Home Blog Page 21

Débats sur la Constitution: « pas eu de falsification mais plutôt de vice de procédure», selon Amirou Diawara

0

Alors que le débat fait couler encre et salive dans la cité, l’ancien chef de cabinet du ministère de l’unité nationale et de la citoyenneté, Amirou Diawara, apporte des précisions sur « la falsification ou pas » de la Constitution guinéenne.

Sur sa page Facebook, le juriste explique qu’il n’y a pas eu de falsification de la nouvelle Constitution, mais plutôt un vice de procédure.

« En démocratie, il existe deux processus d’élaboration de la Constitution.Le premier, c’est la discussion parlementaire par une assemblée élue à cet effet. En général le mandat de l’Assemblée Constituante cesse dès qu’elle a définitivement adopté le texte de la Constitution ( cas de la Tunisie qui avait une assemblée Constituante de 217 membres élue le 23 Octobre 2011). Deuxièmement, le pouvoir exécutif s’attribue ou se fait reconnaître le droit de rédiger un texte constitutionnel. La rédaction du texte se fait par un comité de spécialistes supervisé par le gouvernement qui entérine en Conseil des Ministres l’avant projet avant sa soumission au référendum (cas de la France lors du référendum du 28 Septembre 1958). Le gouvernement guinéen a opté pour ce second processus en rédigeant la Constitution et l’a soumise au référendum du 22 Mars 2020 », indique ce juriste.

Par ailleurs, il précise que « l’évaluation de la pratique administrative et constitutionnelle a démontré que plusieurs moutures de la Constitution peuvent circuler avant le référendum. Mais pour savoir quel texte a été soumis aux électeurs, trois observations se dégagent. Primo, le texte définitif est celui adopté à l’issue d’un Conseil des Ministres. Secundo, le texte définitif ne peut en aucun cas être publié au journal officiel avant le décret de fixation de la date du référendum et de convocation du corps électoral. Tertio, le texte définitif est annexé à un décret portant publication du projet de constitution soumis au référendum. En conclusion, on peut dire qu’il n’y a pas eu de falsification mais plutôt de vice de procédure», expliqué l’ancien chef de cabinet du ministère de l’Unité nationale et de la Citoyenneté.

Bouka Barry

https://www.facebook.com/ambassadeRussieConakry/videos/278560556853883

«Si Professeur Alpha Condé répond aux critères, sa candidature va être acceptée », dixit l’ancienne ministre Domani Doré

0

Lors de son passage dans l’émission les Grandes gueules chez nos confrères de la radio Espace FM ce jeudi 04 juin 2020, l’ancienne ministre des Sports, membre de la Coalition Démocratique pour le Changement dans la Continuité (CODECC) s’est montrée favorable à une candidature du Président de la République, Professeur Alpha Condé.

Pour Domani Doré, « le professeur Alpha Condé est un militant du parti. Il y a des dispositions dans les règlements intérieurs et statuts du RPG Arc-en-ciel qui précisent les critères pour que quelqu’un se présente comme candidat. Et si Pr Alpha Condé répond à ces critères, sa candidature va être acceptée », a-t-elle indiquée.

Et d’ajouter : « nous sommes respectueux de l’indépendance et de la légitimité que représentent les congrès au sein des partis politiques ».

Le RPG-arc-en-ciel est à pied d’œuvre pour une bonne participation aux prochaines élections présidentielles, a laissé entendre la députée Domani Doré.

Bouka Barry

 

 

Lutte contre la Covid-19 : Un groupe de médecins cubains est à Conakry

0

Un groupe de 21 médecins cubains a atterri ce vendredi 5 juin à l’aéroport international de Conakry, a-t-on appris ce vendredi dans la grande édition de 20 heures 30 de la télévision nationale (RTG).

Objectif, assister le gouvernement guinéen et l’agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) dans la lutte contre le coronavirus qui sévit en Guinée depuis le 12 mars dernier.

« Le Cuba a une expérience dans le traitement de la Covid-19. Par rapport à la pandémie du coronavirus, le pays a enregistré plus de 3 000 cas positifs mais grâce à leur médecine communautaire, la maladie a été endiguée en un temps record. En plus, ils (médecins cubains) sont partis appuyer la province de Wuhan, en Chine. Fort de cette expérience et comme c’est un peuple ami, notre Président a demandé l’appui du gouvernement cubain pour qu’on puisse accélérer le contrôle de la Covid-19 en Guinée. C’est dans un ce cadre qu’une brigade de 21 membres a été sollicitée pour venir appuyer surtout le programme communautaire que nous commençons à partir de lundi », précise Dr Sakoba Kéita, directeur général de l’ANSS.

Et d’ajouter, « dans leurs bagages, les épidémiologistes cubains sont arrivés avec 20 000 doses de molécules pour le traitement contre le coronavirus ».

Au cours du Conseil des ministres du jeudi dernier, le chef de l’Etat, Prof Alpha Condé n’a pas manqué de féliciter les médecins guinéens par rapport à leur ferme engagement à lutter contre cette maladie dans notre pays.

Bouka Barry

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/276464553480261

Guinée : voici le compte-rendu du conseil des ministres de ce jeudi 04 Juin 2020

0

Sous la présidence de son Excellence Monsieur le Président de la République, le Conseil des Ministres a tenu sa session ordinaire ce jeudi, 04 juin 2020, de 12h à 15H, avec l’ordre du Jour suivant :

MESSAGE DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

COMPTE RENDU DES SESSIONS ORDINAIRES DU CONSEIL INTERMINISTERIEL DES MARDIS, 05 MARS, 21 AVRIL, 19 MAI ET 02 JUIN 2020

III. QUESTIONS DIVERSES

Au titre du premier point de l’ordre du jour

Le Président de la République a invité Les Ministres en charge du secteur financier à diligenter le règlement des subventions et autres contributions de l’Etat ainsi que la mise en œuvre de toutes les facilités prévues dans le cadre du Plan de Riposte économique et Social.

Le Chef de l’Etat a instruit le Gouvernement à préparer et examiner à la plus prochaine session du Conseil Interministériel la deuxième phase du Plan de Riposte.

Le Président de la République a invité les Ministres en charge des Finances et du Budget à soumettre dans les meilleurs délais un rapport ressortant l’impact précis de la pandémie du Covid 19 sur les Finances publiques et en particulier l’effet éventuel du ralentissement économique en découlant, sur les recettes de l’Etat.

Le Chef de l’Etat a instruit le gouvernement de renforcer les capacités des services concernés à élaborer et diffuser plus régulièrement les statistiques fiables et actualisées sur notre pays, de manière à mieux mettre en évidence les progrès significatifs réalisés dans les différents secteurs de l’économie nationale.

Le Chef de l’Etat a apprécié les résultats obtenus dans la lutte contre le Covid-19 et s’est félicité que le taux de létalité en Guinée (à peine 0,6%) soit l’un des plus bas de la sous-région alors que le taux de guérison (58% à ce jour), est parmi les plus élevés.

Le Président de la République a donné des informations relatives au renforcement des capacités de l’ANSS à faire face à la pandémie et notamment :

– L’augmentation significative des capacités de dépistage avec la possibilité désormais d’effectuer près de 1.200 tests par jour

– La commande d’importante quantité de kits de tests rapides fiables, de masques, tenues, bottes et verrières pour le personnel soignant

– L’arrivée imminente en Guinée d’une importante équipe de spécialistes médicaux cubains pour assister nos services sanitaires dans la lutte contre cette pandémie

Le Chef de l’Etat a donné au Ministère de la Santé des directives destinées à améliorer la prévention et la qualité de la prise en charge de la pandémie, au nombre desquelles figurent :

– L’intensification et à terme la systématisation du dépistage,

– Le renforcement des barrages filtrants en vue d’éviter la propagation du virus à l’intérieur du pays,

– La démultiplication des centres dépistage,

– L’amélioration du suivi des contacts,

– La prise en charge des autres maladies endémiques ou chroniques différentes de la maladie à Covid-19, etc.

Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, Monsieur le Premier Ministre a fait le compte rendu des sessions ordinaires du Conseil Interministériel des 05 Mars, 21 Avril, 19 Mai et 02 Juin 2020.

Le Conseil a entendu successivement

Le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation qui a fait une communication relative à la création de l’Agence de Financement des Communes de Conakry (AFICCON).

Il a indiqué que la création de cette Agence s’inscrit dans le cadre de la politique de décentralisation qui vise à créer les conditions propices à la dynamique de l’auto promotion des collectivités locales.

Il a informé qu’un an après le lancement de l’ANAFIC, le Gouvernement, conformément à la loi de finance 2020, vient de se doter d’un nouvel outil de renforcement de capacités financières des collectivités locales. Celui-ci concerne les cinq (5) communes de la ville de Conakry qui souffraient jusque-là, d’un déséquilibre d’appui par rapport aux 337 autres collectivités locales de l’intérieur du pays.

Le Ministre a souligné que cette nouvelle initiative est créée pour contribuer à la fois au maintien du modèle de notre politique de décentralisation, au redressement des finances locales et à la compétitivité des 5 Communes dans la mise en œuvre de leur PDL. Elle vise surtout à renforcer la stratégie de modernisation des finances locales qui est une réponse adéquate à la mise en œuvre d’un des axes importants de la LPN-DDL, à savoir la mise en place d’un mécanisme pérenne de financement des Collectivités locales.

Il a souligné que c’est dans ce sens que l’Agence de Financement des Communes de Conakry (AFICCON) a été créée. Conçu sur le même modèle que l’Agence Nationale de Financement des Collectivités locales (ANAFIC), AFICCON est dotée d’un budget d’affectation spéciale d’une part (ponction de 10% sur les recettes budgétaires provenant de la fiscalité douanière, du Port Autonome de Conakry, de l’Aéroport de Conakry, des activités ou licence de pêcherie, de la contribution foncière unique-CFU) et d’un apport extérieur, d’autre part).

Il a précisé que l’AFICCON a deux missions principales : (i) la gestion du Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECCON) et (ii) le financement des Programmes Annuels d’Investissement (PAI) dans chaque Commune de la Capitale.

Il a aussi noté que les ressources de l’AFICCON serviront chaque Commune de Conakry à faire face aux besoins ci-après : (i) l’assainissement de la ville de Conakry ; (ii) l’aménagement et l’entretien des voiries, des gares routières et des marchés ; (iii) l’aménagement d’espaces vert, de parkings et d’aires de jeu ; (iv) le pavage des rues ; (v) la sécurité publique locale (police municipale); (vi) l’amélioration de l’éclairage public; (vii) la construction de toilettes publiques; (viii) l’aménagement des débarcadères, (ix) l’accompagnement des initiatives en faveur des femmes et des jeunes dans le cadre économique et l’amélioration de l’engagement citoyen.

Au terme des débats, le Conseil après avoir salué l’engagement du Ministre de l’Administration du Territoire et des Ministres économiques dans la mise en œuvre de cette nouvelle étape de la décentralisation, a adopté les textes de création de l’AFICCON et encouragé à la mise en œuvre rapide de ce projet

Le Ministre de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises a soumis pour examen le projet de Décret portant Statuts de l’Agence d’Aménagement et de Gestion des Parcs Industriels (AGESPI).

Il a rappelé que sa présentation se structure en deux parties :

1- L’intérêt du développement des parcs industriels comme outil efficace de stimulation de la croissance économique,

2- La Structure du projet de Statuts.

S’agissant du premier volet, il a souligné l’importance des parcs industriels dans les stratégies de développement des pays émergents et les a définis comme une « communauté d’entreprises manufacturières et de services situées sur une propriété commune. Les entreprises membres cherchant à améliorer leurs performances sociales, économiques et environnementales par la collaboration dans la gestion des questions environnementales et de ressources ».

Ensuite, il a décliné les principaux attendus des parcs industriels qui permettent entre autre de :

– Concentrer les infrastructures nécessaires au développement des activités industrielles dans un secteur limité pour en réduire les coûts et favoriser une utilisation efficace des maigres ressources disponibles.

– Attirer les entreprises et favoriser la création d’emplois et de revenus pour les populations,

– Augmenter le niveau des recettes fiscales

– Séparer les usages industriels des autres activités urbaines afin de réduire les impacts environnementaux et sociaux,

– Opérer des contrôles environnementaux localisés spécifiques aux exigences des entreprises industrielles.

Il a souligné que dans cette perspective, il était plus qu’urgent de doter notre pays d’une Agence d’Aménagement et de Gestion des parcs Industriels (AGESPI) qui aura pour objet d’aménager, d’organiser, de gérer et de promouvoir à travers le pays des parcs Industriels.

Il a précisé que ce projet s’inscrit parfaitement dans la vision du Président de la République qui ambitionne de faire de la Guinée, à l’horizon 2040, un pays émergent.

Aussi, Il a précisé que le projet de Décret soumis à l’examen du Conseil, porte sur les statuts de cette Agence qui ont été validés par le Ministère de la Justice la Justice et le Ministère de l’Economie et des Finances, et intègrent parfaitement leurs contributions.

Au terme des débats, le Conseil a adopté ce projet de Décret

Le Ministère en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés qui a présenté une Communication relative à l’amélioration du climat des affaires en Guinée.

Le Ministre a justifié la nécessité de faire cette communication afin de rassurer les investisseurs dans cette période d’incertitude marquée par la pandémie du COVID-19.

Il a abordé deux points essentiels de notre politique d’amélioration du climat des affaires qui sont :

L’éligibilité de la Guinée au programme Millénium Challenge Corporation (MCC) : les avancées enregistrées et les difficultés rencontrées pour améliorer le score de notre pays.

Le Doing Business de la Banque mondiale : le rapport pour 2021 a été soumis et il est urgent d’à accélérer le rythme des réformes pour atteindre l’objectif d’intégrer le top 100 d’ici 2022.

Il a informé le Conseil qu’aux termes de la dernière évaluation du MCC 2020, la Guinée a amélioré son score en passant de 3 à 7 indicateurs validés.

Cette avancée a été le fruit d’un travail collectif et toutes les parties prenantes (y compris les membres du Conseil) ont été remerciées et encouragées à poursuivre les réformes pour améliorer la notation de notre pays notamment pour les indicateurs suivants :

La maîtrise de la corruption qui est un facteur prépondérant dans la réussite du programme. L’amélioration de cet indicateur impactera le reste des indicateurs ainsi que la perception de la Guinée

La vulgarisation des réformes réalisées est un élément-clé. Car, les indicateurs sont évalués par des agences indépendantes de notation qui se basent sur le ressenti de la population

Une collaboration multisectorielle pour réaliser les réformes nécessaires.

Pour suivre les réformes engagées à travers les points focaux des différents départements et les vulgariser auprès des bénéficiaires tout en maintenant une communication avec nos partenaires, il a informé qu’une cellule de coordination dédiée au programme a été mise en place au sein de son ministère. Cette cellule de coordination fait un suivi régulier avec les dix-huit (18) agences de notation utilisées dans le cadre du MCC. C’est dans ce cadre qu’un plan d’actions a été élaboré pour matérialiser ces différentes initiatives. Il a souligné que cette cellule bénéficie de l’appui technique de l’Institut Tony Blair.

Il a soutenu qu’en plus de ces actions, le MIPPP maintient une communication mensuelle avec les représentants du Millennium Challenge Corporation aux Etats-Unis, l’Ambassade de Guinée aux Etats Unis, l’Ambassade des Etats Unis en Guinée et les équipes de l’USAID en Guinée.

Il a indiqué que la Guinée a progressé sur l’évaluation du MCC, mais les acquis doivent être pérennisés et les efforts accélérés pour assurer l’éligibilité de notre pays au programme. Pour ce faire, le Ministère en charge des Investissements et des Partenariats Publics Privés sollicite l’appui du Conseil pour les actions suivantes :

Le maintien des indicateurs déjà acquis à travers une importante vulgarisation des réformes.

Le soutien aux réformes suivantes répondant aux attentes des critères du programme MCC

La maîtrise de la corruption :

Il a conclu que pour accélérer l’éligibilité de la Guinée au programme MCC, il recommande un appui fort du Gouvernement en inscrivant l’atteinte des programmes Seuil et Compact du MCC comme programme d’intérêt national.

Il a évoqué que si le vaste chantier de réformes engagées de concert par tous les départements sectoriels a certes permis de réaliser une avancée significative perceptible, mais des efforts devraient encore être fournis pour continuer à identifier et à mettre en œuvre les réformes et surtout à les vulgariser.

La Guinée a encore de nombreuses réformes en souffrance qui ne peuvent être validées par le Doing Busines que si des efforts considérables sont consentis par les différents départements ministériels notamment :

– Le Guichet unique du Commerce extérieur ;

– La conduite des inspections conjointes des chantiers de construction par les services du Ministère de la Ville et de l’Aménagement du Territoire (MVAT) ;

– La loi portant création, organisation et fonctionnement des juridictions de commerce ;

– Le dépôt de plaintes en ligne dans le cadre des services de la construction et de l’habitat ;

– La mise en place effective du Guichet unique du permis de construire.

Il a terminé en soutenant que la crise engendrée par la pandémie du Coronavirus et son impact sur l’économie mondiale obligent à redoubler d’efforts pour assurer la compétitivité de notre pays afin de continuer à rassurer les investisseurs locaux et étrangers.

Au terme de la présentation, le Conseil a approuvé la communication du Ministre et soutenu les reformes proposées.

Le Ministre des Mines et de la Géologie a fait une communication relative à la Convention de Base pour l’exploitation des blocs 1 et 2 de Simandou par le Consortium SMB-Winning.

Le Ministre a rappelé que dans le cadre de la mise en valeur des ressources minérales du pays, l’Etat Guinéen a fixé la diversification de l’exploitation minière comme l’un des principaux objectifs de sa politique minière. C’est dans ce cadre que des travaux de recherches effectués sur les gisements de Simandou ont mis en évidence un gisement de minerai de fer d’une teneur exceptionnelle. Les gisements de Simandou sont les plus grands gisements de minerai de fer de haute qualité inexploités au monde connus à ce jour.

Pour la valorisation de ce gisement, une procédure d’appel d’offres a été organisée par le Ministère des Mines et de la Géologie pour l’attribution des droits miniers sur les gisements de minerai de fer des blocs I et II de Simandou. A la suite de cette procédure, le Consortium SMB-Winning a été déclaré adjudicataire provisoire le 12 novembre 2019. A la suite de l’adjudication provisoire, la négociation d’une convention minière a été engagée entre l’Etat et le Consortium, conformément à la procédure prévue à cet effet. Le projet d’exploitation qui sera réalisé par le Consortium SMB-Winning aux termes de cette Convention de Base est stratégique et ambitieux pour la République de Guinée. Il consiste dans le développement d’une chaine de production intégrée de minerai de fer, la réalisation des infrastructures ferroviaires et portuaires ainsi que la construction d’une aciérie à terme.

Le Consortium SMB-Winning s’engage ainsi à construire un chemin de fer d’une longueur de 679 km reliant la mine à un port en eaux profondes d’une capacité finale de 80 Millions de Tonnes par an (MTPA) situé à Matakang dans la préfecture de Forécariah sur les côtes guinéennes. Le doublement de la voie ferrée est prévu à partir de 2038.

Le Ministre a noté que cette Convention de Base est de façon globale conforme aux dispositions du Code Minier, à l’exception de quelques dérogations qui ont été accordées à l’Investisseur, sur la base d’un modèle financier, compte tenu de la nature intégrée du projet et du volume des investissements qu’il doit réaliser dans ce projet.

Enfin, Il a précisé que ce projet est intégré avec un volet minier et un volet infrastructures qui fera l’objet d’une Convention Ferroviaire et d’une Convention Portuaire.

Au titre des avantages socioéconomiques du projet, le Ministre a informé le Conseil que projet porte sur un investissement global estimé à 14 milliards de dollars américains, comprenant un engagement d’investissement sur fonds propres de la société à hauteur de 6 milliards de dollars américains. L’Etat, dans la réalisation de ce projet, bénéficiera des avantages spécifiques à chaque étape de sa réalisation, notamment en termes d’emplois, d’achats locaux et de revenus. Sur la base des hypothèses retenues, il a déclaré que les revenus directs de l’Etat sont estimés à 15,5 milliards de Dollars US sur la durée de la Convention (25 ans), tout en précisant qu’à ces estimations de revenus directs de l’Etat devraient s’ajouter tous les revenus et autres avantages liés aux activités économiques créées par le projet le long du corridor et au-delà.

Concernant le chronogramme du projet, le Consortium SMB-Winning a adopté un chronogramme ambitieux et précis qui prévoit le démarrage immédiat des études et travaux de recherche afin de pouvoir soumettre à l’approbation de l’Etat, une étude de faisabilité dans un délai de 30 mois. Les travaux de construction de la mine commenceront 6 mois plus tard et la première production commerciale sera atteinte dans un délai de 74 mois à compter de la date d’entrée en vigueur.

Conformément à la politique de mutualisation des infrastructures connexes aux mines mise en place par l’État, le chemin de fer sera multi-utilisateur et multi-usagers. Il pourra donc être utilisé par les autres opérateurs miniers de la région dans des conditions commerciales et techniques à convenir sous l’égide de l’État, ainsi que pour le transport des marchandises et passagers. Ainsi, le chemin de fer « trans-guinéen » désenclavera le pays et permettra l’évacuation des produits agricoles et le transport de passagers, ce qui favorisera la diversification de l’économie en faisant du secteur minier un catalyseur pour le développement des autres secteurs.

En plus du projet commercial, le Ministre a informé le Conseil de l’engagement du Consortium SMB-Winning à créer un corridor de croissance agricole le long de la voie ferrée à travers un investissement de 150 millions de dollars américains, ce qui s’inscrit dans la politique de l’Etat qui vise à créer un tissu d’économie locale permettant de créer le développement à la base.

En adhérant à la politique de l’Etat guinéen d’encouragement de la transformation sur place des ressources nationales, le Consortium SMB-Winning s’engage en outre à mobiliser en partenariat avec des opérateurs de renommée internationale à partir du 1er janvier 2036, un montant minimum d’un (1) milliard de dollars américains pour construire une aciérie avec une capacité annuelle de production de cinq cent mille (500 000) tonnes par an.

Le Consortium SMB-Winning s’engage à respecter les dispositions du Code Minier relatives à la promotion du contenu local. En plus de l’emploi en [priorité de la main d’œuvre nationale, Aussi, le Consortium SMB-Winning s’engage à ce que le pourcentage de marchés accordés aux PME/PMI guinéennes soit d’au moins 25% pendant la phase de recherche, 35% pendant la phase de construction, 25% pendant les 5 premières années d’exploitation, 35% entre la 6e et la 10e années, 40% entre la 11e et la 15e années, 45% entre la 16e et la 20e années et 50% par la suite.Par ailleurs, le Consortium SMB-Winning payera une compensation financière à l’Etat d’un montant total de 100 millions de dollars américains sur la base d’un calendrier prévoyant 50% dès l’adoption de toutes les conventions, 25% une année plus tard, et 25% au terme de la 2e année.

Le Ministre a présenté les principales dispositions de la Convention de Base portant sur :

Le Droit applicable et la Stabilisation Fiscale et Douanière sur la durée de la Convention (25 ans)

Le Régime Fiscal et Douanier

La participation de l’Etat qui est de 15% pour la part non contributive et non diluable, avec une option d’achat de 20% supplémentaire ;

Les garanties contre le retard ou le défaut de mise en œuvre du projet notamment pour le Commencement de la construction et la Date de Première production commerciale. Ces dispositions portent sur des garanties juridiques, des pénalités et le retrait du titre minier.

Enfin, le Ministre a précisé que les dispositions relatives à l’Environnement, à l’Emploi, aux Tiers, aux Communautés Locales, à la Sécurité, à l’Hygiène, à la Santé, à la Transparence et à l’Anti-corruption sont conformes au Droit Applicable en vigueur en République de Guinée notamment : le Code Minier, le Code de l’Environnement, etc.

Au cours des débats, les observations essentielles ont porté sur la nécessité de :

– Veiller à ce que l’Etat ait les garanties donnant le confort suffisant pour éviter tout retard dans la mise en exploitation du gisement ;

– Que la production soit exclusivement transportée par le chemin de fer de la mine à la côte guinéenne (Transguinéen).

Au terme des débats, le Conseil a adopté la Convention de Base pour l’exploitation des gisements de minerai de fer des blocs I et II de Si.

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/vb.777170605776177/2488113297956279/?type=2&theater

Naissance de la CODECC : le CNOSC apporte son soutien !

0

Satisfait des différentes réalisations faites sous le régime du Président de la République, Professeur Alpha Condé, le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), par la voix de son président, apporte son soutien à la toute nouvelle organisation appelée Coalition Démocratique pour le Changement dans la Continuité, ( CODECC).

Pour Docteur Dansa Kourouma, intervenant chez nos confrères d’Espace Fm, « le même droit qu’a eu le FNDC (Front national pour la défense de la Constitution) de se constituer entre société civile et partis politiques pour défendre la souveraineté du peuple, la CODECC a le même droit pour réclamer et défendre la souveraineté du peuple. En tant qu’intellectuel, sur ma compréhension du concept, je dirai que le changement dans la continuité peut vouloir dire aussi la continuité politique avec un parti politique qui est au pouvoir qui veut défendre et préserver des acquis politiques, économiques et sociaux. Mais il n’est expressément exprimé nulle part que c’est un troisième mandat pour Alpha Condé.»

Joint par notre rédaction, un des membres de la Coalition Démocratique pour le Changement dans la Continuité apprécie cette prise de parole du leader du Cnoscg.

« Nous saluons cette sortie de Dansa Kourouma. Nous prenons acte du soutien qu’il a exprimé envers notre coalition. Dans les jours à venir nous saurons s’il est vraiment prêt à nous accompagner pour la réalisation de notre objectif qui est celui du changement dans la continuité, primordial car pour nous il faut que le Chef de l’Etat, animé par de nobles ambitions, puisse terminer ses différents projets pour le développement de la Guinée », témoigné ce membre de la CODECC sous couvert d’anonymat.

A rappeler que depuis la signature samedi dernier de la charte de création de la Coalition Démocratique pour le Changement dans la Continuité – CODECC, beaucoup de partis politiques ont rejoint la structure. Comme pour dire qu’une partie de la population souhaite une continuité pour le Chef de l’Etat.

Bouka Barry

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/264743624641407

Nouveau poste de commandement pour le G5 Sahel à Bamako

0
La force conjointe du G5 Sahel, force militaire sahélienne contre le terrorisme, a inauguré mercredi 3 juin près de Bamako son nouveau poste de commandement. Une inauguration qui intervient deux ans après l’attentat contre le précédent dans le centre du Mali.

La force conjointe n’avait plus de poste de commandement depuis l’attentat contre son quartier général à Sévaré, qui avait fait trois morts, dont deux militaires maliens de la force, en 2018, outre deux assaillants. Le nouveau poste est construit par la Minusma et financé par l’Union européenne.

« Ce jour marque une étape importante de l’étape de l’histoire de la force conjointe », a déclaré le général nigérien Oumarou Namata Gazama, commandant de la force, cité par l’AFP, sur le site du nouveau poste de commandement dans le sud de Bamako, non loin de la base de la mission de l’ONU au Mali (MNUSMA, 13.000 hommes).

Lire aussi: Covid-19 : les groupes terroristes profitent de la pandémie pour attaquer davantage au Sahel

Le gouvernement malien avait mis à la disposition de la force conjointe un terrain dans un quartier de Bamako en 2019. Mais des manifestations des habitants avaient empêché la force d’établir là son quartier général.

La force conjointe, créée en 2017 par le G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad) sous l’impulsion de la France, connaît des résultats relatifs dans la sous-région.

Ses sept bataillons, composés de soldats des armées nationales actuellement déployés dans des camps dans leurs pays, doivent théoriquement être placés sous commandement de la Force et avoir un mandat transnational.

Lire aussi : Sahel : les Européens « mal coordonnés » selon les Américains

Mais aujourd’hui, les capacités de soutien de ces bataillons sont seulement nationales et non régionales, selon le général Namata. Il a émis l’espoir que la force conjointe ait « des capacités de soutien propres de manière à pouvoir un jour, dans la sérénité, planifier et conduire en toute autonomie ses opérations ».

Les forces des pays du Sahel, pour la plupart sous-équipées et sous-entraînées, n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences terroristes, malgré l’aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l’opération Barkhane.

 

 

Covid-19 : le Ministre de l’Education nationale s’exprime sur la réouverture prochaine des classes

0

Suite aux rumeurs faisant état de la réouverture imminente des classes, le Ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation réagit.

Joint par un de nos reporters, M. Mory Sangaré dément ces rumeurs et affirme qu’aucune date n’a été communiquée par son ministère indiquant la réouverture des classes. « On n’a fait aucune communication à ce sujet. On a appris comme vous-mêmes l’avez appris. Donc, nous considérons que ce n’est pas vrai. Il y a des préalables pour la réouverture. Il faut avoir des kits, du savon, des solutions hydro-alcooliques, des thermo-flashs, des masques. Il faut aussi imprégner les enseignants quant à la gestion de la pandémie, entre eux d’abord, entre les élèves ensuite. Avant de décider de rouvrir les écoles, il faut préparer les distanciations. Alors lorsque toutes ces conditions-là seront réunies, nous ferons une annonce officielle pour dire qu’à partir de telle date les cours vont reprendre », précise le ministre.

A rappeler que les écoles sont fermées en Guinée depuis l’apparition de la pandémie de Covid-19 au mois de mars dernier.

Hawa THIAM

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/264743624641407

Génocide : feu vert pour le transfert de Kabuga, ses avocats se pourvoient en cassation

0

Le verdict est tombé, hier mercredi 03 juin, à la Cour d’Appel de Paris. Le feu vert a été donné pour le transfert de Félicien Kabuga, le « financier » présumé du génocide au Rwanda, devant le Mécanisme, qui a succédé au Tribunal pénal international pour le Rwanda. Ses avocats ont déjà annoncé qu’ils vont se pourvoir en cassation.

La Cour d’Appel de Paris a donc confirmé la validité du mandat d’arrêt émis contre Félicien Kabuga, présumé  financier du génocide rwandais de 1994. Et comme elle l’avait annoncé, la défense a confirmé qu’elle va saisir la Cour de Cassation, indique France 24. Elle aura dix jours pour déposer son recours, pendant que Kabuga restera à la prison de la Santé à Paris.

A son tour, la Cour de cassation aura deux mois pour rendre une décision, à la date de la réception du dossier. Si la décision de remettre Félicien  Kabuga au MTPIR est confirmée,  la France aura alors un mois pour s’exécuter. Autant dire, qu’un long processus a été enclenché, hier, à Paris, dans le dossier Félicien Kabuga.

Selon RFI, l’expérience du Tribunal sur le Rwanda, auquel a succédé le Mécanisme, a montré qu’il peut se passer de 3 à 8 mois, entre l’arrestation et le transfert d’un fugitif, et en moyenne une année, avant l’ouverture d’un procès.

En cavale depuis près de 26 ans, Félicien Kabuga a été arrêté le 16 mai dernier, à Asnières sur Seine, en région parisienne.

Ses avocats avaient évoqué son âge (84 ans) et son état de santé fragile, pour demander qu’il soit jugé en France. Me Laurent Bayon, un de ses avocats, avait d’ailleurs adressé une correspondance, le 2 juin dernier, au Procureur du Mécanisme, pour lui demander de se dessaisir du dossier.

Pour leur part, le bureau du Procureur général rwandais et la Commission nationale de lutte contre le génocide, ont tous salué la décision prise par la Cour d’Appel de Paris.

Félicien Kabuga, 84 ans, considéré comme le « financier » du génocide au Rwanda, qui a fait au moins 800 000 morts en 1994, est poursuivi pour 7 chefs d’accusation.

Il présidait la fameuse Radio télévision libre des Mille-Collines , (RTLM), qui avait appelé aux meurtres des Tutsi. C’est également lui qui dirigeait le Fonds de défense nationale, (FDN), qui collectait « de l’argent », destiné à financer la logistique et les armes des miliciens Hutu Interahamwe, selon l’acte d’accusation du TPIR.

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/264743624641407

Nouvelle démission au sein de l’UFR : Hadja N’Gamet Camara aussi jette l’éponge

0

Après la démission  de son secrétaire national de la jeunesse, l’Union des Forces Républicaines (UFR) de l’ancien premier ministre Sidya Touré vient d’enregistrer une nouvelle défection et non des moindres.

Il s’agit  de celle de Hadja N’Gamet Camara, coordinatrice du parti à Forécariah, par ailleurs membre du Bureau Politique National  de la 3ème force politique du pays.

Elle annoncé sa démission dans un courrier adressé au Président de l’UFR. Elle justifie sa décision par des raisons personnelles.

Ci-dessous copie de la lettre de démission.

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/264743624641407

Éric Zemmour, l’un des visages racistes de la France

0

Certains le présentent comme essayiste, d’autres le décrivent comme un polémiste. Les deux parties se trompent. Éric Zemmour est juste raciste. L’homme le prouve à chaque fois qu’il ouvre sa bouche sur un plateau de télévision française. Les médias français semblent d’ailleurs l’apprécier pour ses positions racistes et xénophobes suscitant colère et dégout chez les plus raisonnables des auditeurs, mais convergent avec les sentiments anti-migration et anti-islam dans l’hexagone et dans tout le territoire européen.

Au moment où le monde se tourne vers l’Amérique pour afficher son soutien à la cause antiraciste, et où le crime ayant couté la vie à l’américain George Floyd a ému tout le monde, il n’y avait que Zemmour pour dénigrer l’homme tué par un policier à Minneapolis. Passant en revue le casier judiciaire de Floyd, le chroniqueur, trainant lui même un casier pour « provocation à la haine raciale », a raté, une nouvelle fois, une occasion pour se taire.

Sur la chaine française « C-News », Zemmour a déclaré qu’Il faut bien comprendre que les Noirs sont tués d’abord par des Noirs, à 97%. Poursuivant son intervention, il a affirmé qu’« on peut voir que (…) les Blancs ont deux fois plus de chance d’être tués que des Noirs : il y a à peu près 8.000 morts Blancs par an et 4.000 Noirs et, sur ces 8.000 Blancs, 80% sont tués par des Noirs, alors que les Noirs, eux, sont essentiellement tués par des Noirs ». L’homme a donc un sérieux problème avec les chiffres, lui qui sait bien compter les milliers d’euros qu’il arrive à dégager chaque année grâce à ses conférences et ses livres polémiques qui semblent très appréciés par certains français !

Les chiffres, totalement faux, ont fait le tour de la toile. Plusieurs médias qui se respectent n’ont pas tardé à les mettre à nu. Les dernières statistiques du FBI pour l’année 2018 démontrent clairement que 88,9% des « Noirs » ont été tués par des « Noirs » (2.600 homicides sur 2.925), alors que 15,5% des « Blancs » ont été tués en 2018 par des « Noirs » et non 80% comme veut nous le faire croire Zemmour. Les statistiques affirment que  80.75% des « Blancs » ont été tués par d’autres « Blancs ».

Une autre question est aujourd’hui posée également. Que fait un homme, condamné pour racisme et qui comparaîtra prochainement devant le tribunal correctionnel pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale » sur un plateau de télévision pour parler justement de racisme ? n’est-il pas là, une nouvelle preuve de la décadence des médias en France ?

https://www.facebook.com/rtgofficiel/videos/264743624641407

MOST COMMENTED

- Advertisement -
Google search engine