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Algérie: le régime traque ses opposants sur les réseaux sociaux

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La justice algérienne a condamné depuis mardi 15 opposants à des peines de prison ferme, dont trois pour leurs publications sur les réseaux sociaux.

Malgré la pandémie de Covid-19 qui a contraint la contestation à suspendre ses manifestations depuis mi-mars, le régime algérien –maniant la carotte et le bâton– continue de cibler opposants, journalistes, médias indépendants et internautes.

Depuis le début du soulèvement populaire le 22 février 2019, des internautes isolés, en particulier en province, sont régulièrement poursuivis pour leurs publications sur les réseaux sociaux.

« L’activiste Soheib Debaghi a été condamné (mardi) à un an de prison ferme » à Alger pour « incitation à attroupement, outrage à corps constitué et publications Facebook pouvant porter atteinte à l’intérêt national », selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers.

Deux autres militants du mouvement (« Hirak ») anti-régime, Larbi Tahar et Boussif Mohamed Boudiaf, ont écopé mardi de 18 mois de prison ferme, également pour des publications sur Facebook, d’après CNLD et l’antenne algérienne d’Amnesty International, cités par l’AFP.

Leur peine a été prononcée par un tribunal de la wilaya (préfecture) d’El Bayadh, au sud-ouest d’Alger, lors d’une audience par visioconférence, avec trois ans de prison ferme requis par le procureur, selon le CNLD.

Selon son avocat Me Abdelghani Badi, Larbi Tahar était accusé d’« outrage au président de la République  » pour des messages publics dans lesquels il qualifiait Abdelmadjid Tebboune de « président illégitime ».

Le président Tebboune a été élu le 12 décembre 2019 lors d’un scrutin rejeté par le « Hirak » et marqué par un taux d’abstention de 60%. Quant à Boudiaf, il a dénoncé « l’injustice » du système judiciaire à travers ses publications, a précisé sur Facebook l’avocat, qui le représente également. Ces trois militants sont déjà en détention.

La justice a également eu la main lourde mercredi à Chlef (ouest du pays) en condamnant 12 autres militants du « Hirak » à des peines allant de six à 18 mois de prison ferme, a annoncé le CNLD.

Pendant que des activistes du « Hirak » sont relâchés au compte-gouttes, comme Abdelouahab Fersaoui, un chef de file du mouvement libéré lundi après huit mois derrière les barreaux, d’autres sont interpellés et traduits en justice dans tout le pays.

Selon le dernier décompte du CNLD, quelque soixante personnes sont actuellement en détention dans les prisons algériennes pour des faits liés au « Hirak ».

 

Covid-19 : des projections anticipent un million de cas en Afrique du Sud

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La pandémie de coronavirus pourrait infecter jusqu’à un million de personnes en Afrique du Sud et faire au moins 40.000 morts d’ici à novembre, révèlent les projections d’un consortium de scientifiques.

Elaborées par l’université du Cap en collaboration avec les experts d’autres institutions, ce modèle a été pour la première fois rendu public mardi soir lors du point quotidien du ministre de la Santé Zweli Mkhize, selon l’AFP.

L’Afrique du Sud est à ce jour le pays d’Afrique subsaharienne le plus touché par la maladie, avec plus de 17.000 cas recensés, dont 312 mortels, et près de 8.000 guérisons depuis le premier cas officialisé le 5 mars.

« Nous avons essayé de faire des projections complètes sur l’évolution de l’épidémie au cours des six à huit prochains mois », a expliqué le Dr Sheetal Silal, qui dirige le laboratoire de l’université du Cap qui les a réalisés, « le facteur d’incertitude reste donc très élevé ».

Selon le Dr Silal, la fourchette du nombre de morts susceptibles d’être causées par le virus se situe entre 40.000 et 48.000 morts à l’horizon du mois de novembre, en fonction des scénarios.

Son modèle prévoit 30.000 infections d’ici à la fin mai. Il anticipe également un afflux de malades dans les hôpitaux publics et privés du pays.

L’étude évalue entre 20.000 et 35.000 lits les besoins dans ces services entre juin et novembre, pour une capacité d’environ 10.500 actuellement, selon les chiffres du ministre Mkhize.

Les 57 millions de Sud-Africains vivent depuis le 27 mars sous le régime d’un strict confinement dont les conditions ont été légèrement assouplies au début du mois pour permettre la relance d’une partie de l’économie.

Sous réserve de l’évolution de la pandémie, un nouvel allègement est prévu début juin, notamment la réouverture très progressive des écoles.

Malgré les critiques de plus en plus vives qui visent le confinement décrété par le président Cyril Ramaphosa, Zweli Mkhize a répété mardi soir que les conditions de sa levée recommandées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’étaient toujours pas réunies.

Ceni : l’opposition rejette le choix de Mamady 3 Kaba « militant notoirement connu du RPG »

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Le décret de nomination du juriste Mamady 3 Kaba en remplacement de Me Amadou Salif Kébé à la CENI continue de susciter des réactions. Au-delà du caractère illégal de l’acte présidentiel, dénoncé notamment par le Barreau de Guinée, Mamady 3 Kaba est vu comme un activiste roulant au service du parti au pouvoir et dont le statut de militant de la société civile ne serait qu’un déguisement et une couverture. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 19 mai 2020 à Conakry, l’opposition  politique dénonce et rejette catégoriquement la nomination de Mamady 3 Kaba à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Lisez plutôt la déclaration de l’opposition !

Déclaration –  L’Opposition politique dénonce et rejette catégoriquement la nomination de M. Mamady 3 KABA au poste de Commissaire à la CENI en remplacement de Me Amadou Salif KEBE décédé. Cette désignation de M. KABA est illégale au regard de l’article 11 de la Loi organique n044 du 5 juin 2018 portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI en vertu duquel : « en cas de vacance consécutive au décès, à la démission ou à toute autre cause d’empêchement définitif d’un commissaire constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Bureau de la CENI, il est procédé à son remplacement dans les mêmes conditions que celles de sa désignation pour le reste du mandat en cours ».

Elle viole également l’Arrêt n0 AC 010 du 4 mai 2020 de la Cour Constitutionnelle qui a constaté la vacance du poste tout en précisant que le Barreau est l’organisation de la Société civile qui doit désigner le remplaçant de Me Amadou Salif KEBE.

L’Opposition politique considère que l’intégrité, l’impartialité et la bonne moralité des représentants de la société civile sont capitales pour l’indépendance et la neutralité d’une CENI politique et paritaire comme la nôtre. C’est en effet parmi ces représentants de la société civile que le Président de la CENI, investi de pouvoirs étendus dans la gestion de l’institution, est choisi. Il convient aussi de noter le rôle d’arbitre dévolu aux représentants de la Société civile au sein de l’institution composée paritairement de représentants de la mouvance et de l’Opposition.

La désignation de M. KABA comme Commissaire à la CENI intervient 10 jours seulement après sa nomination au poste de Directeur de cabinet de M. Amadou Damaro CAMARA, Président du Parlement issu du coup de force du 22 mars. Or, il n’est un secret pour personne que M. CAMARA qui se considère comme dauphin constitutionnel est intéressé à bien des égards par les prochaines échéances électorales.

Dans tous les cas, M. KABA est un militant notoirement connu du RPG dont il est resté un fervent défenseur dans le débat public. C’est à ce titre qu’il a joué un rôle actif dans la défense du référendum et du troisième mandat ainsi que dans la destitution illégale et cavalière de l’ancien Président de la Cour Constitutionnelle feu Kéléfa SALL.

C’est pourquoi la nomination de M. KABA, militant du RPG portant la cagoule de la Société civile, n’est pas de nature à garantir la transparence des futures élections et la confiance des acteurs politiques vis-à-vis de la CENI grandement mise à mal par l’entière soumission de son prédécesseur à l’Exécutif.

La mascarade électorale du 22 mars dernier qui a valu au pouvoir actuel le mépris de la Nation et la condamnation quasi-unanime de la communauté internationale est justement la résultante de cette inféodation du Président de la CENI à l’Exécutif.

En conséquence, l’Opposition politique rejette catégoriquement la désignation de M. KABA et demande son remplacement par un avocat désigné par le Barreau conformément à la Loi organique n0
44 du 5 juin 2018 et à l’Arrêt n0 AC 010 de la Cour Constitutionnelle du 4 mai 2020.

Conakry, le 19 mai 2020

L’Opposition politique

Covid-19 et soutien aux acteurs touristiques : le Sénégal déroule son plan de résilience

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Les secteurs du tourisme et des transports aériens du Sénégal sont parmi les plus touchés par la pandémie du COVID-19. Aussi, le gouvernement du Sénégal a-t-il décidé d’octroyer 77 milliards de francs CFA à ce pan important de l’économie du pays, à travers un plan global de résilience économique et sociale.

C’est dans le cadre de ce programme déjà mis en branle par l’Etat du Sénégal que le ministre du Tourisme et des Transports aériens, M. Alioune Sarr, a remis, mardi 19 mai 2020, lors d’une cérémonie diffusée par visioconférence, aux gouverneurs de région des chèques d’un montant global de 3,7 milliards de francs CFA destinés aux acteurs du secteur touristique.

A charge pour eux de remettre ces chèques aux ayant-droits, qui seront identifiés selon des critères fixés par le ministère du Tourisme et des Transports aériens.

Des fonds, sous forme de prêts, qui concerneront 98 établissements hôteliers, 50 agences de voyages, 25 restaurants et 84 artisans, a précisé Alioune Sarr lors de la cérémonie, soulignant que c’est là, une « concrétisation d’une volonté de soutenir le secteur du tourisme  pour l’aider à faire face à la pandémie de Covid-19 ».

Un financement que les bénéficiaires rembourseront en 8 ans, avec un taux d’intérêt de 2 à 3%, a souligné M. Sarr, ajoutant que d’autres financements en faveur des acteurs du tourisme suivront. Il a toutefois demandé aux gouverneurs de travailler avec les services régionaux du tourisme, afin que tous ceux qui aspirent à ces fonds puissent en bénéficier s’ils remplissent les critères.

Le ministre du tourisme et des transports aériens a aussi invité les bénéficiaires de ces 3,7 milliards débloqués avec le concours de la Banque nationale pour le développement économique, d’en faire un bon usage, rappelant que ces prêts doivent servir à payer les salaires des employés, entre autres charges, et de faire face ainsi à la pandémie du Covid-19.

Pour rappel, dans le cadre du plan global de résilience du secteur, le président Macky Sall a annoncé un allègement fiscal et la mise en place d’un Crédit hôtelier et touristique (CHT), qui sera désormais porté à 100 milliards de FCFA.

Il est également prévu l’augmentation de la durée de remboursement du crédit de cinq (5) ans à dix (10) ans, de même que la durée du différé de 18 à 24 mois.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de relever le plafond de crédit de 300 millions à 1 milliard FCFA, de suspendre les remboursements des crédits déjà octroyés pour une période de 8 mois et de diminuer les taux d’intérêt de 03,5% à 02%.

Covid-19 : l’OMS accepte une enquête sur son action, face aux menaces américaines

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Face aux accusations et aux menaces de boycott américaines, les pays membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont décidé mardi de lancer une « évaluation indépendante » de la réaction de l’agence onusienne à la pandémie du nouveau coronavirus.

Les 194 pays membres de l’organisation ont convenu de lancer « au plus tôt un processus d’évaluation impartiale, indépendante et complète » de l’action internationale engagée face à la pandémie. Selon l’AFP, cette évaluation, dont les contours demeurent flous, devra passer au crible « les mesures prises par l’OMS face à la pandémie de Covid-19 et leur chronologie ».

Cet accord, trouvé avec l’aval de la Chine et des Etats-Unis, se veut une réponse aux accusations du président Donald Trump qui juge l’OMS inféodée à Pékin et lui a lancé un ultimatum d’un mois, sous la menace de quitter cet organe dont les Etats-Unis étaient traditionnellement le premier contributeur.

« Si l’OMS ne s’engage pas à des améliorations notables dans un délai de 30 jours, je vais transformer la suspension temporaire du financement envers l’OMS en une mesure permanente et reconsidérer notre qualité de membre au sein de l’organisation », a-t-il tweeté dans la nuit de lundi à mardi.

Pékin a répliqué en accusant Trump, dont le pays est le plus endeuillé au monde avec plus de 90.000 morts, de chercher à « se soustraire à ses obligations » envers l’organisation et de « salir les efforts de la Chine face à l’épidémie ».

La résolution adoptée mardi prévoit que l’enquête peut prévoir « des missions scientifiques et de collaboration sur le terrain ». La Chine s’est déclarée ouverte à une enquête indépendante, mais pas avant la fin de la pandémie.

La Russie, où la maladie a entamé une lente décrue mais où des points chauds demeurent, a quant à elle dénoncé ce qu’elle a qualifié de tentatives américaines de « casser » l’organisation. « Nous sommes contre une casse (de l’OMS), qui irait dans le sens des intérêts politiques ou géopolitiques d’un seul Etat, autrement dit les Etats-Unis », a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

Alors que la pandémie a mis à genoux l’économie mondiale, la France et l’Allemagne ont proposé lundi un plan de relance de 500 milliards d’euros pour tenter de faire repartir l’activité au sein de l’UE, dont les membres peinent toujours à s’entendre sur un plan de relance commun.

France/Afrique : La réforme du CFA en marche

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Le gouvernement français a adopté, en conseil des ministres, un projet de loi qui valide les accords conclus avec les 8 pays membres de l’UMOA (union monétaire ouest-africaine) qui changent la nature des relations entre les partenaires dans le domaine de la garantie du franc CFA.

Ce saut historique avait été fait les 21 décembre 2019, à l’occasion d’une rencontre entre les présidents Macron et Ouattara. Lorsque le projet de loi sera adopté par le Palais Bourbon et promulgué, la France n’aura plus qu’un rôle de « Garant financier » du franc CFA.

La BCEAO (banque centrale des Etats de l’Afrique de L’Ouest) n’aura plus l’obligation de déposer la moitié de ses réserves de change auprès du Trésor français. Paris n’aura plus des représentants au niveau des instances dirigeantes de la BCEAO. A terme l’ECO va remplacer le CFA., tout en restant arrimé à l’EURO, à parité fixe. C’est une évolution salutaire qui ouvre la porte aux autres pays membres de la CEDEAO partisans d’une monnaie commune.

Les pays membres de l’UMOA ont fait un pas de géant grâce à l’ouverture du président Macron qui a eu le courage de critiquer la colonisation qui « est une faute de la République » et comme il l’avait affirmé en Algérie « un crime contre l’humanité ». Il avait déclenché un tollé car la formulation est grosse de danger dans la mesure où le crime contre l’humanité est imprescriptible. En ce qui concerne le CFA, c’est l’éthique de responsabilité qui s’impose.

Dans l’état actuel des choses et des rapports économiques mondiaux, le CFA est une garantie de stabilité monétaire et sociale dans les pays membres de l’UMOA. Parmi ces pays, il y a la Côte d’Ivoire et le Sénégal qui ont des économies robustes, classées dans le top 5 continental, en terme de croissance ces dernières années. Les affirmations selon lesquelles le CFA était un boulet, ont été ainsi démenties par les faits, les performances économiques de pays ayant le CFA en partage.

Dans les critiques portées contre la « monnaie coloniale « il y a beaucoup d’idéologie et très peu d’analyse lucide. Il fallait éviter de jeter le bébé avec l’eau du bain. Les chefs d’Etat des pays membres de l’UMOA ont joué la carte du réalisme et de la responsabilité. Ils ont eu raison. Le patriotisme n’est pas une recette suicidaire pour qui a pour objectif de faire émerger son pays et son continent.

L’avènement de Macron est une opportunité car le nouveau président français est décomplexé sur les questions et l’héritage colonial. Sa jeunesse y aide beaucoup. Sa formation, aussi et certainement ses options politiques. Le CFA va donc céder la place à l’ECO, en douceur.

Dans le contexte actuel de la pandémie du covid 19, l’horizon économique est sombre pour tous les pays. Macron a appuyé la démarche initiée par le président Macky Sall pour une annulation de la dette africaine qui est de plus en plus soutenue dans le monde entier.

Le G20 a opté pour un moratoire et les Institutions de Bretton Woods ont commencé à donné du cash aux pays africains moins touchés par le virus que par son onde de choc économique.

En amont et en aval de la question monétaire, il y le tsunami de la récession qui secoue toute la planète qui ne s’en sortira que par la solidarité et le partenariat gagnant-gagnant. Le CFA devenu ECO peut être un outil pour relever ce défi pendant et post covid19.

Présidentielle au Burundi : Pierre Nkurunziza s’efface

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Les burundais se rendent aux urnes ce mercredi pour élire leur nouveau président de la République. Pierre Nkurunziza, après trois mandats (et quinze ans de règne) a décidé de ne pas se présenter pour un quatrième mandat.

Evariste Ndayishimiye, candidat du parti au pouvoir, devrait lui succéder ; même si sa victoire, très probable, n’est pas complètement joué d’avance. En effet, son principal challenger, Agathon Rwasa, ancien chef de rébellion hutu est populaire et demeure un politicien expérimenté.

Il se détache du lof des six adversaires de Ndayishimiye qui bénéficie du soutien du président sortant et des généraux de l’Armée qui tiennent le vrai pouvoir et dont il est issu des rangs.

Le candidat du pouvoir est bien un général lui-même et aussi le secrétaire général du parti majoritaire CNDD-FDD. Cette position privilégiée lui confère un avantage qui devrait être décisif lors d’un scrutin sans la présence des observateurs internationaux.

Le Burundi est comme un pestiféré de la communauté internationale qui dénonce régulièrement les exactions sanglantes et les violations flagrantes des droits de l’homme qui y sont commis.

Depuis trois ans la CPI a ouvert une enquête contre ce pays qui s’est retiré de cette organisation. Le régime de Nkurunziza est aussi sous sanctions de l’union européenne. Il est ainsi privé d’une aide internationale, naguère substantielle et sa situation économique est désastreuse.

Soixante cinq (65%) pour cent des jeunes y sont au chômage, ou plus précisément sans travail. La pauvreté y est endémique et la répression exercée par le régime contre ses opposants féroces.

Le départ de Nkurunziza est certes une bonne nouvelle car l’homme est obtus et sans retenue. Il a gouverné par la terreur. Son successeur probable se présente comme un « continuateur » de son œuvre. Il faut espérer qu’il s’agit d’un discours de campagne dont il va s’écarter, une fois élu. Car le pays a besoin de renouer avec les bailleurs de fonds et tous ceux qui souhaitent investir dans le pays et que la violence avait fait fuir.

Le scrutin de ce mercredi sera analysé par les observateurs même s’ils ont jugé inutile de faire le voyage, en cette période de pandémie du covid 19.

Le Directeur Général de la RTG, Sékouba Savané pour l’ »union sacrée » entre un trio de l’audiovisuel

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Engagé à fédérer et renforcer les liens  entre   la radiodiffusion Télévision Guinéenne RTG, Espace TV et CIS TV, le Directeur général de la RTG Sékouba Savane a effectué ce mardi 19 mai 2020 une visite de courtoisie chez ses confrères du groupe HADAFO-Medias sis dans la commune de Matoto.

C’est du moins l’annonce faite par le Président Directeur Général  de ce groupe de medias, Lamine Guirassy sur sa page Facebook.

« Ce matin nous, avons reçu  la visite de Mr Sekouba SAVANE Directeur Général de la Radiotélévision Guinéenne (RTG) dans nos locaux. La visite s’inscrivait sur deux points: premièrement, c’est une visite de courtoisie et de félicitations par rapport aux efforts abattus par le Groupe Hadafo médias dans le monde médiatique Guinéen. Deuxiément, concrétiser l’union sacrée entre les 3 télévisions RTG, ESPACE TV ET CIS TV»  peut- on lire sur la page officielle  du patron du groupe Hadafo medias.

À l’arrivée,  les trois chaînes de télévision les plus en vue de l’heure veulent fédérer leurs efforts pour réaliser des émissions liées à la lutte  contre la propagation du coronavirus en Guinée.

Abdoulaye Bouka Barry

Covid-19 en Guinée: l’ANSS donne la situation

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Nous avons enregistré (64) cas positifs sur( 399) échantillons testés ce qui fait que depuis le début de la maladie nous avons enregistré un total de( 2927) cas. Plus de (10 000) contacts ont été enregistrés par nos services de santé.

Nous suivons de façon active plus de 1800 personnes. (686) personnes sont hospitalisées sur les différents sites. Malheureusement nous avons enregistré (01) décès. Ce qui porte le nombre de décès à (19). Toutefois (23) personnes sont sorties guéries des différents sites de prise en charge, ce qui porte le nombre total des sorties guéries à 1548 personnes. (17) malades sont toujours hospitalisés à la réanimation et nécessite des soins intensifs.

Quant aux activités communautaires nous avons visité plus de (51 000) ménages et plus de (130 000) masques ont été distribués dans ces ménages.

Nous portons à votre connaissance de la mise en place de façon exceptionnelle d’une mesure de gestion de nos compatriotes et expatriés revenant au pays après un séjour à l’extérieur. Elles consistent à exiger des revenants un test négatif à la COVID-19 du pays de provenance d’au moins 14 jours et les soumettre à un test sur le sol guinéen suivi d’un isolement pendant 14 jours dans un hôtel de la place. Un dernier test est fait avant la sortie de l’isolement. Pendant tout le séjour à l’isolement aucune visite n’est autorisée. Cette mesure préventive vise à limiter le risque d’importation de nouveaux cas en Guinée mais aussi assurer une prise en charge rapide des cas positifs éventuel.

Ces dernières semaines 48 voyageurs sont entrés en provenance de cinq pays et 07 personnes sont sorties du confinement et ce dispositif a permis de détecter un cas positif qui a été transféré à Donka pour une prise en charge.

Cette action encadrée et suivie de près par les autorités au plus haut niveau est à la fois une mesure de solidarité à l’égard de nos concitoyens mais aussi un soutien encadré aux projets de développement en cours. La prise en charge est assurée gratuitement par l’Etat.

C’est le lieu de remercier, Monsieur, le Président, de la République, le Pr Alpha Condé pour son leadership personnel dans cette riposte et surtout pour le retour de nos compatriotes.

Depuis le début de la maladie (10319) personnes ont été suivies par nos équipes parmi lesquelles (28) personnes sont perdues de vue après trois jours de suivi. Les perdus de vie représente moins 1%.

Nous vous invitons à répondre aux appels des équipes de suivi des contacts et des assistantes sociales pour le rendu de résultats afin que votre prise en charge soit assurée le plus tôt que possible.

L’Action individuelle de chacun de nous impacte tous. Nous vous invitons à porter correctement et systématiquement les masques pour vous protéger et protéger les autres.

A respecter la distanciation sociale d’au moins un mètre pour éviter le risque de contamination.

A se laver régulièrement les mains avec de l’eau et au savon ou avec une solution hydroalcoolique pour éliminer physiquement le virus

A éviter les regroupements pour éviter de vous infecter ou infecter les autres.
A éviter les voyages non essentiels pour ne pas transporter la maladie vers l’intérieur du pays

ANSS

Matam: une ONG offre 20 millions GNF aux enseignants du privé, imams, maîtres coraniques et sages du quartier

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Pour jouer sa partition dans l’assistance aux personnes en difficulté économique   pendant cette période de pandémie de coronavirus, l’Association Humanitaire des Commerçants pour le Développement Communautaire en Guinée a offert ce mardi 20 mai 2020 une enveloppe à certains imams, enseignants et personnes démunies de la commune de Matam.

Devant les autorités communales de Matam, Elh Mamadou Bobo Baldé, porte-parole de l’association est revenu sur les principales raisons qui ont motivé ce don.

«Comme vous le savez, nous sommes dans une période très difficile. Ils sont nombreux ces guinéens qui sont dans l’incapacité de se trouver un plat après la rupture. Et comme Dieu nous a élevés au dessus  de ces gens en nous donnant un peu de moyens à travers notre commerce, nous avons décidé de mobiliser un montant en faveur de ces personnes démunies. C’est pour cette raison que nous, commerçants réunis au sein de cette association,  comme les années antérieurs, avons mobilisé un montant de plus de 20 millions que nous sommes venus distribuer ce matin à ces guinéens qui sont dans le besoin. Ces guinéens, au-delà d’être des simples citoyens, constituent une couche importante dans notre société et elle mérite assistance à travers les actions qu’ils posent. Voilà pourquoi nous avons décidé après la mobilisation de ce montant de les réunir pour leur faire ce don qui n’est que symbolique», a-t-il expliqué, en toute humilité.

De son côté, Amadou Korka Diallo précise que, contrairement aux années antérieures «cette fois-ci, le don ne touche que les enseignants des écoles privées qui sont en chômage depuis le mois de mars. Les imams qui, il faut le rappeler, en n’ont aussi besoin.  Car, les endroits où ils gagnent sont fermés,  je veux parler des mosquées depuis l’apparition de la maladie, les maitres coraniques et quelques sages du quartier », a précisé le responsable de la communication de l’ONG.

Visiblement touché par le geste, des bénéficiaires, par la voix de Diallo Alpha Madiou, secrétaire général du syndicat des enseignants privés de Guinée ont remercié les donateurs « Juste, leur dire merci. Ce don constitue un grand soulagement pour nous. Nous donner de l’argent pendant cette crise est un grand réconfort moral. C’est pourquoi, au nom de tous les bénéficiaires, nous leur disons  merci. Ils l’on fait pour Dieu que ce Dieu les récompense. Ce don est venu à un bon moment», a remercié Diallo Alpha Madiou aux noms de ses collègues.

L’année dernière, l’Association Humanitaire des Commerçants pour le Développement Communautaire en Guinée avait  donné des vivres (sacs de riz, d’huile d’arachides, du sucre, des boites de mayonnaise) à l’ensemble des imams des  cinq communes de la capitale, a rappelé le responsable de la communication Amadou Korka Diallo.

Abdoulaye Bouka Barry

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