Mes chers compatriotes,

Le 23 mai de chaque année, le monde entier célèbre la journée internationale de la lutte contre la fistule obstétricale.

La fistule obstétricale, appelée par certains « maladie de la honte » est l’une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d’un accouchement ou d’une grossesse mal suivie ; elle provoque une fuite d’urine et/ou de matières fécales par l’organe génitale féminine et entraine à long terme des complications chroniques.

En Guinée, nombreuses sont ces femmes qui vivent avec une fistule obstétricale non traitée.  Ses victimes sont dans la plupart des cas condamnées à la dépression, à l’isolement social et à la conduite vers la pauvreté.

Depuis mon élection, à travers ma fondation Miss Mariam, je ne cesse de multiplier les efforts dans le cadre de la lutte contre cette maladie.

Sur le terrain, avec mon équipe, nous avons procédé à quelques rencontres de sensibilisation et effectué des dons dans certaines structures sanitaires.

Aujourd’hui, l’objectif majeur reste la prise en charge des femmes victimes de cette maladie à travers des interventions chirurgicales qui réussissent dans 90% des cas.

Force est de reconnaitre que la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de COVID-19 risque de compromettre tous les projets et efforts mis en œuvre dans le cadre de la prévention et l’élimination de cette maladie.

Ceci s’explique par les difficultés économiques, le débordement de certains systèmes de santé  par les cas de COVID-19, le confinement, la limitation des services fournis dans certaines structures sanitaires, la crainte de certaines femmes de s’exposer à la COVID-19 en se rendant dans les structures sanitaires, etc…

Cette année, le thème choisi pour la célébration de cette journée internationale est : Mettre fin aux inégalités entre les sexes – Mettre fin aux inégalités en matière de santé – Mettre fin à la fistule maintenant.

Ce message précis prouve à suffisance que bien avant même la pandémie de COVID-19, les femmes exposées à un risque de fistule étaient confrontées à d’énormes difficultés pour accéder à des soins de santé.

Aujourd’hui, certes la lutte commune des systèmes de santé demeure l’éradication de cette pandémie de COVID-19, mais les efforts pour mettre fin à la fistule obstétricale aussi doivent se poursuivre. Les centres de traitement et de suivi de la fistule obstétricale doivent bénéficier d’une attention particulière et en aucun cas doivent être négligés.

Dans le cas particulier de notre pays, j’invite  la représentation du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) qui est l’agence de l’ONU en charge des questions de santé sexuelle et reproductive et le gouvernement à assister matériellement et financièrement les différentes organisations engagées dans la lutte contre la fistule obstétricale pour qu’ensemble nous conjuguons un effort commun afin que cette maladie ne soit qu’un vieux souvenir pour les celles qui donnent la vie.

Je vous remercie

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