Operation TAMARIN en Guinée Conakry

La pandémie mondiale coronavirus détectée en Guinée, continue d’impacter négativement les différentes activités dans la capitale Conakry. Dans le secteur du transport par exemple, nombreux sont ces chauffeurs et passagers qui ont vu leur activité au ralenti à cause de la propagation du coronavirus. Cet acte a entraîné un ralentissement des déplacements et une réduction  à moitié  du nombre de passagers par taxi et même sur les motos.

Rencontré dans l’après-midi de ce mercredi, 15 avril 2020 à la gare routière de Banbeto, Ousmane Barry chauffeur sur le tronçon Banbéto-kipé abattu par le manque de passagers, exprime ses inquiétudes face à l’impact du Covid-19 sur son activité.

« Je suis père de 5 enfants. Avant l’arrivée de cette maladie par jour,  e pouvais verser 50 à 80 mille francs par jour comme recette à mon patron. J’étais au-delà des 100 mille francs par jour mais, actuellement, tel n’est plus le cas. A nos jours, les passagers viennent à compte goûte. E qui ne fait pas l’affaire des taxis maîtres que nous sommes..» A témoigné Ousmane Barry chauffeur de taxi.

Sur la diminution du prix du carburant à la pompe, Ousmane Barry donne sa version.

« Quand le litre du carburant était vendu à 10000 fg, le tronçon était à 1500 fg et nous prenions 6 personnes dans le taxi ce qui nous faisait par tronçon, un montant de 9000 fg. Maintenant que le litre est vendu à 9000 fg et le nombre de place est limité à 3 personnes par taxi, nous avons jugé d’augmenter le transport à 3000 fg par tronçon même si ce montant est  trop. Malheureusement, notre volonté de vite gagner de l’argent nous a rattrapés. Les passagers se font rare et ceux-là qui viennent  disent  parfois de laisser le tronçon à 2000 fg soit tu l’accepte ou tu circule vide. C’est pourquoi j’invite les autorités à diminuer de nouveau le prix du litre de carburant si non, le transport commun risque d’être supprimé chez les transporteurs privés que nous sommes.» estime Ousmane BARRY.

Contrairement à ce chauffeur, Bintou Kourouma citoyenne résidant à kipé rencontrée dans un taxi à Banbéto pense tout simplement que le seul coupable dans cette situation reste l’Etat, qui selon elle, a manqué de fermeté dans la fixation du prix du transport.

«  Les chauffeurs ne sont coupables de rien. Si l’Etat à travers son ministère des transports  avait  fixé le prix par tronçon qui des chauffeurs oseraient dire à un citoyen de payer 3000 fg. C’est ce qui nous met dans toute cette situation.», regrette la passagère Kourouma.

De son côté,  Moustapha Bangoura, un autre usager estime qu’en Guinée, le comportement de certains citoyens est pire que coronavirus.

« Pendant que  la maladie est vive en Guinée les uns et les autres profitent pour se faire de l’argent. C’est une question de foi et de responsabilité qu’il fallait mettre en face. C’est déplorable ce qui se passe dans notre pays.»

Vivement la réglementation du transport en commun en Guinée.

A.Boukla Barry

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