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21 ans après, Alpha Condé parle : ”je suis parti [à Pinè] avec l’accord de Bâ Mamadou et de Siradiou Diallo”

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21 ans après, Alpha Condé parle de son arrestation à Piné, en Guinée forestière. Nous étions en décembre 1998 au lendemain de la présidentielle. L’actuel président guinéen qui avait jusque là refusé de se prononcer sur cette triste parenthèse de son parcours politique, nous la raconte dans le livre d’entretiens -revu et augmenté- “Une certaine idée de l’Afrique” avec François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique. Extrait…

(…) Revenons à Décembre 1998. Votre retour à peine célébré, vous n’aviez pas le temps de faire campagne. Vous vous êtes arrêté en Guinée forestière. Qu’y faisiez- vous ? 

Voici ce qui s’est passé fin 1998. Mamadou Bâ, Siradiou Diallo et moi avions dit que nous n’irions pas aux élections. Mais lors d’une réunion chez Siradiou pour en discuter, j’ai vu que celui-ci avait déjà déposé sa caution. J’ai dit : « La réunion n’a pas de raison d’être. Siradiou tu as déjà payé ta caution ».

Il m’a répondu « oui, par précaution ». « Dans ce cas-là, ai-je poursuivi, il n’y a plus de raison de se réunir ». Je savais que les élections du 14 décembre 1998 allaient mal se passer. Nous étions convenus de les boycotter et de préparer l’après-élection pour les contester et parvenir par la mobilisation à changer les résultats. Nous étions tombés d’accord. Mais comme Siradiou avait décidé de payer sa caution, j’ai proposé une autre solution. Comme je disposais d’un téléphone satellitaire -à l’époque, il n’y avait pas de GSM-, j’ai dit : « Après les élections, je vais me replier pour pouvoir communiquer avec la communauté internationale pendant que nous sommes encore là ». C’était donc un accord à trois. Je devais me replier vers la Côte d’Ivoire pour pouvoir communiquer. Mon rôle était de mobiliser en Guinée forestière, puis d’alerter la communauté internationale. Je suis parti avec l’accord de Mamadou Bâ et de Siradiou Diallo.

Ce n’était donc en aucun cas une tentative de quitter illégalement le pays ou de fuir, comme le pouvoir l’a dit ? 

Mais enfin, comment peut-il dire que je voulais fuir ? Vous savez Sipilou c’était une petite ville. Il y avait un hôtel avec 6 ou 8 chambres. On a dit qu’il y avait 600 mercenaires à ma solde à Sipilou. Comment peut-on avoir 600 mercenaires et passer inaperçu à Sipilou? Ridicule…

Le 16 décembre vous êtes interpellé…

On m’a arrêté à Pinè non loin de Sipilou. C’était en début de soirée, j’avais un thermos à la main et mon garde du corps, Ben Kourouma était parti prendre un café dans un bar. De là on m’emmène à Kissidougou et on me fait venir par avion à Conakry.

Avez-vous été maltraité ?

Non. Le président Conté avait ordonné de me placer en résidence surveillée chez moi. Il faut rendre à César ce qui est à César. Mais quelqu’un est venu lui dire : « Non, non, il y a un complot, on a des preuves contre lui ». Des leaders politiques sont venus lui raconter les mêmes sornettes. Je préfère taire leurs noms, ils se reconnaîtront.

Vous êtes donc conduit au camp Koundara, où vous êtes détenu pendant trois semaines. Et ensuite ? 

On m’emmène dans l’une des villas de l’OUA [Organisation de l’Unité Africaine], où j’étais détenu avec un lieutenant. Conté a dit : « Je ne veux pas qu’il lui arrive un malheur qu’on va me mettre sur le dos ». Et il a ordonné au colonel qui dirigeait le camp : « Il va manger ce que tu manges ». Le colonel en question était Seyni Camara, ancien attaché militaire à Paris sous Sékou Touré. A l’époque, nous avions de très bons rapports. Nous prenions le café ensemble mais je ne savais pas qu’il était attaché militaire. Et je n’ai jamais su quel était son rôle. Quand il est venu me voir et se présenter en m’appelant « sökhö » [oncle en soussou], j’ai dit : « quel Seyni? » « Mais nous étions ensemble en France », a-t-il expliqué. Mais plus tard, il a dérapé en racontant que 50 zodiacs français bourrés de mercenaires attendaient en mer, prêts à attaquer la Guinée pour me délivrer. Comment moi, un simple civil pouvais-je acheter 50 zodiacs ? On a échafaudé tout un scénario. C’était du grand n’importe quoi.

C’est alors qu’on vous a transféré à la prison centrale. Pour quelle raison ? 

En fait, ils étaient inquiets parce qu’ils pensaient que l’armée m’était favorable et que les militants risquaient de faire appel à elle pour me protéger. Ils avaient peur. Du coup, ils sont venus me chercher à 2 heures du matin. Un lieutenant m’a dit : « On va voir le juge ». « À 2 heures du matin ? Comment ça ? Vous plaisantez ! » me suis-je étonné. Ils avaient pris toutes les mesures, bloqué les rues, etc. Et ils m’ont conduit à la maison d’arrêt. Ils avaient évacué un grand bâtiment où il y avait plus de 300 détenus pour que je me retrouve seul. Toutes les pièces avaient été vidées. Et je me suis retrouvé isolé, enfermé, sans aucun contact avec les autres prisonniers.

C’est le début d’un isolement qui va durer plus de 2 ans…

Oui, ça a duré. Mes avocats, dont mon neveu Christian Sow [futur ministre de la Justice] me disaient : « Alpha, il faut marcher. Toute la journée il faut marcher. » Je ne comprenais pas pourquoi, mais j’ai marché dans la cour. C’est lors de mon procès, quand je suis enfin sorti, que j’ai compris. J’ai vu des premiers qui étaient devenus infirmes, car si vous êtes en prison et que vous ne marchez pas, vous finirez par perdre l’usage de vos jambes.

Vous faites plusieurs grèves de la faim, pour quelles raisons ?

Parce qu’on me refusait tout. Je n’avais ni journaux, ni radio, ni médicaments, rien.

Vous étiez sujet à des crises de paludisme, comment les soignez-vous ?

Le premier médecin qui est venu me voir avait peur. Non pour moi mais pour lui ! Puis le docteur Kandia Barry a pris la relève et venait me visiter deux fois par semaine. C’est lui qui m’a donné des médicaments et qui me suivait. Le docteur Kandia Barry est de la famille de l’Almamy (chef) de Mamou. Il a été exceptionnel.

Très vite, une forte mobilisation s’organise autour de vous, menée à Paris par le professeur Albert Bourgi et son épouse, mais aussi un peu partout en Afrique francophone. En aviez-vous connaissance ?

Oui. Indirectement. Pour Nelson Mandela, ce sont surtout l’occident et les ONG occidentales qui se sont solidarisés. Là, pour la première fois, ce sont les Africains, dans tous les pays africains qui se sont mobilisés. Le premier comité de soutien a été créé au Benin. Puis les comités se sont généralisés partout, en Afrique centrale, dans tous les pays francophones, du Gabon au Sénégal. Quand on a demandé à un ministre sénégalais : “Mais vous êtes de la mouvance présidentielle, comment pouvez-vous soutenir Alpha ?” Il a répondu : “Mais Alpha, c’est notre président de la FEANF !” En fait, c’est le réseau des militants de la FEANF qui a beaucoup joué. Tous les anciens de la FEANF, tous pays confondus, s’étaient levés, indépendamment de leur position politique, qu’ils fussent ministres ou opposants. Ce qui est important, c’est la mobilisation en tant que telle. Par exemple, au Sénégal, ce qui a été frappant, c’est que ce ne sont pas seulement les hommes politiques qui se sont manifestés, mais aussi le petit peuple. Evidemment, Albert Bourgi a joué un très grand rôle en créant le comité international de soutien et je reconnais que Mamadou Bâ a été extrêmement actif parce qu’il a assisté à toutes les réunions qui se sont tenues à l’extérieur pour ma libération. Il s’est vraiment beaucoup investi.

Hors d’Afrique, le président Jacques Chirac, qui avait conditionné sa visite en Guinée à la tenue de mon procès, le ministre socialiste de la Coopération Charles Josselin, à qui Lansana Conté avait dit : ‘’vous m’emmerdez avec cette histoire”, et la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright m’ont aussi soutenu. Cette solidarité a débordé de l’espace francophone à cause, là aussi, de mon rôle passé à la tête de la FEANF. Il faut savoir que la fédération, dans les années 1970 et 1980, travaillait avec la WASU [West African Student Union], dont le siège était à Londres. Nous collaborions étroitement, ce qui fait que nous étions très liés avec les étudiants anglophones. La FEANF travaillait aussi avec beaucoup de mouvements, antillais, asiatiques, latino-américains. Ce qui fait que nous étions tous très liés. (…)

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Ces Africains candidats à la direction générale de l’OMC

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Un Africain à la tête de l’OMC. C’est le rêve du Suisso-égyptien Hamid Mamdouh, qui convoite le poste bientôt vacant de directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). D’autres candidats sont en lice, notamment le Nigérian Yonov Frederick Agah, un des vice-directeurs de l’OMC, et le Béninois Eloi Laourou, ambassadeur auprès des Nations unies à Genève

« Dans le cadre de l’Union africaine, les pays africains ont décidé en juillet 2019 que le prochain directeur général de l’OMC devrait être Africain. C’est un sentiment fort », a déclaré Hamid Mamdouh, cité par l’AFP. Hamid Mamdouh travaille pour le cabinet d’avocats américain King & Spalding à Genève.

« L’Afrique n’a jamais occupé ce poste auparavant et il est temps, car toutes les autres régions ont occupé ce poste », a déclaré cet ancien diplomate égyptien, installé en Suisse depuis 35 ans.

Né au Caire, Hamid Mamdouh, 67 ans, diplômé en droit, n’est pas le seul candidat africain prêt à entrer dans la bataille. Le Nigérian Yonov Frederick Agah, actuellement l’un des vice-directeurs de l’OMC, le Béninois Eloi Laourou, ambassadeur auprès des Nations unies à Genève, ont également été pré-sélectionnés par l’Union africaine en février.

L’Union africaine espérait choisir un candidat unique d’ici juillet, la période de désignation du prochain chef de l’OMC devant débuter en décembre. Mais l’annonce du départ anticipé de l’actuel patron de l’OMC, le Brésilien Roberto Azevedo, a pris tout le monde de court, note l’AFP.

Le sixième directeur général de l’OMC a annoncé à la mi-mai qu’il quitterait ses fonctions fin août, un an plus tôt que prévu, pour des raisons « familiales ». Cette annonce a obligé l’OMC à accélérer le processus de désignation de son successeur, les candidats ayant du 8 juin au 8 juillet pour déposer leur dossier.

Reste à savoir si les pays africains parviendront à s’entendre autour d’un candidat unique d’ici-là. D’autant que la Kényane Amina Mohamed, déjà candidate en 2012 et ancienne diplomate à Genève, semble vouloir aussi se lancer dans la course.

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Post-Covid19 : Trois plans pour une relance en Europe

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L’union européenne(UE) a maintenant trois propositions de plan de relance économique post-covid 19. Il y a le duo Merkel/Macron qui propose 500 milliards d’euros, sous forme d’emprunt de la part de l’UE, elle- même, ce qui serait une forme de mutualisation de la dette des Etats, ce que des pays comme la Hollande, l’Autriche, la Suède et le Danemark rejettent (l’Allemagne aussi y était opposée).

Opposés à cette option les 4 pays dits « frugaux » (Autriche, Danemark, Hollande et Suède) ont proposé 500 milliards d’euros sous forme de prêts à rembourser.

Ces 4 pays « champions de la rigueur « sont vent debout contre le laxisme des pays du Sud. Les deux plans ci-dessus étaient exclusifs l’un de l’autre et, on attendait celui de la commission européenne elle-même pour les départager.

Il a été rendu public et il prévoit une somme globale de 750 milliards d’euros dont 500 à fonds perdus distribués sous forme d’aide aux pays les plus touchés par la pandémie du Covid-19. Ainsi l’Italie recevrait 173 milliards d’euros et l’Espagne 140. Les 250 milliards de la cagnotte de 750 seraient distribués comme des prêts.

La présidente de la commission européenne, Ursula Von der Leyen a défendu « son » plan en mettant en exergue la solidarité communautaire, l’ambition et la perspective historique de l’héritage générationnel.

Son plaidoyer a trouvé un écho très favorable du côté de la France, par la voix de son président Emmanuel Macron et de l’Italie par celle de son président du conseil des ministres, Giuseppe Conte.

Tous les deux ont exprimé leur satisfaction et souhaité une mise en œuvre rapide. Mais, la chancelière allemande Angela Merkel voudrait avancer, en se hâtant lentement. Elle a souligné la nécessité de laisser s’exprimer les parlements nationaux, par exemple. Il est peu probable que le rendez-vous du prochain sommet européen des 18 et 19 juin puisse permettre de finaliser le processus.

Il faudrait d’abord se mettre d’accord sur un plan, ou sur une « synthèse ». Pourtant l’UE a intérêt à agir vite car tous ces membres, certes à des degrés divers, sont impactés négativement par la Covid19. Comme tous les pays du monde ! Dans la nouvelle compétition économique planétaire qui va redémarrer, si on peut dire, les retardataires auront tort.

L’UE a des parts de marché à défendre et, des secteurs entiers à reconstruire pour essayer de faire baisser, au fur et à mesure, un taux de chômage catastrophique, en sortant d’une récession qui est déjà actée dans ses deux locomotives économiques que sont l’Allemagne et la France.

Dès lors la relance doit être robuste et bien ciblée pour être décisive. A situation exceptionnelle, des actes exceptionnels ! L’intérêt bien compris des européens y pousse. Le problème est de savoir si l’intérêt prime toujours sur certaines formes d’idéologie. Les « 4 frugaux » semblent avoir des idées arrêtées sur leurs partenaires du Sud.

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Les conditions de mise en liberté de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo assouplies par la CPI

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Acquitté en 2019 des accusations de crime contre l’humanité, l’ancien chef d’Etat peut quitter Bruxelles, sous restrictions, où il réside en attendant le procès en appel.

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé, jeudi 28 mai, autoriser sous conditions l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo à quitter la Belgique, où il était assigné à résidence depuis son acquittement en 2019 d’accusations de crimes contre l’humanité.

Tout pays dans lequel M. Gbagbo souhaitera se rendre doit notamment accepter au préalable de le recevoir, a indiqué un porte-parole de la Cour de La Haye. Et les juges ont rejeté la demande de liberté sans condition présentée par l’ex-chef d’Etat ivoirien.

« Nous sommes contents, c’était important que ces restrictions soient levées », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Franck Anderson Kouassi, le porte-parole du FPI. « On attend maintenant la date de son retour au pays. On va l’accueillir. »

L’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, chef du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal mouvement d’opposition, a fait part de sa « joie », estimant que cette décision de justice est « un moment de bonheur pour la majorité des Ivoiriens ». Le PDCI et le FPI ont conclu un accord politique en vue des prochaines élections présidentielle et législatives.

Sept ans en détention

Après plus de sept ans passés en détention à La Haye, Laurent Gbagbo a été reconnu non coupable en janvier 2019 de crimes commis entre 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales survenues en Côte d’Ivoire, qui avaient fait quelque 3 000 morts en cinq mois.

M. Gbagbo et son coaccusé Charles Blé Goudé, ex-chef des Jeunes Patriotes ivoiriens, ont été libérés en février de la même année sous conditions, dont l’obligation de résider dans un Etat membre de la CPI disposé à les accueillir en attendant le procès en appel. M. Gbagbo, 74 ans, vit depuis à Bruxelles, tandis que M. Blé Goudé, 48 ans, est resté à La Haye.

Au début de novembre 2019, la justice ivoirienne a condamné en appel M. Gbagbo par contumace à vingt ans de prison pour le « braquage » de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

Les avocats de M. Gbagbo avaient réclamé début février que la CPI lui accorde une liberté sans condition, arguant qu’« il ne peut être imposé de restrictions à la liberté d’une personne acquittée ».

Les juges ont rejeté cette demande, notant « que la défense de M. Gbagbo n’avait pas démontré d’erreur manifeste de raisonnement, ni que des circonstances particulières justifiaient le réexamen de l’arrêt », a précisé jeudi la Cour dans un communiqué.

Obligation de comparaître devant la CPI

Ils ont cependant décidé de mettre fin à certaines conditions imposées à la mise en liberté de MM. Gbagbo et Blé Goudé, notamment celles de « ne pas se déplacer en dehors des limites de la municipalité dans laquelle ils résident dans l’Etat d’accueil » et de remettre à la CPI « toutes les pièces d’identité dont ils disposent, en particulier leur passeport ». La condition de se présenter chaque semaine auprès des autorités du pays d’accueil ou auprès de la Cour a, elle aussi, été révoquée.

Les autres conditions, parmi lesquelles comparaître devant la CPI lorsque celle-ci l’ordonnera et informer la Cour et l’Etat qui les accueille de leur adresse, restent en vigueur.

Interrogé par l’AFP dans la nuit de jeudi à vendredi, M. Blé Goudé s’est dit « content de retrouver sa liberté de mouvement », ajoutant que « le chemin de la justice et de la vérité est long et lent ».

MM. Gbagbo et Blé Goudé avaient été accusés de quatre chefs de crime contre l’humanité : meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains. Ils ont toujours clamé leur innocence.

M. Blé Goudé a, par ailleurs, été condamné en décembre 2019 par contumace à vingt ans de prison par la justice ivoirienne pour des crimes commis dans le cadre de la crise post-électorale de 2010-2011.

Le Monde avec AFP

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Plan de riposte au Covid-19: Bah Oury apporte les propositions de son mouvement au premier ministre Kassory

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Dans la matinée de ce mercredi 27 Mai 2020, le Président BAH OURY a rencontré le Premier Ministre Ibrahima Kassory Fofana dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 en Guinée.

Le Président BAH OURY était porteur d’un document stratégique de lutte contre la propagation du Coronavirus qu’il a transmis au Gouvernement Guinéen au nom du MOUVEMENT – BAH OURY PRESIDENT.

Agréablement surpris par cette initiative citoyenne qui est une première au sein de la classe politique Guinéenne, le Premier Ministre a fermement promit de transmettre personnellement le document du MOUVEMENT – BAH OURY PRESIDENT au comité scientifique lors de la prochaine réunion de travail prévue le lundi 1er Juin 2020 au Palais de la Colombe.

LISEZ !!!

MOUVEMENT – BAH OURY, Président

Lutte contre la propagation du Coronavirus

Recommandations

  1. Nécessité de discuter d’un plan de confinement sectoriel et progressif de la ville de Conakry ou des quartiers qui représentent les foyers de contamination
  • Mener des campagnes de sensibilisation sur l’utilité des mesures barrières et du confinement : les campagnes actuelles touchent peu de monde du fait du faible taux de populations qui ont accès aux supports utilisés (télévision nationale, etc.). Des supports sonorisés pourraient aussi être diffusé dans les lieux publics y compris les mosquées bien que celles-ci soient fermées mais le message passera.
  • Mesures d’accompagnement (assistance alimentaire mettant à contribution les 439 milliards de l’ANIES) impliquant les opérateurs économiques

ü Distribution d’aides alimentaires aux ménages confinés pour limiter la fréquentation abusive des marchés. Cela requiert le rachat, l’acheminement et la distribution par l’État des produits alimentaires (riz, sucre, pomme de terre, oignons…huile) et autres produits de première nécessité périssables, actuellement bloqués à l’intérieur du pays du fait de l’état d’urgence sanitaire.

ü A ce titre la collecte des productions agricoles périssables comme les pommes de terre de la région du Fouta et le café, les avocats de la

Guinée Forestière s’avère urgente pour les rapprocher des marchés de consommation de Conakry. Les filières de l’anacarde ont également de sérieuses difficultés pour l’écoulement de la production de noix d’acajou. Des crédits de campagne en relation avec le système bancaire peuvent être envisagés pour sauver les récoltes et maintenir les capacités de production. Pour ce faire des magasins de stockage seront nécessaires en attendant la reprise de l’activité économique mondiale.

ü Les coopératives maraîchères des paysans se retrouvent dans une profonde détresse du fait des blocages des routes. Ainsi dans la région de Mali la pauvreté s’étend en milieu paysan. Des fonds de soutien sont nécessaires pour limiter l’extension de la pauvreté.

ü La baisse du prix du carburant à la pompe de manière substantielle afin de soulager les populations guinéennes;

ü Afin de maintenir la pérennité des entreprises nationales notamment les PME/PMI des aides sont indispensables pour maintenir les emplois.

  1. Motivation et mise en place des mesures de protection efficace dédiées au personnel soignant afin d’éviter l’épuisement et l’effondrement de la première ligne de riposte

ü Former le personnel médical et paramédical hors des structures Covid sur la prévention (renforcer la sensibilisation) et la prise en charge

ü Doter des structures hors Covid en matériel de protection conformément à un ratio cohérent en terme de rapport matériel et nombre de malades à examiner.

ü Centres de dépistage spécifiques pour le personnel soignant hors structure Covid 19

ü Motiver le personnel médical et paramédical des centres de prises en charge Covid-19 (prime de motivation, logistique de leur déplacement résidence-CTE-résidence, restauration suffisante et régulière, …), alléger leur charge de travail et mettre en place une cellule de soutien psychologique pour prévenir le burnout

ü Éviter de frustrer inutilement le personnel médical par la mise sans leur avis au premier plan des structures qui leur apportent peu ou pas de valeur ajoutée en termes de prise en charge clinique : le cas de Alima

ü Identifier et isoler au frais de l’État (hors de leur domicile) le personnel suspect de toutes les structures médicales y compris hors prise en charge Covid-19

  1. Renforcement des mesures d’urgence sanitaire en procédant au contrôle systématique de la circulation des services essentiels entre Conakry et les préfectures de l’intérieur et vice-versa.

ü Renforcer la sensibilisation sur les mesures barrières au sein des communautés et des forces de l’ordre garantes de ces mesures

ü Décentraliser et démultiplier le dépistage des chauffeurs de camion afin de mieux organiser l’approvisionnement de la ville de Conakry en denrée alimentaire de première nécessité ;

ü Désengorger les centres de détentions du pays pour des raisons sanitaires et humanitaires au plus tôt afin de limiter la propagation du coronavirus en milieu carcéral. Ceci est d’autant plus urgent que plusieurs cas de contamination et de décès sont déjà signalés.

ü Lancer de vastes opérations de dépistages systématiques dans les zones considérées comme épicentres de la contamination. C’est par ce biais que la Guinée pourra vaincre COVID19.

  1. Sensibiliser les différents usagers des marchés sur les mesures barrières et réduire les jours de marché à Conakry de façon alternée un jour sur deux
  2. Implication et responsabilisation de tous les leaders d’opinion (Partis politiques, médias, acteurs de la société civile, autorités morales, influenceurs sur les réseaux sociaux et religieuse) à la communication stratégique pour le changement de comportement dans le cadre du strict respect des mesures barrières ;
  3. Mettre en place un programme de formation médicale continue à destination du personnel y compris hors-CTE et assurer règlement son adaptation suivant les connaissances scientifiques actualisées sur la compréhension de la physiopathologie du Covid-19 avec des implications cliniques et thérapeutiques et s’assurer de sa réelle vulgarisation.
  4. Intercession pour opérationnaliser la plateforme offerte par l’opérateur de téléphonie Orange par la mise sur pied d’informateurs-relais (composés d’une centaine d’étudiants en médecine et/ou en biologie) chargés de réorienter les appelants vers des centres appropriés de prise en charge
  5. Revoir les mesures prises en matière d’éducation : considération que l’année scolaire ait été marquée par de nombreuses interruptions liées à la double crise politique et sanitaire, il est nécessaire d’envisager de procéder au rattrapage des cours en prolongeant l’année scolaire par la réduction de la période des vacances notamment pour les classes d’examen. Durant cette période il serait judicieux de distribuer des primes d’encouragement au corps enseignant. Par ailleurs en relation avec les sociétés de téléphonies la constitution de groupes WhatsApp par classe et l’utilisation de l’application Zoom, peuvent permettre de sauver la tenue des examens. Des séances d’expérimentation peuvent être organisées pour démontrer la faisabilité de ces méthodes. En ce qui concerne les élèves issus des établissements scolaires privés des aides pour le règlement des scolarités, sont appropriées pour soutenir les parents d’élèves qui ploient sous le poids de l’accumulation des charges.

9- Suggestions :

ü Concentrer les efforts et le périmètre d’intervention de l’ANSS qui doit être sous tutelle de l’institut National de Santé Publique à la prévention des épidémies. Le tout, sous le pilotage du Ministère de la Santé;

ü Responsabiliser et rendre autonome (hors-emprise de l’ANSS et de la forte influence des politiques) les cliniciens chercheurs dans la prise en charge des cas confirmés.

10- Saluons les dispositions prises en faveur du rapatriement des guinéens qui sont bloqués à l’étranger. Ce rapatriement doit être accéléré du fait que les personnes bloquées notamment celles qui étaient à l’étranger pour des soins médicaux se retrouvent actuellement sans aucune ressource.

11- Les mesures à court et moyen termes : La pandémie a mis en relief la nécessité de renforcer les capacités de résilience de notre pays dans les domaines suivants :

ü Introduire l’enseignement en ligne par le biais de création de portail informatique pour chaque établissement d’enseignement secondaire et supérieur du pays. Le déploiement en cours de la fibre optique et du backbone permettent un saut qualitatif de l’enseignement.

ü La nécessité de cibler les populations qui méritent d’être assistées amène à organiser un recensement général exhaustif de la population guinéenne tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Guinée. A la suite procéder à la confection et à la délivrance de cartes d’identité nationale numérisées infalsifiables. En effet il est quasi-impossible d’avoir une politique sociale efficace sans au préalable disposer de fichiers d’identification et de catégorisation socioéconomique de l’ensemble de la population guinéenne.

12- En guise de conclusion : L’instauration d’un climat apaisé dans le pays est indispensable pour mobiliser l’ensemble des forces sociales et politiques pour lutter contre covid19. Les déclarations officielles appellent à l’Union sacrée pour bouter hors de notre pays le coronavirus ; mais dans les faits des arrestations arbitraires se multiplient, des kidnappings sont régulièrement dénoncés et la Guinée Forestière est en ébullition. Le climat sécuritaire se détériore aggravant par conséquent les tensions dans le pays. Le gouvernement peut y mettre fin s’il le souhaite. C’est ce que nous réclamons pour maximaliser les énergies pour combattre COVID19.

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/1383925531995047

Le Canada fait part de son intention de renforcer sa coopération avec la Guinée

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La République du Canada tient à ses relations avec la Guinée. Le ministre canadien des affaires étrangères François-Philippe Champagne a dit sa joie d’avoir échangé avec son homologue de la Guinée Mamadi Touré la semaine dernière.

A l’en croire, ils ont eu à parler de la crise sanitaire actuelle, révélant que son pays resté disposé à appuyer la Guinée.

‘’J’ai eu à parler avec Mamadi Touré de la Guinée. J’ai profité de l’occasion pour réitérer le soutien du Canada à la crise actuelle », écrit-il sur son compte Twitter. Ajoutant que les relations entre son pays et la Guinée sont plus visibles dans le commerce international, le développement et l’aide humanitaire. J’attends avec impatience une future collaboration ».

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Le ministre Naité sur les chantiers de reconstruction de la route Coyah-Farmoreah-Frontière Sierra Leone

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Dans le but de s’enquérir des réalités, le ministre des Travaux publics, Moustapha Naité en compagnie de certains de ses cadres techniques  a effectué ce jeudi, 28 mai 2020, une visite sur les chantiers de reconstruction de la Route Coyah-Farmoreah-Frontière Sierra Leone.

L’objectif était de s’assurer que les entreprises adjudicataires ont pris des dispositions pour le maintien de la circulation à un niveau de service acceptable. Car, le contrat passé avec lesdites entreprises stipule que les travaux seront exécutés sous trafic.

Sur place, le ministre a exigé que des dispositions soient prises parallèlement aux travaux de reconstruction de la route, pour maintenir la circulation.

Cette visite concerne les deux (2) lots à savoir :

– Coyah-Dandayah (35,40 Km) dont les travaux confiés à Henan Chine, contrôlés par le groupement CIRA SAS/GAUFF GmbH & Co. Engineering KG.

– Koulété-Farmoreah (40km), confiés à CGC sous la supervision de GIC Mali.

Au terme de la réunion de chantier, les recommandations ci-après ont été formulées:

– Faire parvenir d’ici le lundi prochain, la liste des points critiques et le calendrier d’exécution des travaux de maintenance en précisant les matériaux à utiliser ;

– Élaborer un mécanisme de suivi précis afin de s’assurer de l’entretien courant de ces points critiques ;

– Installer les panneaux de signalisation lors des travaux pour assurer la sécurité des usagers et du personnel.

Le financement de ces deux (2) lots est assuré par le Gouvernement Guinéen, la Banque Africaine de Développement et l’Union Européenne pour un délai contractuel de 24 mois.

Youssouf Keita

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Télécoms : l’Ethiopie va ouvrir son marché

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L’Ethiopie, un des derniers marchés télécoms fermés au monde, s’apprête à ouvrir le secteur à de nouveaux entrants. L’autorité de régulation d’Addis Abeba a lancé aux entreprises un appel à « manifestation d’intérêt » pour deux nouvelles licences de télécommunications qui en finiraient avec le monopole d’Ethio Telecom.

Les autorités éthoipiennes prévoient également de vendre 40% des parts de l’opérateur public, une mesure qui, espèrent-elles, rendra l’entreprise plus efficace. La réorganisation du secteur des télécommunications est une pierre angulaire du programme de réformes économiques du Premier ministre Abiy Ahmed.

Et ce, malgré plusieurs grandes inconnues. Il s’agit notamment de savoir combien d’argent les entreprises extérieures devront débourser pour entrer sur le marché et à quoi ressemblera exactement le secteur réorganisé.

L’Autorité éthiopienne des communications (ECA), l’autorité de régulation, a laissé aux entreprises jusqu’au 22 juin pour présenter leur dossier de candidature pour les licences, selon l’AFP. Parmi les potentiels investisseurs figurent le français Orange et les entreprises de télécommunications Safaricom et MTN, respectivement kényane et sud-africaine.

Chacune des deux licences pourrait coûter plus d’un milliard de dollars (environ 912 M d’euros). Les entreprises devront également financer l’amélioration des infrastructures de télécoms, ralentie par des années de sous-investissement.

Pour les analystes, un tel montant représente une aubaine au regard de la population de l’Éthiopie (environ 110 millions d’habitants) et du nombre d’abonnés dont dispose actuellement Ethio Telecom (44 millions).

Pourtant, certains craignent que les opérations des entreprises extérieures soient limitées. Une directive de la Banque centrale publiée le mois dernier autorise les entreprises non financières à fournir des services financiers mobiles mais à condition d’être détenues localement.

Ce qui pourrait être un problème pour des sociétés comme Orange et Safaricom qui placent le paiement mobile au cœur de leur stratégie commerciale. En outre, l’Éthiopie est connue pour ses coupures prolongées du réseau internet pendant les périodes d’agitation politique et celle, pourtant même moins sensible, des examens scolaires.

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Contestations : Conakry reconnait la mort de 30 personnes

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Les autorités guinéennes ont admis pour la première fois que des violences coïncidant avec un référendum contesté avaient fait 30 morts dans le sud fin mars, et en ont imputé la faute à l’opposition. Cette dernière dénonce une manœuvre.

Le parquet général de Kankan a fourni mardi la version la plus détaillée à ce jour des évènements survenus à Nzérékoré autour du 22 mars et d’un référendum constitutionnel organisé par le pouvoir mais boycotté par l’opposition.

Nzérékoré, l’une des plus grandes villes du pays voisine du Liberia, a été le théâtre le 22 mars et les jours suivants de heurts entre communautés religieuses et ethniques et d’attaques et de représailles contre des églises et des mosquées, selon des sources locales, citées par l’AFP.

Ces événements ont donné lieu à des versions totalement divergentes, comme toutes les violences auxquelles est en proie ce petit pauvre depuis mi-octobre 2019 autour du projet prêté au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat fin 2020.

Le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), collectif de partis, de syndicats et de membres de la société civile qui mène la contestation anti-Condé, a fait état d’au moins 66 personnes tuées à Nzérékoré à coups de machette, de fusil et même dans les flammes, et de 119 dans tout le pays. Il a accusé le parti présidentiel de ces exactions.

Les autorités ont jusqu’alors minimisé la portée des violences dans le pays et évoqué publiquement un nombre réduit de victimes. Le procureur général de Kankan, Yaya Kairaba Kaba, a livré un tableau plus sombre mardi.

« Trente de nos concitoyens ont perdu la vie au cours de ces malheureux évènements » de Nzérékoré, a-t-il dit dans des propos diffusés par la télévision publique. Soixante-sept ont été blessés, des dizaines de maisons, magasins et ateliers incendiés, et trois églises détruites, a-t-il ajouté.

Selon le procureur général de Kankan, ce sont les responsables locaux du « FNDC qui ont planifié les violences et attisé les tensions entre communautés », fournissant le prétexte à l’intervention de groupes armés payés par le collectif et venus du Liberia pour certains, de la capitale Conakry pour d’autres, a-t-il dit.

Ibrahima Diallo, un responsable du FNDC, a dénoncé mercredi une entreprise visant à « faire porter la responsabilité des tueries » au collectif. La mobilisation anti-Condé, sévèrement réprimée à plusieurs reprises, a fait des dizaines de morts, imputés par l’opposition aux forces de sécurité. Les défenseurs des droits humains dénoncent constamment l’impunité dont elles bénéficient. Le FNDC a alerté la Cour pénale internationale.

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Génocide Rwandais : Félicien Kabuga nie, mais reste en prison

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Même si ce n’était pas l’objet de l’audience d’hier mercredi, devant la Chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris, Félicien Kabuga a tenu à clamer son innocence, alors qu’il est suspecté d’être le « financier » du génocide Rwandais en 1994. « Tout cela ce sont des mensonges. Je n’ai pas tué des Tutsis, je travaillais avec eux », a-t-il, en effet, déclaré. Sur le fond de la demande de remise à la justice internationale, la Cour rendra sa décision le 3 juin prochain.  Sa demande de remise en liberté a été rejetée.

La demande de remise en liberté, introduite par les avocats de Félicien Kabuga, financier présumé du génocide au Rwanda, a été donc rejetée, mercredi 27 mai 2020 par la Cour d’Appel de Paris. S’agissant de son transfert devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux ,(MTPI) ,afin qu’il y soit jugé pour génocide et crimes contre l’humanité, la Cour rendra sa décision le mercredi 3 juin prochain. Il reste donc en prison à Paris.  Les magistrats ont considéré que son état de santé n’était pas incompatible avec sa détention.

Les conseils de l’homme d’affaires rwandais, accusé d’avoir financé les milices Interahamwe, responsables de nombreux massacres lors du génocide des Tutsis au Rwanda, en 1994, ont invoqué son âge (87 ans) et son état de santé pour tenter d’obtenir sa libération, affirmant qu’« il est incapable d’effectuer seul , aucun geste de la vie quotidienne », selon RFI.

Son avocat Me Laurent Bayon, a déclaré que  son client n’avait ni l’intention , ni la capacité de se soustraire à la justice, proposant que Félicien Kabuga soit placé en résidence surveillée chez un membre de sa famille et non en prison.

Mais la Cour a suivi les réquisitions du Parquet, mettant en avant le risque de fuite de l’accusé qui a passé plus de 20 ans en cavale. « S’il n’est pas en état de partir en courant, il est en état de se faire procurer de faux papiers – on l’a vu – et de se faire exfiltrer, le soutien des siens étant sans limite », a déclaré l’Avocate générale Clarisse Taron, selon la même source,  non sans souligner le risque de troubles à l’ordre public en cas d’annonce de la libération de Félicien Kabuga.

Félicien Kabuga a nié toutes les accusations concernant son implication dans le génocide perpétré au Rwanda, entre avril et juillet 1994, qui a couté la vie à 800 000 personnes, majoritairement des Tutsis et des Hutus modérés.

Arrêté à Asnières sur Seine, en région parisienne, le 16 mai dernier après 26 ans de cavale, il est visé par un mandat d’arrêt du Tribunal pénal international pour le Rwanda, (TPIR) , du 29 avril 2013.

Félicien Kabuga est poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment pour génocide, complicité de génocide, incitation directe et publique à commettre le génocide, tentative de génocide, entente en vue de commettre le génocide.

Il avait déjà comparu devant la justice mercredi dernier.

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