La décision de reprise des cours dans les classes d’examen à partir du 2 juin a été prise ce jour par le gouvernement sénégalais. Ce fut à l’issue d’un conseil des ministres tenu en visioconférence. Les académies de l’enseignement supérieur sont invitées à réfléchir à une reprise des cours entre le 2 et le 14 juin.

Ainsi, le Sénégal, si tout se passe comme prévu, va éviter l’année blanche grosse de complications difficiles à circonscrire. Mais les élèves et étudiants vont devoir patienter encore un bon mois (tout le mois de mai) avant de retourner en classe.

Les écoles privées vont, quant à elles, se serrer encore davantage la ceinture, faute de rentrées d’argent conséquentes, avec l’arrêt des enseignements qui va, finalement durer tout un trimestre.

La pandémie du coronavirus est un cas de force majeure et l’Etat sénégalais a raison de prendre toutes les précautions nécessaires pour rouvrir les lieux d’enseignement en toute sécurité sanitaire.

En vérité le Sénégal réussit, jusqu’ici à bien gérer la situation en augmentant, de manière significative, le nombre de tests de dépistage journaliers (aujourd’hui 800 ont été réalisés et 59 personnes ont été positives).

Cette montée en puissance des tests est un excellent moyen pour combattre la pandémie, en découvrant les contaminations et en traitant les personnes porteuses du virus. Cette identification permet aussi de remonter les cas contacts et de les mettre en quarantaine.

Cette stratégie est efficace et fait du Sénégal l’un des pays qui s’illustre dans sa lutte contre le coronavirus.

C’est pour préserver cette dynamique remarquable que le gouvernement sénégalais a décidé d’agir rigoureusement pour mener à bien la phase délicate de la « réouverture ». « La méfiance est mère de la sureté » dit le fabuliste.

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