroussa, Kadé est issue d’une famille de Djély. Fille de Kerfalla et de Tiguidanké Doukouré, la jeune Kadé va très tôt épousée l’art. Dans sa tendre enfance, le virus de la musique va pénétrer ces veines.
Partout, Kadé va accompagner son frère Fodé, guitariste charmant sous l’œil vigilant de sa tante Naba. Pour la première fois de sa vie, la tante va lui donner l’opportunité de chanter à un mariage. Avec sa voix qui berce le cœur, Kadé va devenir une idole pour les foules et un stimulant pour ses camarades d’âges.
A l’occasion d’une tournée dans le pays profond pour la mise en place d’un ensemble instrumental national en 1958, El hadj Sidikiba Diabaté alors Directeur dudit ensemble et Emmanuel Kati, journaliste vont être séduits par la prestation improvisée du couple. Grâce à son titre fétiche « Malisadjô », le couple sera prié de regagner la capitale Conakry. Cette fois-ci, sous l’invitation du feu président Ahmed Sékou Touré. Voilà le ton donné pour une carrière à dimension nationale. Kadé Diawara a depuis continué à faire la fierté de la musique guinéenne
Une discographie riche en enseignement
La grande Kadé à ses actifs trois albums qui sont l’expression du riche patrimoine culturel africain de Guinée. Un ensemble de mémoire africain que garde cette femme. Son potentiel artistique, sa voix limpide et suave fait d’elle, la voix d’or africaine, bien sûr après celle du regretté El Hadj Sory Kandia Kouyaté. Pour sa première expérience solo, Kadé Diawara prendra le vol en destination de la Côte d’Ivoire en 1994 pour son premier album.
Avec un arrangement de Sékouba Bambino Diabaté, l’album « AN BÖ » va sortir sous le label de Ninibou productions. Un produit qui sera bien accueilli par le public et les critiques. Il a fallu atteindre neuf ans jour pour jour pour voir N’na Kadé repartir à Abidjan pour le deuxième opus. L’album « DJINA MOUSSO » va sortir avec cette fois-ci un arrangement de Kerfalla Kanté. Le mixage d’une mélodie et de textes murs, l’album va bénéficier de l’adhésion de plusieurs critiques.
Après, la carrière fut réduite au silence. Pendant onze ans, Kadé a lutté contre vent et marée. Il était difficile de croire que cette femme pouvait revenir sur la scène musicale. Eh ! bien, voilà celle qui, de par la qualité de ses productions, de par la sagesse de ses thèmes, le tout dans une galaxie de sonorité envoûtante et parfois langoureuse, défie l’imagination des hommes et la marche du temps.
Pourrait-on alors parler de retour ou de résurrection après une absence discographique de plus d’une décennie ? En tout cas, pour ceux qui connaissent le début de ce monument de la musique guinéenne, il n’y a l’ombre d’aucun doute qu’elle va encore marquer le temps. Avec ce troisième album, Kadé Diawara va certainement contribuer positivement à instaurer un climat de paix et de fraternité entre les guinéens. C’est un exercice difficile mais pas impossible pour notre maman.
Kadé Diawara est une source de connaissance, un monument pour la culture guinéenne voire africaine. Il est beau de bien faire, mais le faire à temps reste meilleur.
Bravo !