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L’opposition se cherche, tandis que le pouvoir se renforce : la faute à Alpha Condé ? (Tibou Kamara)

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Chacun avait pressenti que, quelle que soit l’issue du cycle électoral dans lequel le pays s’est engagé pour exercer sa souveraineté démocratique et marquer davantage son indépendance politique, quelque chose de nouveau, de différent allait se passer. Surtout que pour beaucoup, ce pari avec l’histoire était une épreuve difficile à surmonter, un horizon inaccessible pour un peuple qui, pourtant, a montré par le passé qu’il ne peut pas être soumis dans sa quête de liberté, ni ébranlé dans sa conquête d’une dignité pleine et entière.

L’ issue est sans doute celle que de nombreux observateurs et acteurs d’une vie politique, souvent mouvementée et toujours imprévisible, n’avaient pas souhaitée ou anticipée dans l’hystérie médiatique et les fausses certitudes acquises : la victoire qui est loin d’être symbolique du Professeur Alpha Condé, qui s’est fié à son instinct politique et a parié sur sa connaissance du peuple de Guinée, face à l’obession d’une alternance que d’aucuns croyaient inéluctable, dans un excès de confiance et un discours messianique aux accents guerriers.

Maintenant que l’étape électorale est terminée, la vie continue, chacun se pose la question légitime de sa place dans le pays et de son avenir avec le Président élu et son régime. Les soutiens et les partisans revendiquent la ‘’rétribution’’ de leurs efforts dans la lutte, celle de leur participation à la victoire, et, pour la plupart d’entre eux, aspirent à une récompense qu’ils jugent méritée. Les adversaires qui n’ont pas gagné comme ils s’y étaient engagés corps et âme en franchissant les limites admises, parfois en transgressant des Lois et valeurs communes, ne veulent plus attendre leur heure, chaque jour, plus lointaine.

Chacun a pu être témoin de la défiance du « tout pour le tout » des jusqu’au-boutistes, contre la posture du “impossible n’est pas Guinéen” des patriotes et démocrates anonymes, très majoritaires fort heureusement.

Le Président Alpha Condé, quant à lui, n’entend pas capituler devant ceux qui disent ” forcément avec nous”, ni céder à ceux qui menacent en scandant “jamais sans nous” !
Il veut plus que jamais, une Guinée avec tous les Guinéens dans la diversité politique et la cohésion sociale. Depuis le début de son mandat, loin des fureurs politiques habituelles, des clivages apparents, des rancoeurs tenaces, il discute, consulte, pour que chacun comprenne bien cette nécessité politique et cet impératif social.
C’est dans ce cadre qu’il a dépêché au Foutah, où les séquelles des confrontations pèsent encore lourdement, et le spectre de la stigmatisation politique hante encore maints esprits, une forte délégation conduite par le Ministre d’Etat El hadj Bah Ousmane. La démarche du Professeur Alpha Condé, qui vise à ce que tous acceptent de tourner la page, aussi bien les victimes que leurs bourreaux, est de permettre à tous, dans la maison commune Guinée, de vivre et travailler ensemble dans la paix et l’unité. Qui peut s’exclure ou s’opposer à cet élan fédérateur de la paix des braves et de l’unité nationale?

Certains politiques, auxquels il arrive très souvent de confondre leurs desiderata aux attentes de leurs cadres et militants, aux aspirations profondes des populations, semblent encore traîner les pas, s’ils ne sont pas simplement hostiles à cette noble entreprise du chef de l’Etat. Par leurs propos et leurs comportements en marge de cette opportunité de dialogue, de paix et de rassemblement de tous les Guinéens, ils rament à contre-courant.

Aucun politique, ni personne d’ailleurs, n’a le pouvoir de réfléchir pour tous, de décider du sort de chacun. A un moment oú à un autre, chacun fait ce qu’il croit être le plus juste et serait dans son intérêt. Qui fait exception à cela ?

C’est peut-être cela que le principal parti de l’opposition et son leader, El hadj Cellou Dalein Diallo, appréhendent, en prenant, d’ores et déjà, à témoin l’opinion à propos d’un prétendu projet du Président Alpha Condé de débaucher ses cadres et responsables, en lui prêtant l’intention de rayer l’UFDG de la carte politique.

En vérité, l’opposition politique, aussi bien que toutes les forces qui ont fait de l’échec d’un autre mandat pour le Professeur Alpha Condé pour les uns un défi, pour les autres comme leur raison d’être, vivent dans l’incertitude des lendemains qui ont tout l’air de déchanter et la précarité ainsi que l’insécurité de la défaite. Le climat de depression politique et de “sauve-qui-peut” qui ne dit pas son nom, pousse à un droit d’inventaire dans les états-majors des partis politiques, ce qui est l’occasion de débats internes houleux pour situer les responsabilités dans les contre-performances subies. Le leader, en premier, est montré du doigt et son leadership questionné, ses méthodes et stratégies sont critiquées et contestées, et suit une bataille rangée pour la succession devenant ainsi un enjeu pour tous, comme chaque fois qu’un parti perd aux élections. Ce qui provoque un malaise et des soubresauts, fragilise le leader et l’expose à tout, le rend vulnérable devant tout le monde. Ce sont les lois et cruautés de la politique par lesquelles Cellou Dalein Diallo et L’UFDG passent aujourd’hui. En réalité, c’est dans le parti que le feu couve.
En tout cas, le Professeur Alpha Condé qui sait que demain se prépare aujourd’hui, pendant que ses adversaires continuent à le brocarder et à caricaturer son régime, comme à leur habitude, lui, édifie, pierre après pierre, la Guinée réconciliée et plurielle dont nous rêvons, et pour cela laisse sa main tendue vers tous les Guinéens. Sans exclusive. L’efficacité politique l’y engage, la raison historique l’y oblige.

Tibou Kamara

USA : investiture du bureau de la Communauté guinéenne de New York

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Les Guinéens de Connecticut, de New Jersey et des cinq boroughs de New York étaient venus nombreux, le dimanche dernier, 18 juillet 2021, assister à la prestation de serment du nouveau président du bureau de la Guinean Community of America (GUICA), Elhadj Mamadou Adama Diallo.

C’est dans une salle bombée de monde et animée par le DJ Alpha que le grand journaliste Baldé plantera le décor.

A la loge officielle, il remarquera la présence d’une forte délégation de nos missions diplomatiques de New York et de Washington dont Mr. Alhassane Conté représentant de l’Ambassadeur Aly Diané de la Mission Permanente auprès des Nations Unies à New York, Aly Camara représentant de l’Ambassadeur de la Guinée à Washington, Kerfala Yansané et l’infatigable Abou Sakho, notre grand consul.

Aussi, pouvions-nous constater la présence du Sôti de Manden, du doyen Elhadj Kanté et de l’activiste Mory Kouyaté de la société civile.

D’autres personnalités comme Mohamed Chérif président de Manden, Ibrahima Loss Fofana l’humanitaire et des anciens présidents de la GUICA, Amadou Sara Diallo, Abdoul Diallo et Maka Bah ont tous honoré de leur présence cette cérémonie rendue grandiose et riche en couleurs par des belles guinéennes en uniforme chantant et dansant à la cadence des décibels du DJ Alpha.

L’honneur reviendra au Sôti de Manden, d’ouvrir la cérémonie d’investiture. Dans une brève allocution, Mohamed Baro souhaitera la bienvenue aux diplomates présents dans la salle et aux représentants des quatre régions de la Guinée.

Avant de déclarer ouverte la cérémonie d’investiture, le Sôti de Manden magnifiera le travail accompli par le président sortant Maka Bah et rappellera les travaux d’Hercule qui attendent le nouveau rentrant. « Elhadj Mamadou Adama Diallo devrait savoir désormais qu’il est le président de la Haute-Guinée, de la Basse-Guinée, de la Moyenne-Guinée et de la Guinée-Forestière » a-t-il conclu.

C’est dans un discours digne de son rang que le représentant de l’Ambassadeur Aly Diané a invité la communauté guinéenne à l’unité et à l’entente. Mr. Alhassane Conté rappellera l’excellente relation qui existe entre la communauté et l’Ambassade et souhaitera le renforcement de cette relation par le nouveau président de la GUICA.

A tout seigneur tout honneur. C’est Mr. Aly Camara, représentant de l’Ambassadeur Kerfala Yansané qui dirigera la prestation de serment de Mamadou Adama Diallo. 

Entouré de son vice-président Alhassane Touré et des autres membres du bureau, le nouveau président lira ceci : Moi Elhadj Mamadou Adama Diallo, élu du bureau des ressortissants guinéens de New York, Connecticut et de New Jersey, je jure devant la communauté guinéenne des trois Etats, sur mon honneur, de respecter et de faire respecter scrupuleusement les dispositions pertinentes des statuts et du règlement intérieur de notre organisation communautaire, la GUICA ; de défendre les intérêts moraux et matériels des membres en tout lieu et en toute circonstance. En cas de parjure que je subisse les rigueurs de la loi… ». Ainsi, ces mots permettent la rentrée en vigueur du mandant du nouveau bureau de la GUICA.

Désormais Elhadj Mamadou Adama et son équipe ont trois ans de mandat au cours desquels ils devront réaliser les promesses tenues pendant la campagne et respecter tous les engagements qui sont inscrits dans les statuts et le règlement intérieur de l’organisation.

 

Bangaly Condé « Malbanga »

 

Euro 2021 : le Danois Eriksen plus chanceux que le Camerounais Marc Vivien Foe

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Le championnat d’Europe des nations a démarré le vendredi, avec la rencontre Turquie / Italie. Mais, les fans ont failli assister à un drame au Parken Stadium de Copenhague, ce samedi 12 juin. Alors qu’il disputait un match contre la Finlande avec l’équipe du Danemark, Christian Eriksen a été victime d’un grave malaise. Très inquiète pour lui, sa compagne Sabrina Kvist Jensen s’est immédiatement rendue sur le terrain pour se tenir à ses côtés. Le joueur de 29 ans, qui va mieux, aura été plus chanceux que le camerounais Marc Vivien Foé, décédé sur le terrain de football.

Les amateurs du ballon rond, ont longtemps retenu leur souffle ce samedi, lors de la rencontre qui opposait la Finlande avec l’équipe du Danemark. À la 42ème minute, Christian Eriksen a été victime d’un grave malaise. Le milieu de terrain danois était en train de réceptionner un ballon lorsqu’il a soudainement vacillé puis chuté au sol. Le tout sous les regards médusés de ses coéquipiers, qui ont immédiatement couru à son secours. C’est également le cas de sa compagne, Sabrina Kvist Jensen, qui était présente au Parken Stadium de Copenhague, au moment des faits.

Sabrina Kvist Jensen inquiète
Sabrina Kvist Jensen inquiète

Sous le choc et inquiète pour son amoureux, elle est descendue sur le terrain pour se tenir à ses côtés, lors de l’intervention des secours, qui ont pratiqué un massage cardiaque avant de faire extraire le joueur sur civière. La voyant en larmes, les coéquipiers de son compagnon ont tenté de la réconforter, mais la jeune femme de 25 ans vivait un instant très difficile, en voyant son compagnon dans un état critique.

Couple uni et solide, Christian Eriksen et Sabrina Kvist Jensen sont ensemble depuis 2012 et ils ont même eu deux enfants. Alfred Eriksen est né seulement quelques jours avant la Coupe du monde de football, en 2018. Leur deuxième enfant, une petite fille, née en décembre 2020. Deux êtres qui espèrent plus que tout voir leur papa revenir en forme et peut-être reprendre la compétition avec la sélection danoise dans ce Championnat d’Europe des nations, si possible.

En revanche, malgré leurs six années de vie commune, ils ne se sont affichés que très rarement ensemble. La compagne du footballeur ne possède d’ailleurs même pas de compte Twitter, tandis que sa page Instagram ne comporte qu’une dizaine de publications. De quoi la distinguer des autres WAGS (ndlr: femmes et petites amies des footballeurs, lesquelles ont plutôt tendance à user et abuser des réseaux sociaux en tous genres).

Toutefois, cet incident, survenu sur le terrain, au cours de l’Euro 2021, a donné des sueurs froides en Afrique, plongée dans les souvenirs de 2003. Cette année, en effet, un certain Marc Vivien Foe, international camerounais, alors âgé de 28 ans, perdait la vie sur le terrain suite à un accident cardiaque au cours d’un match de son équipe nationale face à la Colombie, lors de la Coupe des confédérations.

Un monde entier ému, consterné et médusé devant une mort si violente. Et ce samedi, les souvenirs sont revenus en Afrique lorsque le milieu de terrain danois Christian Eriksen s’est effondré au beau milieu du Parken Stadium de Copenhague. Le Danois aura été plus chanceux que le Camerounais, puisque Christian Eriksen s’en est tiré sain et sauf là où Marc Vivien Foe est passé de vie à trépas.

Sanction de la CEDEAO contre le Mali : vue de Conakry

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Suite à la sanction du Mali par la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) hier dimanche 30 mai  à Accra, les réactions sur le sujet ne manquent pas à Conakry.

Restaurant, cafétéria, artères des routes, les discussions sont dominées par le débats sur la situation du Mali qui traverse une crise sans précédent.

C’est le constat que dresse  notre reporter  ce lundi 31 mai 2021.

Pour cet ingénieur du bâtiment, si la CEDEAO estime juste à sanctionner le Mali c’est parce qu’elle est dans son droit « Il est important de préciser que si la CEDEAO ose prendre une décision contre le Mali, je crois qu’elle juge normal de le faire. Le Mali étant membre de la CEDEAO donc, toute décision de cette institution ne peut pas être arbitraire. Si la CEDEAO a décidé de prendre quelconque décision contre ce pays, je pense qu’elle est dans ses droits, à défaut le Mali se retire de cette institution »,  a précisé Mohamed CAMARA

Cet autre intervenant, informaticien de son état, affiche une réaction colérique

« Je m’en fiche de la CEDEAO parce qu’elle ne fait pas son travail. La CEDEAO est devenue le syndicat des dirigeants africains et non des peuples africains. En plus, elle ne pense qu’à comment se faire de l’argent à travers leur politique bidon. Je dirai aux Maliens de prendre leur pays en main, de ne pas compter sur ces institutions africaines qui sont là que pour se servir. Le Mali est mieux placé pour décider de son avenir tant que les dirigeants ne changent pas leurs habitudes »,  a fait savoir Nestor TOLNO

Quant à Mamadou DIALLO, il a évoqué la nécessité d’organiser l’élection par l’armée et ce dans les brefs délais « J’apprécie la sanction de la CEDEAO contre le Mali parce que c’est devenu une habitude pour ce pays de tout le temps faire des coups d’État. Chaque un an ou deux on entend qu’il y a eu un coup d’État au Mali. Il faut que cela cesse. Il faut que les militaires maliens cessent ces trucs pareils qui n’honorent pas le pays. Ils doivent le plus que possible organiser une élection libre et transparente pour que les civils prennent le pouvoir. Le Mali est pays normal mais à force de répéter les mêmes erreurs il risque de régresser », a expliqué cet agent immobilier

Mamadou KOUROUMA termine en accusant cette institution d’être à la base de tou les maux de l’Afrique « La CEDEAO n’est pas une bonne organisation pour l’Afrique. Elle est à la base des mauvaises gouvernances en Afrique. Partout où elle est passée le résultat reste négatif et pire encore. Je ne vois vraiment pas son importance si ce n’est que pour marchander. La sanction contre le Mali s’inscrit dans le faux. Pourquoi elle n’a pas condamné le Tchad pour ce qui est en train de se passer là-bas ? » S’est interrogé cet enseignant

Hawa THIAM

Produits pétroliers: « Toutes les explications données sur la structure des prix sont contraires à la réalité » (Tibou Camara)

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Alors que les débats sur une prétendue augmentation ou pas du prix du litre de carburant à la pompe fait couler  beaucoup d’encre et de salive dans la capitale et dans les villes environnantes,  le gouvernement guinéen à travers son porte-parole,  le ministre d’Etat Tibou Camara a dans une sortie médiatique fait ce mardi  01 Juin 2021 chez nos confrères de FIM FM y a apporté des précisions.

Balayant d’un revers de mains les différentes démonstrations faites par certains politiques,  le ministre d’Etat, ministre des petites et moyennes entreprises précise que toutes les explications qui ont été données sur la structure des prix des produits pétroliers sont contraires à la réalité.

« D’abord, il faut dire que toutes les explications qui ont été données sur la structure des prix des produits pétroliers jusqu’à maintenant, malheureusement, contrairement à ce beaucoup croient, ne sont pas la réalité.Parce que ce sont des explications comptables et arithmétiques qui ont été faites de la structure des prix. Et même là aussi, on est loin de la réalité. Il faut dire que c’est parce que le gouvernement a déjà renoncé à plus de 1000 fg que le litre a été vendu à 9 000″, a-t-il précisé d’entrée.

Poursuivant, Tibou Camara fait savoir que « si l’État avait recueilli tous les droits et les taxes liés aux pétroles, le litre aurait été vendu aujourd’hui à plus de 10 000 fg. Il faut être clair sur cette question. Sans compter maintenant, l’incidence économique de maintenir les prix parce qu’on nous a entraînés dans une guerre sémantique pour embrouiller davantage notre opinion publique. Sinon, l’explication est simple en dehors de celle arithmétique et comptable qui a été donnée. Si aujourd’hui, nous maintenons nos prix, ils vont être en deçà des prix notamment des produits pétroliers dans les pays limitrophes. Ça veut dire que la Guinée va importer beaucoup plus qu’elle en a réellement besoin. Et donc, c’est une subvention indirecte à la consommation des pays limitrophes« , a conclu le ministre d’Etat Tibou Camara.

Abdoulaye Bouka Barry

Assimi Goïta reste Président du Mali, Emmanuel Macron menace

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Alors que les dirigeants ouest-africains condamnent le coup d’État et appellent à un retour à la démocratie, mais s’arrêtent avant d’imposer de nouvelles sanctions, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a mis en garde que la France retirerait ses troupes du Mali si le pays basculait vers « l’islamisme radical ».

Les voisins du Mali et les puissances internationales craignent que les derniers évènements survenus dans ce pays ne compromettent l’engagement de tenir une élection présidentielle en février prochain et sapent une lutte régionale contre les groupes armés liés à Al-Qaïda et à l’EIIL (ISIS). S’exprimant après la réunion de dimanche, la ministre ghanéenne des Affaires étrangères, Shirley Ayorkor Botchway, a indiqué que la suspension du Mali « de la CEDEAO prend effet immédiatement jusqu’à la date limite de fin février 2022 ».

Elle a ajouté que les dirigeants par intérim du pays « sont censés passer le relais à un gouvernement démocratiquement élu ». Le communiqué final du bloc a également appelé à la nomination immédiate d’un nouveau Premier ministre civil et à la formation d’un gouvernement « inclusif ». Cependant, il n’a pas annoncé de sanctions comme celles qu’il avait imposées après le coup d’État d’août dernier, qui a vu les membres fermer temporairement leurs frontières avec le Mali enclavé et interrompre les transactions financières.

Il n’a pas non plus été question de la démission du nouveau Président par intérim Assimi Goïta. Le colonel de l’armée, qui a dirigé le coup d’État d’août ainsi que la révolte de la semaine dernière, a été déclaré Président vendredi. Le communiqué de la CEDEAO stipule que le chef de la Transition, le vice-président et le Premier ministre ne devraient en aucun cas être candidats à l’élection présidentielle prévue. « La date du 27 février 2022, déjà annoncée pour l’élection présidentielle, doit être absolument maintenue », a-t-on souligné, sans réponse immédiate de Goïta, qui a assisté au sommet.

Par ailleurs, les Nations Unies et l’Union Africaine ont également condamné la prise de pouvoir. Le Conseil de sécurité de l’ONU a déclaré que les démissions de Bah Ndaw et Moctar Ouane avaient été forcées, tandis que les États-Unis avaient déjà retiré leur soutien aux forces de sécurité. Le dirigeant français Emmanuel Macron a révélé, dans un entretien au Journal du Dimanche, que Paris « ne pouvait pas rester aux côtés d’un pays où il n’y a plus de légitimité démocratique ou de transition ». Et il a averti que la France retirerait ses troupes du Mali si le pays basculait vers « l’islamisme radical » sous la direction de Goïta.

Dale Abraham Sarr

Crise entre Rabat et Madrid : Nasser Bourita répond au président Pedro Sanchez

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Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger Nasser Bourita, a réagi à la déclaration de Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol sur la crise diplomatique entre Rabat et Madrid. Le chef de la diplomatie marocaine a réitéré que « la crise bilatérale n’est pas liée à la question migratoire ».

Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, n’a pas véritablement apprécié la dernière sortie de Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol sur la crise diplomatique entre Rabat et Madrid. «  Le Maroc n’a pas l’habitude de s’engager dans des polémiques au sujet des déclarations de hauts responsables de pays étrangers. Toutefois, le commentaire de ce jour (31 mai) de Monsieur le président du gouvernement espagnol, rejetant la déclaration marocaine en la liant à la migration, suscite une grande surprise et appelle des précisions  », a indiqué Nasser Bourita.

Le chef de la diplomatie marocaine s’interroge sur la déclaration marocaine à laquelle le président Pedro Sanchez fait référence et précise que toutes les dernières déclarations de responsables diplomatiques marocains, y compris le ministre, l’ambassadrice du Maroc à Madrid et le directeur général, n’évoquent aucunement la question migratoire. Il rappelle que la déclaration du 31 mai de son département, «  largement reprise, du reste, par les médias espagnols, n’aborde que brièvement la question migratoire, et justement pour rappeler la bonne coopération  ».

«  Il est donc légitime de se demander si Monsieur le président du gouvernement espagnol a bien lu les différentes déclarations inhérentes à cette crise et en particulier celle d’aujourd’hui  », poursuit-il. «  Par ailleurs, ce n’est pas aux responsables étrangers de définir quel ministre marocain doit parler de quels sujets  », martèle Nasser Bourita, ajoutant qu’au Maroc, la gestion de la crise concerne plusieurs institutions et départements étatiques, dont le ministère des Affaires étrangères qui ne fait que porter, dans le cadre de ses attributions, la position nationale, aux niveaux diplomatique et médiatique.

«  Le Maroc a souligné, à plusieurs reprises, que la crise bilatérale n’est pas liée à la question migratoire. La genèse et les raisons profondes de la crise sont désormais bien connues, notamment de l’opinion publique espagnole. Évoquer la migration ne doit pas être un prétexte pour détourner l’attention des véritables causes de la crise bilatérale  », a ajouté Nasser Bourita.

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo de retour à Abidjan !

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Laurent Gbagbo sera de retour en Côte d’Ivoire, le 17 juin prochain, après 10 ans d’absence, selon une annonce faite lors de la conférence de presse qui s’est tenue à l’occasion du 76ème anniversaire de l’ancien Président ivoirien, à Abidjan.

L’ancien Président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, prévoit d’effectuer son retour dans son pays, le 17 juin 2021. C’est ce qu’a annoncé, lundi, le secrétaire général du Front populaire ivoirien, Assoa Adou. L’ancien chef de l’Etat ivoirien est attendu par ses partisans, depuis son acquittement de crimes contre l’humanité par la CPI.

« Je vous annonce que le retour du président Laurent Gbagbo sur la terre de Côte d’Ivoire est prévu pour le 17 juin », a déclaré Assoa Adou, lors d’une cérémonie tenue le jour des 76 ans de l’ancien Président Laurent Gbagbo, né le 31 mai 1945.

Ces derniers temps, des négociations sur les conditions du retour de Laurent Gbagbo ont eu lieu, ces dernières semaines, entre le parti de Laurent Gbagbo et le gouvernement ivoirien, qui veut éviter tout débordement au moment de l’accueil que souhaitent lui réserver à Abidjan ses partisans par milliers.

C’est dans ce contexte que début mai, le ministre de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin, a annoncé que la date du retour de l’ancien chef de l’État sera annoncée quand tout sera prêt. Un peu avant, début avril notamment, le Président Alassane Ouattara avait donné son feu vert au retour de Laurent Gbabgo.

Arrêté en avril 2011 à Abidjan, Laurent Gbagbo, d’abord détenu dans le Nord de la Côte d’Ivoire, a par la suite été transféré à la Cour pénale internationale. Acquitté à la suite d’une longue procédure judiciaire, Laurent Gbagbo vivait à Bruxelles.

 

Etienne Dione

Hydrocarbures : Famorou Kourouma nouveau directeur général de la SONIP

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Le décret nommant Famourou Kourouma est passé ce soir à la chaîne nationale (RTG).

Le président Alpha Condé a ainsi jeté son dévolu sur cet ancien directeur général l’office national du Pétrole (ONAP) pour diriger dorénavant la société nationale d’importance du pétrole (SONIP)

« Investir dans la pauvreté absolue en apportant de l’aide aux familles est primordial »( Kassory Fofana)

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Conakry, le 28 Mai 2021 – La Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre est reçue par le Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana.

Marie-Pierre Poirier est en visite de travail en Guinée pour s’enquérir de la situation de la riposte à l’épidémie à virus Ebola, mais également évaluer le programme de coopération avec le Gouvernement guinéen.

Au palais de la colombe, la Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a aussi fait part de ses observations concernant les pratiques et les solutions après des discussions sectorielles autour de la digitalisation du secteur éducatif. Marie-Pierre Poirier a par ailleurs salué la mobilisation des autorités dans le cadre de la mise en place de la couverture universelle sur toute l’étendue du territoire concernant la convergence des actions, l’engagement communautaire et le dialogue respectueux avec les communautés.

Plus loin, la Directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a remercié le Premier ministre Kassory Fofana pour avoir accepté d’être le guide de l’accord nutritionnel. « La Guinée fait beaucoup d’efforts multisectoriels pour améliorer les conditions de l’enfant, il serait donc souhaitable que l’enfant soit une priorité précise Marie-Pierre Poirier».

Pour sa part, le chef du Gouvernement a félicité l’UNICEF pour sa proximité avec les populations en termes de sensibilité et préoccupations du bien-être. Selon Dr Ibrahima Kassory Fofana, tout comme l’UNICEF mais a un autre niveau d’échelle l’ANIES fait de l’enfance une problématique nationale d’inclusion économique et sociale en vue de réduire la pauvreté et améliorer la qualité de vie. « Je crois fermement qu’investir dans la pauvreté absolue en apportant de l’aide aux familles est primordial». Quant à la digitalisation dans le secteur de l’éducation, cela permettra de réduire les lacunes, l’inefficacité et d’améliorer la qualité de l’enseignement pédagogique affirme Dr Kassory Fofana. Sur le plan nutritionnel, une concertation interministérielle est créée. l’installation de la structure sera mise en place pour définir des axes de travail pour la nutrition en Guinée conclu-t-il.

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